‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 166 sur 615 · Siècle de Louis XIV, cli. xxv · texte numérisé non relu

Siècle de Louis XIV, cli. xxv

DE HENRIETTE-AN>'E D'ANGLETERRE:> i45

à l'entoiir, — il y avait un mélang-e d'un goût déjà ancien et qui allait devenir suranné; avec Madame commence proprement le goût moderne de Louis XIV; elle contribua à le fixer dans sa pureté ^ »

Vnniias vnnitnhim. dirit Ecclesiastes; vanitas vanitatum, et omnia vanilns.

Vanité des vanités, a dit l'Ecclésiaste; vanité des vanités, et tout est vanité. EccL, I, 2.

Monseigneur-, J'étais donc encore destiné à rendre ce devoir funèbre à très haute et très puissante princesse Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans. Elle, que j'avais vue si attentive pendant que je rendais le même devoir à la reine sa mère, devait être si tôt après le sujet d'un discours semblable; et ma triste voix était réservée à ce déplorable ministère. 0 vanité! ô P'^'^nt! ô mortels ignorants de leurs destinées^! L'eût-elle cru il y a dix mois? Et vous, Messieurs, eussiez-vous pensé, pendant qu'elle versait tant de laiines en ce lieu, qu'elle dût si tôt vous y rassembler pour la pleurer elle-même? Princesse, le digne objet de l'admiration de deux grands royaumes, n'était-ce pas assez que l'AngleteiTe pleurât votre absence, sans être encore réduite à pleurer votre mort? et la France, qui vous revit, avec tant de joie, environnée d'un nouvel éclat, n'avait-elle plus d'autres pompes et d'autres triomphes pour vous, au retour de ce voyage fameux, d'où vous aviez remporté tant de gloire et de si belles espérances? (( Vanité dos vanité- ^ »out est vanité \-\ : c'est l;i seule parole qui me reste, c'est la seule réflexion que

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