‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 12 sur 615 · Cf. M. SnmMi.L'Orais. fiin · texte numérisé non relu

Cf. M. SnmMi.L'Orais. fiin

d'Henriette d'Aïujlcterre et la vérité historique, IS'JO.

i. Ce fait curieux, iloiit nous donnons ici l'oxplication, t|UO les pcr- .ionniiges sei-imiiaires de» Oraisons funèbres m)uI (luelquct'ois mieux Iraitt's par lui que ses héros, n'avait pas éeliapiH' aux eonleinporains de Uossuel. (".'e>l ain>i fine l'oraison l'unèlire de Le Telliei' rerul un accueil 1res l'roid. »> (Juoitiue celle pièce

d'éloquence fût assez belle, écrit dans ses mémoires liniparlial marquis de Sourches (I, p. ôo8; février 1G80). le puldic ne trouva pas quelle répondit à l'ancienne réputation du prélat. » Et un correspondant de Bussy-RabiUinnous ru donne la raison : «On dit que M. deMeaux y paila moins ;du chanceliei] que des cardinaux de Richelieu. Mazaiin.et de lielz et que de M. le Prince. Mfeltre de liu Breiiil à I!us<y.il.tjanvierk)>6 )

XXXIV BOSSUET ET L'OUAISUN FLNÈbUE.

sophiques et moraux qu'il va prudi^^ués suitiraient à donner une valeur sans pareille et singulièrement durable à cette partie de son œuvre oratoire.

Assurément ce qu'il y traite souvent, ce sont des « idées communes », comme on l'a dit parfois dédaig:neusement*. Pour employer franchement un mot qu'on a voulu discréditer, ce sont des « lieux communs ». Mais nous pensons que l'apologie des (' lieux communs » n'est plus à faire-. Ce que la rhétorique appelle ainsi, ce sont proprement les idées générales de l'humanité civilisée, les croyances communes à tous les esprits (juelque peu cultivés, les principes universellement reçus par les honnnes réunis en société, qui sont les fondements de celte société même comme de la morale individuelle, et que l'éducation aura longtemps encore pour mission, on peut le croire, d'enraciner dans les âmes. A ces principes, Bossuet a su donner, dans ses Oraisons funèbres, l'expression la plus éclatante, la plus émouvante, et, ce qui vaut mieux encore, la plus précise. Tout le temps qu'il sera utile de rappeler à l'homme la brève durée que lui mesure la nature, on aura peine à trouver une plus frappante expression de ce fait, — capital pour la direction de la conduite, — que celle que nous en offrent les pages classiques de l'oraison funèbre de a duchesse d'Orléans. Et les préceptes même de la morale religieuse et de la piété catholique, encore que Bossuet ne songe point à les dissimuler sous la vague phraséologie dont les prédicateurs français du xvni^ siècle devaient plus tard trop user, sont formulés par lui d'une façon si haute, et si nourrie d'humaine psychologie, que la morale laïque elle-même a peu de chose à faire pour les démarquer, si je puis dire, et pour les rendre siens. Les pathétiques instances de Bossuet à ses auditeurs chrétiens en vue de leur inspirer l'horreur de r 0 impénitence finale ». ne dilTérent guère, au fond, des appels qu'un moraliste sto'ïcien pourrait faire aux hommes, au nom de la dignité humaine, de réformer leur vie et de régler leur âme quand ils sont dans la pleine possession et la claire conscience d'eux-mêmes, sans attendre les repentirs douteux de la décrépitude.

J'ajoute qu'en outre des questions de morale et de philo -

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