Cf. Corneille. Rodogune. IL
« L'amour que j'ai pouj' toi tourne <'n baine contre elle.nVoirp.lOo.n. 5.
ô. Nous dirions aujourd'bui :
dans la vigueur de Vdge:
DE MARIE-THÉRESE D'AITRICIIE.
pensée de la mort, en attendant que vous méprisiez celle que Jésus-Christ a vaincue, ou même que vous aimiez celle qui met fm à nos péchés, et nous introduit à la vraie vie, apprenez à la désarmer d'une autre sorte, et embrassez la belle pratique, où * sans se mettre en peine d'attaquer la mort, on n'a besoin que de s'appliquer à sanctifier sa vie.
La France a vu de nos jours deux reines plus unies encore par la piété que par le sang, dont la mort également précieuse devant Dieu, quoique avec des circonstances difTérentes, a été d'une singulière édification àtoute l'Église, Vous entendez ^ bien que je veux parler d'Anne d'Autriche et de sa chère nièce, ou plutôt de sa chère tille Marie-Thérèse. Anne dans un âge déjà avancé, et Marie-Thérèse dans sa vigueur*, mais toutes deux d'uni; si heureuse constitution, qu'elle ^ semblait nous promettre le bonheur de les posséder un siècle entier, nous sont enlevées contre notre attente. Tune par une longue maladie^, et l'autre par un coup imprévu. Anne avertie de loin par un mal aussi cruel qu'irrémédiable, vit avancer la mort à pas lents, et sous la tigure qui lui avait toujours j)aru la plus atTreuse ; Marie-Tbérèse, aussitôt emportée que frappée par la maladie, se trouve toute vive et tout entière entre les bras de la mort sans presque l'avoir envisagée. A ce fatal avertissement, Anne, pleine de foi, ramasse" toutes les forces qu'un long exercice de la piété lui avait acquises, et regarde sans se troubler toutes les approches de la mort. Humiliée sous la main de l)ieu, ell(^ lui rend grâces de l'avoir ainsi avertie; elle multiplie ses aumônes toujours abondantes; elle redouble ses dévotions toujours assidues; elle apporte de