Elranqes. Cf. p. 550, n
t. Détaché. Cf. p. 557, n. 4.
5 Mes chères Sueurs. Les Carmélites de la rueSaint-Jacquos. « Presque toutes les personnes de la cour, (lit le cardinal de Bau^set {lllsl. de Bossiiet), avaient des parentes dans cette communauté si célèbre par sou austérité. » Bossuet y avait prêché souvent: en IGOO (devant les l'clues Aune d'Autriche et Marie- Tliéi-ése> la prise d'habit de .Mlle de Bouillon; en 1G61, tout un Ca-
rême de onze sermons ; en 1664, la prise d'habit de la comtesse douairièi'e de Rochefort ; en lt)7o, la profession de Mlle de la Vallière; en IGSl, la prise de voile de la sœur de Saint-François Bailly; en 1685, la vêture de Mme de la .Mare.
De plus, en 1686, il devait y faire des conférences religieuses, s'adressant à la lois aux religieuses et aux f;ens du monde qui fréquentaient leur aristocratique clia]ii^lle.
L'abbé Le Dieu, secrélaire di> Bossuet, qui assista à |ilusieurs de ces allocutions, dit qu'il « croyait entendre saint Jérônie interprétant les livres sacrés aux vierges cl aux veuves chrétiennes ».
•i. Ce pur amour. Cf. le Sermon
ORAISUN FUNÈBRE
toutes ses délicatesses* et dans toute sa vérité. La voilà cette crainte qui change les cœurs ; non point la ciainte de l'esclave qui craint l'arrivée d'un rnaitre fâcheux*, mais la crainte d'une chaste épouse qui craint de perdre ce qu'elle^ aime*. Ces sentiments tendres, mêlés de larmes et de frayeur, aigrissaient son mal jusqu'à» la dernière extrémité. Nul n'en pénétrait la cause, et on attribuait ces agitations à la lièvre dont elle était tourmentée. Dans cet état pitoyable 6, pendant qu'elle se regardait comme une personne réprouvée, et presque sans espérance de salut, Dieu, qui fait entendre ses vérités en telle
vour la profession de Mlle de la Vallière [Sermons choisis, édit.
class. ilachi'Ue. j). 427 : Il faudrait ici...). Bossuel devait I)ienlôt iltiGo) être amené à étudier et à discuter dùgmaliquemeut l'idée mystique du « pur amour », c'est-à-dire de l'amour désintéressé de l'homme pour Dieu, sans égard pour les peines et les récompenses de l'autre vie, — à propos de Mme Guyon et de Fénelon. Voir G. Lanson, Bossuet, P. Janct, Fér.elon.el F. Brunetière, la Querelle du Quiétisme dans les Nouvelles Etudes critiques sur Vhistoire de la Littérature française ; E. Crouslé, Fénelon et Bossuet.