‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 433 sur 615 · Fr. Puaux. dans la lierue liist · texte numérisé non relu

Fr. Puaux. dans la lierue liist

de 1885 (t. XXL\), ailKlo eilo.

un mot, une guerre de procureur, sans repos ni trêve. Tel ministre s'est mis en contravention : on le décrète. Tel temple s'est ouvert à des heures interdites : on le détruit. 11 n'y a point de jour où, çà et là, le calvinisme ne reçoive quelcjuc atteinte*. » Tantôt ce sont des chicanes révoltantes au coui's des procrs que les a^^^ents du clergé intentaient aux ministres. Par une déclaration royale du 22 mai 1683, il est ordonné aux consistoires de réserver dans les temples « un lieu marqué où pourront se mettre les catholiques, qui, portés d'un zèle pour le bien et accroissement de leur religion, désireront assister aux prêches ». Et alors, dès qu'un pasteur « avait parlé d'Egypte, de Pharaon, d'Israélites, de méchants et de gens de bien, comme il est bien difficile de n'en pas parler quand on explique l'Écriture, ces espions ne manquaient pas de dire que par l'Egypte et par les méchants ils avaient entendu les catholiques, par Pharaon le roi, et par les Israélites les prétendus réformés. Les juges donnaient là dedans, et ce qu'il y a de plus admirable, — ajoute le ministre Claude^, — c'est que les ministres d'État eux-mêmes voulaient bien regarder ces interprétations de pensées comme de fort excellentes preuves. Sur de semblables principes, les Présidiaux et les Parlements remplissaient leurs prisons de ces pauvres gens. » Tantôt c'étaient des interprétations « abusives et léonines ^ » de l'édit de Nantes : ainsi la déclaration royale du 17 juin 1681, portant « que les enfants, tant mâles que femelles, ayant atteint l'âge de sept ans seraient reçus à faire abjuration de la religion prétendue réformée sans que leurs pères et mères, ou parents, y puissent donner aucun empêchement », se fondait sur ce prétexte « que l'édit de Nantes ne marquait jjas précisément qiià cet âge[àe sept ans] ils seraient en la puissance de leia^spères^ ». Tantôt enfin, c'étaient de nouvelles lois ou de nouveaux règlements sur tous les points où il était possible d'inventer des entraves légales à la liberté d'exercice du culte protestant. « On en fait pour empêcher les synodes d'envoyer dans les églises plus de ministres qu'il n'y en avait lors du synode précédent °;... on en fait pour interdire aux ministres ou proposants^ la résidence dans les lieux où

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