‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 435 sur 615 · Oiivr. cité. p · texte numérisé non relu

Oiivr. cité. p

5. Lettre à Foucault, du 22 août 1(381 (Mém. de Foucault, p. -iTOi.

i. En 1680, des arrêts du Conseil ayant exclu les religionnaires de tous les emplois qui touchaient aux llnanccs. Colbert dut envoyer (18 octobrej une circulaire dans ce sens

à ses agents. Mais « on sait, dit à ce propos Rulhière lÈclaircissements sur les causes de la révocation), avec combien de peine il consentit à ce règlement », qui le privait d'une foule d'employés «dont il estimait la probité et la modestie ».

Aussi chercha-t-il à l'éluder. « L'exclusion ne s'adressait qu'aux cal ri-

DE MICHEL LE TELLIER

\a tradition do la cour quand elle impute à l'ambition de Louvois la reprise des dragonnades, et qu'elle nous dit, dans ses mémoires*, que « Louvois, voyant la paix faite, eut peur de laisser trop d'avantage sur lui aux autres ministres, et voulut, à quelque prix ([ue ce fût, mêler du militaire » dans la réunion des Réformés. La façon dont la révocation fut consommée était, en quelque sorte, une affaire de famille pour le clan des Le Tellier^.

Il faut d'ailleurs rendre au Chancelier cette justice que, même après la disparition de Colbert, son triste acharnement contre ce qui restait du calvinisme français persista. Il semble qu'à plus de quatre-vingts ans, ce vieillard ait rappelé son habileté de jeunesse et son talent d'intrigue pour se faire attribuer le commandement en chef de la « croisade » dont la dernière bataille allait se livrer. Régulièrement la charge en eût dû revenir à Chàteauneuf, secrétaire d'État, de qui « les attributions se réduisaient aux seules affaires de la religion prétendue réformée », et d'abord Louvois lui-même, quoiqu'il eût dans son département le Poitou, province peuplée de calvinistes, avait semblé se désintéresser de la persécution^ et en abandonner le soin à son collègue. Mais à partir de 1G84, le roi ayant repris avec une nouvelle ardeur « le dessein de travailler à la conversion entière des hérétiques ^ », Le Tellier, (pii était appelé comme Chàteauneuf à conférer sur ce sujet avec le souverain, emploie, pour se faire confier toute l'affaire, sa tactique d'autrefois. Il laisse Chàteauneuf « proposer des moyens qui ne conviennent pas, précipiter les choses » ; « se perdre », enfin « par excès de zèle^ », et bientôt c'était sur lui que reposait

iiisfrs , et Colbert mainliiit dans leurs oHifes des l'enniers d'oc- (rois de la généralité do iMontaiil)an », et d'autres fiénéralités sans iJuute, « qui étaient luthériena ».

Baudry , Mémoires de Foucault.

inti'inluction, [t. r.xi.iv. Mais « l'on écrit à M. le Chancelier que les conversions des hérétiques seraient l)lus Iréquentes dans in fjénéralité de Moutauban s'ils n'étaient enij)loyés ou conuiiis dans les fernies, dans les recettes des tailles, etc. ».

Kl Colheit est obligé (17 août et 1()se|ittnihre 1()S2. "2S janvier \C)'f\^\ de piéciser et dinsisler, jii'ohahlenicnt contre soti ^m-ô. sur les v'olonlés

BossuET. — Or. fan.

expresses de Sa Majesté à cet égard.

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