Crépine : « sorte de françre
tissue et ouvragée par le liaul ».
Dictionnaire de LiUré.
ô. Le ])icd était d un peu i>lus de Ô2 centimètres.
-i. Juin- : « beu élevé. (|ui est ordinairement entre la nef et le chœur ». Littré.
XL LE CADRE D'UNE ORaISON FUNÈBRE DE BOSSUET.
dessus des tentures et des armes, « il y avait une herse* saillante de deux pieds de long, formant une corniche qui portait quarante llanibeaux de cire blanche, chacun de (juatre pieds de haut. Le chœur était tendu, depuis le haut jusqu'en bas, dun grand pavillon de drap; un autre pavillon cachait entièrement les vitres, et un troisième s'étendait presque au-dessus de l'autel, en sorte qu'il ne restait aucun jour.
« Depuis le haut des grandes arcades jusqu'en bas, tout était aussi tendu de noir, et ces arcades renfoncées avec du drap en façon d'amphithéâtres. Des squelettes feints de marbre -^'blanc, de sept pieds de haut, ailés et drapés de leur linceul, régnaient à tous les piliers du chœur, soutenant la tenture, en sorte que par leur action ils semblaient empèclier qu'elle tombât, et tenir ainsi les mêmes arcades ouveites...
« Au milieu du chœur était le mausolée sur une large estrade de huit degrés. Il y avait aux quatre coins autant de piédestaux de ligure octogone, de marbre blanc, avec des tables jaspées de vert ; sur chacune d'elles se voyait une manière d'autel à l'antique, avec une grande urne fumante de parfums.
a Aux côtés des deux autels faisant face à la porte du chœur, il y avait quatre figures, feintes de marbre blanc, assises, représentant la Noblesse, la Jeunesse, la Poésie et la Musique. La première ayant un riche manteau, semé de léopards- et de fleurs de lis d'or avec un sceptre à la main, 'pour marquer la haute naissance de la princesse; — la seconde, délicatement et légèrement vêtue, tenant une guirlande de fleurs rompue, qui désignait ainsi que l'illustre défunte était décédée aux plus beaux jours de son printemps; — la troisième habillée en nymphe, couronnée de laurier, avec plusieurs livres à ses pieds; — et la quatrième parée de même, avec un débris^ d'instruments aussi à ses pieds, ces dernières représentant l'inclination que cette princesse avait pour l'une et pour l'autre.... A l'autre face, qui regardait le grand autel, il y avait autant de figures, et assises : la Foi, l'Espérance, la Force et la Douceur; cette dernière tenant un rameau d'olive, avec une ruche de mouches à miel à ses pieds....
« Au haut de l'estrade était un tombeau feint de marbre noir.