Tt'rtiilt., Dt'jnitn., n
i. hl. ibid.
54 ORAISON FT'NÈRP.E 1)1" R. P. POrRGOING.
Ah ! (( qu'il nVn est pas ainsi des impies ! » Non sic impii, non sic^. La moii ne leur arrive jamais si tard qu'elle ne soit toujours précipitée; elle n'est jamais prévenue par tant d'avertissements qu'elle ne soit toujours imprévue. Toujours elle rompt quelque grand dessein et quelque affaire importante : au lieu qu'un homme de hien, à chaque heure, à chaque moment a toujours ses affaires faites ; il a toujours son àme en ses mains-, prêt à la rendre au premier signal.
« Ainsi est mort le père Bourgoing », et son panég^Tiste souhaite à ses auditeurs et à lui-même cette mort du juste, qui est une a fête », une « délivrance », un « triomphe ». Mais à cet effet il faut, pendant qu'il en est temps, faire pénitence; il faut, de bonne heure, se convertir. C'est par ces exhortations que Bossuet termine, certain qu'il est que les fils spirituels du P. Bourgoing ne l'ont appelé dans cette chaire « ni pour déplorer leur perte par des plaintes étudiées, ni pour contenter les vivants par de vains éloges du mort », — mais bien pour qu'un orateur chrétien leur a proposât, comme en un tableau, le modèle d'une sainte vie ».