DE LA DÉFINITION
DE
PAR RIGARDO
Ricardo a dit : « La rente est cette portion du produit de la terre que Ton paye au propriétaire pour avoir le droit d'exploiter les facultés productives et impérissables du sol. » (Œuvres complètes de Ricardo, traduites par M, Fonteyraud. Principes de rÉcon. polit. y ch. u, page 39.)
Ricardo n'a pas mis en avant une définition générale ; celle-ci est relative à ce qu'il entendra sous le mot rente dans ce qui va suivre. Or, dans ce qui suit, Fauteur examine la rente en produit, gagnée par le propriétaire sur un article de la production agricole, le blé, par exemple * .
* A la fin de son chapitre, Ricardo considère la rente agricole en argent, et fait voir qu'elle croit plus rapidement que la rente en produit.
Le profit ordinaire étant 50 pour 1,000, si le capital produit 150 mesures sur le lerrain le moins productif, le prix sera à 7 fr. par mesure. Le meilleur terrain produisant 200 mesures donnera une rente de 50 en produits et de 350 fr. en argent. Si Ton venait à exploiter un terrain ne dcmnant que
11 y a plusieurs genres d'industrie foncière : dans l'un on ne considère le terrain que comme emplacement des industries mobilières; dans d'autres, on extrait les matières mêmes qui composent le sol; dans les troisièmes on se sert des forces végétatives de la terre pour la reproduction des matières organiques- Tous ces genre» d'indtistrie ifoncière se subdivisent en espèces qui exigent des conditions particulières de terrain pour leur meilleure réussite, et, suivant que ces conditions sont plus ou moins bien satisfaites, l'exploitation se trouve d'un plus ou moins grand rapport.
Les meilleures conditions pour l'extraction des minerais dififèrent également suivant les matières à extraire; il faut la proximité du combustible à l'industrie du fer, le voisinage d'une eau courante au lavage du sable aurifère, etc. En agriculture^ les meilleures conditions pour la production du blé sont différentes de celles qu'exige le lin ; autres conditions sont nécessaires à la meilleure réussite de l'élève des animaux, etc.
A chacune des variétés de l'industrie foncière correspond un taux particulier des profits ordinaires, qui dépend de la nature plus ou moins pénible ou délicate du travail et des risques à courir, différents dans diverses industries. Une amélioration faite dans une espèce de l'industrie territoriale ne sera le plus souvent pas applicable à d'autres espèces. Ce n'est donc pas en
100 mesures, le prix serait de 10 fr. 50 et la rente du meilleur terrain deviendrait 100 en produits et 1,050 fr. en argent. La rente en argent aurait donc triplé pendant que la rente en produits aurait seulement doublé.
comparant les revenus obtenus aux mêmes frais d'une houillère et d'un champ de blé, ou le produit de celui-ci au produit d'un vignoble, etc., que l'on peut parvenir à la découverte des lois qui régissent la rente. On n'arriverait pas à saisir la nature et les propriétés de la rente si on ne la considérait dans Vêlement de la question, c'està-dire dans une seule espèce d'industrie, dans la production seule du blé, par exemple.
En prenant la production du blé, dans son Exposé de la théorie de la rente, Ricardo n'a pas fait une hy-pothèse. On peut tout aussi bien mettre à la place de terres à blé, celles à chanvre, des vignobles, des mines de cuivre, des carrières de plâtre, etc., rien ne changera dans la série des raisonnements et dans les conclusions de Ricardo. Mais si l'on voulait entendre sous le mot blé toutes sortes de produits de l'industrie fon^ cière à la fois ^ on ne parviendrait pas à comprendre l'auteur, et ce qu'il a écrit paraîtrait , comme l'a apprécié le traducteur des Œuvres dé Ricardo, une logomachie ou une erreur * . On ne pourrait comprendre que les améliorations et les sacrifices en capitaux impérissables n'augmentent pas les rentes, mais tombent finalement dans le bien commun et gratuit de tous les consommateurs ; on ne comprendrait pas davantage que la rente n'entre pas dans le prix des produits et n'a rien d'analogue au bénéfice dévolu aux capacités personnelles.
La seule supposition qu'ait faite Ricardo pour le be-
1 Note du traducteur, page 56.
soin de la clarté de l'exposé, c'est la décroissance constante du produit des nouvelles terres défrichées ou de nouveaux capitaux consacrés à la même terre. C'est le cas général. Le cas paiticuKer de la découverte d'une terre pouvant rapporter d'emblée une- rente, celui du passage d'une terre de la classe de celles qui ne rapportaient que les profits ordinaires dans une des classes des terres à rente, ce qui pourrait avoir lieu pour un terrain très-fertile, mais que les frais de mise en culture avaient tenu parmi ceux de la dernière classe^ enfin le cas du changement d'espèce d'industrie sur le naême terrain, ce qui lui fera rapporter immédiatement une rente, tous ces cas n'infirment aucunement la théorie basée sur la supposition de la décroissance constante eii quantité de la même espèce de produit obtenu aux frais égaux.
En effet, l'apparition d'une nouvelle terre à rente dans une espèce particulière de production baissera lé prix du produit, puisqu'elle augmentera l'offre relativement à la demande : les terres qui ne rapportaient que les profits ordinaires seront abandonnées, à moins que l'accroissement de la demande n'ait lieu en même temps; le terrain le moins productif, et qui ne rapportera plus que le profit, sera celui qui jusqu'ici rapportait une rente, par suite de quoi toutes les différences entre les quantités du produit obtenues aux mêmes frais baisseront, et la rente diminuera pour chacune des anciennes terres à rente. Après cette perturbation, tout rentrera dans le cas général supposé par Ricardo.
S'il y ayaity par exemple, six classes de terrains relativement à l'exploitation de moins en moins avantageuse d'une certaine espèce d'industrie foncière > et qu'un nouveau terrain à rente s'introduisit entre la troisième et la quatrième classe ; la sixième classe de terrains serait abandonnée, et la quatrième et la cinquième classe deviendrait les cinquième et sixième de la série, modifiée par l'entrée d'une nouvelle quatrième classe.
Si le rendement du nouveau terrain le faisait réunir à Tune des anciennes classes, la dernière classe n"" 6 étant abandonnée, le nombre de classes serait réduit, et le terrain ne donnant que le profit serait le même qui, dans le cas précédent, prenait le n® 6, et qui conserverait maintenant son n^ 5. Dans ce dernier cas, aucune perturbation dans l'ancien ordre des numéros d'anciens terrains n'aurait lieu.
Dans tous ces cas, la suppression des terrains de la dernière classe diminue les anciennes rentes; dans tous, les rentes restent les mêmes si le produit du nouveau terrain est au-dessous du produit des terrains de l'ancienne dernière classe, car alors une partie de cette classe continue à être exploitée.
Si, au lieu de l'introduction d'un terrain nouveau dans un certain genre et une espèce déterminée d'exploitation, on augmentait le produit d'un ancien terrain au moyen d'une amélioration quelconque, rien n'empêcherait que toute la série des terrains servant à l'industrie considérée introduise la même amélioration. Le produit des terrains de toutes les classes augmen-
— altéra également^ et lei^ diffërerices entre les rendements de ces divèrees classes resteront les mâmies; mais là tommé du produit surpassant la demande ^ les teiv ^àins les moins dyaiitageux seront abandonnés et les rentes en produit diminueront ^ à moins que Taug* mentation totale du produit sur toutes les classes d# terrains^ excepté la dernière^ ne soit au-dessous du {Produit de celle-là^ dans lequel cas les rentes en produit ne varieraient pas. Mais le prix du produit baisidra en tout cas /puisque la dernière classe des teri^ins donnera plus de produit brut que précédemment ; lëd l'entes en argent baisseront par conséquent. Mêmes résultats de la rente en produit inyariable et de la baisse des rentes en argent, dans le cas où Ton parvient à obtenii' le même produit aux moindres frais.
Aucun de ces phénomènes économiques très-remarquables ne pourrait être aperçu si Ton ne considérait la rente dans une seule espèce de produits à la fois, ëar alors on ne pourrait plus admettre ni l'abandon du terrain de moindre rapport, ni une augmentation unifoirme du produit des terrains de toutes les classes de la série, ni les mêmes profits ordinaires pour toutes les exploitations qu'on voudrait comparer, ni enfin les mêmes moyens de production adoptés partout.
Peut-être la définition de Ricardo gagnerait-elle en pt^éciSiôtt si, au lieu de : « la rente est cette portion du produit, » on disait : « d'un produit de la terre que l'on paye, » etc.
On a presque écrit des livres à pi^opos dii reste de l'énoncé ^e Ricardo : « que l'on paye au propriétaire
pour avoir le droit d'exploiter, etc* » On est allé jusqu'à dire que rien n'est payé pour avoir le droite etc., et que la rente n'existait pas. Quelqu'un qui possède une assez grande étendue de terrain pour que le même capital employé en frais Courants annuels à la culture du même produit sur diverses portions lui donne des revenus différents, sait fort bien que la portion la moins productive lui rapports un profit ordinaire, sans quoi il l'aurait abandonnée. Il ne peut nier qu'il touche la différence entre les revenus des terres plus productives et le revenu de celle qui l'est le moins, et il doit convenir que s'il affermait sa propriété, personne ne lui offrirait quelque chose pour la dernière, et qUe pour les autres portions, le fermier, se contentant des profits ordinaires, lui donnerait le restant du revenu, et c'est ce restant qui se nomme rente.
Après avoir accordé l'existence d'un payement au propriétaire sous le nom de rente^ on a demandé : Qu'est-ce qui est payé par la rente? et on a affirmé que c'est le travail, les sacrifices du propriétaire qui sont payés. Mais le propriétaire que nous venons de citer n'a rien fait ou bien il a fait les mêmes sacrifices pour la culture de toutes les portions de son terrain occupées par le même produit, et cependant il en retire des revenus différents! Il lui est impossible d'affirmer qu'il est payé en raison de ses soins et de ses sacrifices.
Ricardo ne dit pas ce qui est payé , mais bien pour quelle raison ou pour quel motif on paye : t pour avoir le droit d'exploiter. » 11 n'y a vraiment pas matière à discussion. « Mais il y a eu un travail consacré à la
terre, continue-t-on , et c'est ce travail qui est payé, quoique le payement ne lui soit pas proportionnel. »
Il est au moins singulier de dire que Ton paye une chose lorsqu'il n'y a pas de proportionnalité entre le payement et la chose payée. Cette disproportionnalité prouve, au contraire, que ce n'est pas cette chose qui est payée. Le payement est l'expression palpable de la valeur; comme elle, il exprime le rapport entre deux termes commensurables; or, dans les échanges il n'y a de commensurable que les services réciproquement rendus.
Nous devons à Bastiat la précision avec laquelle on doit entendre le sens des mots valeur et service. Le service est une action humaine tendant à satisfaire un besoin dans autrui. Deux éléments concourent à former la valeur d'un service : le degré de satisfaction que le service obtenu procure — c'est la demande; et le plus ou moins de difficulté d'en trouver un pareil ailleurs — c'est Yoffre. Les objets, les circonstances quelconques qui donnent lieu au service n'entrent d'aucune manière dans l'évaluation de sa valeur. Un travail considérable, une grande quantité d'objets, peuvent ne donner lieu à aucun service valable, tandis qu'un travail insignifiant ou une très-petite quantité de matière peuvent servir à procurer une grande satisfaction et éviter une grande peine. Ainsi ni les objets, ni le travail ne sont payés ; ce qui est payé, c'est le service qu'on rend par le travail ou par l'offre d'un objet. Dans la rente, quand même on se serait aperçu qu'elle n'est due qu'à un surcroit de peine sociale, et qu'on l'aurait absorbée par
rimpôt, c'est le service que rend le propriétaire en cédant son droit qui est payé, et pas autre chose ^ Le travail n'y entre pas comme élément du payement , mais comme élément du droit de propriété seulement. On ne peut rendre service sans posséder quelque chose en propre, soit un objet matériel, soit une faculté personnelle; ori il est prouvé* que non-seulement l'appropriation et la première occupation d'un objet, mais la possession même de sa propre personnalité, ne peuvent avoir lieu que moyennant une empreinte visible de Vactiviti intelligente du possesseur.
Le droit de propriété est donc, sans contredit, toujours fondé sur Vactiinté intelligente de l'homme , mais ce n'est ni le droit ni l'activité qui peuvent être évalués et payés. On paye pour avoir le droit ou à propos d'un droit f on ne paye pas le droit qui n'est pas une quantité et n'a pas de grandeur évaluable; on ne paye pas Vacti^ vite intelligente à laquelle on peut même refuser quelquefois le nom de travail ^ comme dans la première occupation ou la possession de sa personnalité propre, mais on paye le service obtenu. Ce payement est toujours en raison de la satisfaction d'un besoin éprouvé et
' Le payement de la rente ne peut être refusé ou retenu par les consommateurs, mais il peut, sans inconvénient, leur revenir indirectement par le moyen de l'impôt sur la rente. Le propriétaire est un intermédiaire inévitable dans ce revirement, car il faut bien que la valeur d'un service ait un taux uniforme sur le même marché. Il n'y a pas là de contradiction : le service est réellement rendu aux individus et doit être payé par eux ; mais pour la société il n'y a qu'aggravation de peine dont elle se libère en retirant le payement par le moyen de l'impôt. (Voyez les opuscules suivants.)
• Voyez appropriation.
de la peine évitée, c'est-à-dire en raison direoté de la demande et inverse de Vo/fw du service.
Ceci bien entendu^ il est clair que dans le cas où l'on supposerait les quantités d'objets ou de travail proportionnelles aux services qu'ils mettent a même de rendre, il n'y a pas d'inconvénient à rapporter la valeur à ces objets ou à ce travail , et à dire : le travail est payé, cet objet a de la valeur. 11 suffit seulement, lors de la disproportionnalité des semces avec ce qui y donne lieu, comme c'est le cas du payement de la rente, de se rappeler que des locutions admises pour faciliter le langage ne sont pas des vérités.
Ce qui a été le sujet d'une longue controverse, c'est que Ricardo après avoir dit : « pour avoir le droit d'exploiter les facultés productives et impérissables du sol, » qualifie plus loin ces facultés de naturelles, indestructibles et primitives. Il est démontré que les capitaux incorporés à la terre ne diffièrent en rien, quant au résultat économique, des facultés naturelles du soP. II en résulte que les qualifications de destructibles ^ artificielles et acquises, conviennent tout aussi bien aux facultés du sol donnant lieu à la rente, que celles d'mdestructibles, naturelles et primitives, pourvu que les premières soient, comme les deraières, impéfissables tant que dure l'exploitation. Il n'y a rien à objecter sous ce rapport à l'énoncé de Ricardo que nous examinons, car les facultés productives et impérissables embrassent également les forces naturelles et les efforts
^ Voyez Tarticle précédent : Des Capitaux employés dans les exploitations agricoles.
huniaiûs incorporiés au soK Cet éBoqpé est doBc p^iv faitemeot juste au point de yue auquel s'e^t pUiçë TauT teur, point de vue qui est celu^ |de ^a rente en ^^ prQT dwt payée par Je fermier.
On ne doit pas prendre pour une définition génprgle de la rente Fë^pncé en question, &it à un pp^pt àe vue particulier. 11 ne s appUque pas à la na^ssi^nçe de la rente, ç'est-àrdire à l'accroissement d» pri^ et par conséquent du revenu qu| précède l'emploi de uo^rveaux papitaux moios productifs et qui reste e^t^e les mains 4u fermier, n'étant pas encppe eptré dai^s ses red^F9Pces. On ne peut pas aou plus l'appliquer g^ cas où le prppr^l^ire expjoitç lui-même son tsfv^u, icar U est ^rs payé dk^tement par les conspmi^ateurs, et nop par quelqu'un qjil pbti0nt le droit d'exploiter les ÊUHi}t^s du 90I. li^pardo a fait un antre énoncé de la rente, à Ja page 43, « La fente, (Jitril, est toujp»rs \^ ^jBr<^i^np|S entre les produit^ obtenus par l'emploi de deiji^ quantités éga^s de capital et de trav^fl* » Détaché de ce qui le précède et le si^it, cet pnpPf^ C|Qijyijen4rait autant à la rente foncière qu'à tout héfié^çp éventuel ou viager qui se rencpptre couvent daps Joute^ les ipr dustfies safls exjeeptipn.
Les quali^cations de§ facultés ^a spl Ae naty,feUes et primitives ont cpndpjt les adversaires de flipajidp et beaucoup de ses disciples à méconnaître les ^(iées du maître sur la gratuité des forces de la nature. 0^ a cru voir dans la rente le payement de ces forces.
Jlipardoa réfuté cette erreur d'iVdan) Smith ^ Le
^ ŒvMreê complètes, {Mige 4S. Note de Rioardo.
tavâil de la nature n'est pas payé, non-seulement parce que les services humains seuls le sont, mais encore parce que le payement de la rente est causé non pas par une augmentation des produits d'un sol, mais au contraire par une moindre quantité de produits obtenus ailleurs aux mêmes frais. Ricardo a bien dit que c'est la parcimonie de la nature qui: est payée et non sa munificence, II est vrai que le résultat est le môme, soit que Ton prenne le renchérissement des produits pour un payement des forces naturelles travaillant sur les meilleures terres, soit qu'on l'envisage comme le payement de l'insuffisance de ces forces et du surplus du travail humain sur une autre terre ; mais de ces deux manières de le considérer, il n'y en a qu'une qui soit vraie, et c'est la dernière. C'est ainsi qu'il est indifférent pour l'explication des phénomènes diurnes, en astronomie', de considérer la terre comme fixe et le ciel ox)mme tournant autour d'elle, ou bien la terre seule tournant sur son axe; cependant ce n'est que la dernière manière de voir qui est conforme à la vérité.
Pour aller au fond des choses, il faut observer que l'explication de Ricardo n'est vraie que dans l'impossibilité absolue pour l'homme de retirer le môme profit du même produit sur différentes terres. Au lieu d'accuser la nature de parcimonie, ne serait-il pas plus juste et surtout plus modeste de dire que la nature est partout également généreuse, mais que nous ne savons pas en retirer partout et toujours le môme et le plus grand avantage. Ce qui prouve la vérité de cette manière de voir, c'est que tout perfectionnement dans
Tart agricole, dans les travaux extractifs, dans les voies de communication, tend à diminuer les rentes. Et, du point de vue particulier, si je m'attribue le mérite d'être parvenu à retirer de ma terre un plus grand produit sans augmentation de frais, je ne puis plus accuser la nature de m'avoir mal servi jusqu'alors. Son service est resté le même ; c'est moi qui m'en étais mal servi.
La rente nous semblerait une sorte de peine imposée à rinhabilité humaine, si nousnesavionspas que la gêne effective causée à la société par l'exploitation forcée d'un terrain de moindre rendement est exprimée par le surcroît du prix de la quantité de produits obtenus sur ce dernier terrain seulement • . La rente, qui est ce môme surcroit du prix de tout le reste de la production^ n'est ni l'équivalent d'une peine ni celui d'un gain pour la société, ce n'est qu'un déplacement gratuit de la richesse publique des mains des consommateurs dans celles des propriétaires fonciers.
' Voyez l'opuscule suivant.
P^TEMEINr