‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 151 sur 615 · Mlle de Moutpousier, Méin · texte numérisé non relu

Mlle de Moutpousier, Méin

eoli. Petitol, I. XLlII, p. 157: La Fare, Mém., éd. Micliautl. j). 2G8.

— Cf. Gui Patin (Lellrcs. 111, ].. ^; 26 sept. it3(U) : « Elle est lluette, dclieale, cl du mnobre de ceux ipi Ilippoerale dit avoir du jiendiant

monde*.» « Elle danse d'une grâce incomparable, elle chanle comme un ange et le clavecin n'est jamais mieux touché que par ses belles mains 2. » « Elle avait bonne grâce en sa taille; elle s'habillait et se coifTait d'un air qui convenait à toute sa personne; toute sa personne, quoiqu'elle ne fût pas bien faite, était néanmoins, par ses manières et ses agréments, tout à fait aimable. » « C'était principalement ce que la princesse d'Angleterre possédait au souverain degré, ce qu'on appelle grâces, et les charmes étaient répandus en toute sa personne, dans ses actions et dans son esprit. Jamais princesse n'a été si également capable de se faire aimer des honmics et adorer des femmes^. » C'était, dit l'Anglais Chesterfield, une « créature céleste ».

Un voyage en Angleterre, qu'elle fit aussitôt que son mariage avec Philippe d'Orléans eut été convenu entre les deux reines mères, lui donna la première occasion d'éprouver son pouvoir, comme parlaient les poètes du temps. « Elle ne pouvait suffire, aux fêtes et aux hommages de toute sorte qui lui étaient ollerts* » ; les Chambres anglaises lui votaient, sans rechigner, une dot de 560 000 livres, et un présent de 10 000 jacobiis^ ; et en môme temps arrivaient à Londres des envoyés du duc de Savoie et de l'empereur Léopold, chargés — si le mariage français n'était pas irrévocable — de demander à Charles II la main de sa sœur^. Enfin le duc de Buckingham, «alors fortement attaché à la sœur d'Henriette », ne put tenir contre celleci. « Ce duc en devint si passionnément amoureux qu'on peut dire qu'il en perdit la raison. » Quand la fiancée de Philippe d'Orléans quitta Londres avec sa mère, le galant seigneur l'accompagna, comme tout le reste de la cour, jusqu'au navire, « mais, au lieu de s'en retourner de même, il ne put se résoudre à abandonner la princesse d'Angleterre; il demanda au roi permission de passer en France, de sorte que, sans équipage et sans toutes les choses nécessaires pour un pareil voyage, il s'embarqua à Portsmouth avec la reine' ».

pour la {ilitisic. Les Aii|ilais sont sujcls ;i ccUc maladie de oousomiJtioii.... »

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