Var. de la 1'° édition : Si son rang l'élevail si haut
2. Capacité. Ce mot. dont o^ a contesté parfois, dans notre siècle.
la pureté, était d'un grand usage au xvii° siècle. Cf. Bossuet. Orais. fun.
de Le Tellier : « Un homme d'une si grande capacité. » — « li y avait peu de sujets dont la probité et la
capacité fussent assez connues pour le devoir préférer au carduial Mazarin. » La Rochefoucauld. II, 72 [Grands écrivains). « Ces gens laissent échapper les plus belles occasions de nous convaincre qu'ils ont de la capacité el des lumières. » La Bruyère. Des ouvrages de l'esprit- 0. Docile. Qui se laisse facilement
DE IIENRIETTE-A:S>'E D'ANGLETERRE.
se rendent inflexibles à* la raison, et s'affermissent^ contk? elle : Madame s'éloignait toujours autant de la présomption que de la faiblesse: également estimable, et de ce qu'elle savait trouver les sages conseils^, et de ce • preîle était capable de les recevoir. On les sait bien connaître ^ quand on fait sérieusement l'étude qui plaisais taiîTa^ cette princesse; nouveau genre d'étude, et pres- (jue inconnu aux personnes de son âge et de son rang ajoutons, si vous voulez, de son sexe. Elle étudiait ses défauts; elle aimait qu'on lui en^ fit des leçons sincères : marque assurée d'ime âme forte que ses fautes ne dominent pas, et qui ne craint point de les envisager de l»rès, par une secrète conliance des^ ressources qu'elle
instruire. « Ce que les Egyptiens avaient appris aux Grecs de meilleur était à se rendre dociles et à se laisser l'ornier par les lois pour le bien |iublic. » liossuet, Histoire universelle, m, o. « tieureux, heureux mille fois II L'enfant que le Seigneur rend ducile à ses lois. » Racine, Athdlie. II, 9. « Cette vérité n'avait |iu trouver leurs esprits duciles. »
Massillon, Carême, Fausse confiance (dans Litlré).
1. Ne se laissent pas flécliir par la raison. « A mes plus saints désirs la trouvant inflexible. » Corneille, Cinna, V, 2. « Si tu ?/i'es inflexible, je m'en vais nie tuer. » Molière, Etourdi. II. 7. <■ Fermes et inflexibles aux sollicitations du simitle peuple. » La Bruyère, II, 190 (Grands àei-ivains).\i\iv cet emploi si frcqueiit de à après un adjectif, voir |). 7)-27), n. 1.
2. S'affermissent. Cf. Corneille, l'oli/euele. 111, 4. •■ ... Et son cœur s'affermit au li^i de s'ébranler. »
— « Cecipur infaftrable || (Jui semble •s V/ //'('/•/«/*• sous laifaix qui l'accable.» Racine. Mithridhte, 111, 2.