Priori bus. Luc, XI
2. Réconciliées. « On dit se réconcilier avec Dieu, pour dire :
demander pardon à Dieu de ses péchés et lecherclicr sa grâce par le moyen des sacrements. » Dict.
de lAcadéniii", 1691.
5 A ce coup. Vieille expression, très usitée au xvr siècle ; « Il faut confesser que nous sommes pris à ce coup. » Satire Ménippée, jiar.
de Daubray. Elle a été conservée an xvu" siècle, par Malherbe, Corneille, Molière, nussuet. La l'"ont;iiiic.
i. Alihe. Armand-Jean Le Itou- Ihillier de Kancé ( 162t)-l70O), abbé de la Trappe, était l'ami de Bossuet
qui alla faire plusieurs retraites dans son monastère.
o. Doctrine ne signilie point ici l'ensemble d'opinions particulières à un professeur ou à un auteur, et enseigné par l'un à ses élèves, par l'autre à ses lecteurs; il signifie seulement le savoir, l'érudition :
« Quantité de personnes célèbres par leur piété et par leur doctrine.»
Bacine. préface de Phèdre. « Cet homme a beaucoup de doctrine; doctrine consommée; ce livre est plein de doctrine. » Dict. de TAcad. 1(591. Cf. La Bruyère, éd. cl. Ilachellc, p. 549. n. I ; 429, n. 1; oôl, n. 1.
6. Ornement. « [bien] les a faits [les grands hommes païens], nous dit saint Augustin, pour orner le sièch; présent. » Or. fun. de t^.onlé.
7. Ravi. Se disait, d'après Furetière, non seulement « des grandes passions, et particulièrement de la joie, de l'étomiement et de l'admiration 1) (c'est ici le cas; cf. p. 555, n. o), mais encore o (|ueli|Ucfois, des passions médiocres. Si vous faites cela, j'en serai ravi, c'csl-à-
ORAISON FUNÈnUE
recevez l'humble confession de votre servante ; et en mémoire d'un tel sacrifice*, s'il lui reste quelque chose à expier aprrs une si longue pénitence, faites-lui s(Mitir aujourd'hui vos miséricordes-. Elle confesse donc. Chrétiens, qu'elle avait tellement perdu les lumières de la foi, que lorsqu'on parlait sérieusement des mystères de la religion, elle avait peine à retenir ce ris^ dédaigneux qu'excitent les personnes simples, lorsqu'on leur voit croire des* choses impossibles : « et, poursuit-elle, c'eût été pour moi le plus grand de tous les miracles, que de me faire croire fermement le christianisme. » Que n'eûtelle pas donné pour obtenir ce miracle? Mais l'heure marquée par la divine Providence n'était pas encore venue. C'était le temps où elle devait être livrée à ellemême, pour mieux sentir dans la suite la merveilleuse victoire de la grâce. Ainsi elle gémissait dans son incréduhté, qu'elle n'avait pas la force de vaincre. Peu s'en faut qu'elle ne s'emporte jusqu'à la dérision, qui est le dernier excès et comme le triomphe de l'orgueil; et qu'elle ne se trouve parmi « ces moqueurs dont le jugement est
dire j'en serai content. » C'est le cas plus loin, p. 558.