Voir les mêmes idées dans le Sermon sur la Mort
6. Souvenir de la théorie cartésienne. « Esprits au pluriel sont de petits corps Ié;:ers, eliauds et invisibles, qui portent la vie et le .■sentiment dans les parties de l'animal. » Diii. dt' IWcadcmh'.WXi.
^< (Jiiand les Perses vinrent à la Grèce, ils trouvèrent des armées
(RAISON ErtîNÈBRE
démontent et se déconcertent S enfin qu'une machine
qui se dissout- et qui se met en pièces? Ennuyés de ces
vanités, cherchons ce qu'il y a de grand et de sohde en
nous. Le Sage nous l'a montré dans les dernières paroles
de l'Ecclésiaste; et bientôt Madame nous le fera paraître
dans les dernières actions de sa vie. « Ci-ains Dieu, et
observe ses commandements ; car c'est là tout l'homme ^ » ;
comme s'il disait : ce n'est pas l'homme que j'ai méprisé,
ne le croyez pas; ce sont les opinions, ce sont les erreurs
par lesquelles l'homme abusé se déshonore lui-même.
■«rYoulez-vous savoir en un mot ce que c'est que l'homme?
Tout son devoir, tout son objet, toute sa nature, c'est
de craindre Dieu : tout le reste est vain, je le déclare;
r- mais aussi tout le reste n'est pas Thomme. Voici* ce
qui est réel et solide, et ce que la mort ne peut enlever :
P?,ar, ajoute l'Ecclésiaste : c Dieu examinera dans son
"' ugement tout ce que nous aurons fait de bien et de
l'^nal^ ». Il est donc maintenant aisé de concilier toutes
s'^-noses. Le Psalmiste dit^ « qu'à la mort périront toutes
diî
hos pensées » ; oui : celles que nous aurons laissé
médiocres à la vérité, mais semblables à ces corps vigoureux où il semble que tout soit nerf, et où tout est pleiu d'esprits. » Bossuet, Histoire universelle, III, o (dans Jacquinet). « Le reste des esprits fit qu'il (Turenne mourant) se traîna la longueur d'un pas. » Sévigné.
2 août 1675. Cf. La Bruyère, I. 123 [Grands écrivains) : « Le philosophe consume sa vie à observer les hommes, et il use ses esprits à en démêler les vices et le ridicule. »
1. Des ressorts qui se déconcerlent. Qui se dérangent. Bossuet a dit de môme, dans ses Méditations sur l'Eva)i(iile, 1^' iou\\ Du ju(/ément '1er nier : « Le fidèle, toujours inniiobile el inébranlable au milieu de la natui'e troublée et de ses
éléments déconcertés... ». — « Un peu plus, un jieu moins de mouvement dans cette masse fluide déconcerterait toute la nature. » Fénelon. Traité de l'e.i:ist<')ice de Dieu, II (dans Jacquinet). — Cf. les emplois du mot concert, p. 35, 118. -423, etc.
2. Utie mactiine qui se dissout, « Dissoudre : pénétrer un corps solide et en détacher, en séparer toutes les p;u"ties : fl n'y a rien que le feu ne puisse dissoudre. » Dict.
de r.\cadémie. IGQl.