Le comte de I!aillon, p
7. Mme de la Fayelle. — Vn>fois en France, « il eut des jalousiisi extravagantes des soins que l'amiral d'Aniileterro jircnait de la ])rince^se, qiïe la reine, craii-'nant iju il
DE HEîJRIETTE-ANNE D'ANGLETERRE.
De retour en France, et devenue duclicsse d'Orléans par son mariage avec Monsieur d^'' avril 1661), Henriette se vit bientôt l'idole d'une cour à laquelle on ne peut refuser, malgré des engouements inexplicables, d'avoir eu le discernement du vrai mérite. Madame n'avait été jusqu'alors connue et goûtée que de son entourage immédiat. « Comme la reine sa mère la tenait fort près de sa personne, on ne la voyait jamais que chez elle où elle ne parlait quasi point; » a II n'y eut personne qui ne fût surpris de son agrément, de sa civilité et de son esprit; ce fut une nouvelle découverte » ; on l'admira « dans ses actions sérieuses », on l'aima « dans les plus ordinaires », « on ne parlait que d'elle, et tout le monde s'empressait à lui donner des louanges* ».
Il est impossible de nier qu'elle ne se prêtât volontiers à cette admiration universelle. Son charme naturel était grand, son don de plaire involontaire, mais elle ne les laissait pas agir sans y collaborer de plein gré. Ce n'est pas seulement un libelle anonyme du temps qui nous l'assure^ : « On dirait qu'elle demande le cœur, quelque indillerente chose qu'elle puisse dire » ; — ce sont ses meilleurs amis qui sont frappés de ce propos délibéré dans l'amabiUté et dans la grâce : « Jamais princesse ne fut si touchante, — écrit l'abbé de Choisy^, — ni n'eut autant qu'elle l'air de vouloir bien que l'on fût charmé du plaisir de la voir.... Quand quelqu'un la regardait et qu'elle s'en apercevait, il n'était plus possible de ne pas croire que ce fût à celui-là qu'elle voulait uniquement plaire. » « Comme il y avait en elle de quoi se faii-e aimer, — dit pareillement Mme de Motteville, — on pouvait croire qu'elle y devait aisément réussir et qu'elle ne serait pas fâchée de plaire. Elle n'avait pu être reine, et pour réparer ce chagrin', elle voulait régner dans le cœur des honnêtes gens. » El, de même, l'évêque Daniel de Cosnac : « Elle mêlait dans toute sa conversation une douceur qu'on ne trouvait point dans toutes les autres personnes royales. Ce n'est pas qu'elle eût moins de majesté, mais elle savait en user d'une manière plus facile et plus touchante, de sorte qu'avec tant de
n'eu arrivât tlu dr-sonliL' », l'i-iivoya à Pari"^, d'où on \o lit rrlourin'r |ieu a|irè- fil Aii^lclciic.
\. Miiio (le bivi:y i-l l),iiiii'l de Ci)<iia<".