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o. Dans une instruction donnée à Lenol en 1038 pour être mise sous les yeux du roi d'Espagne, Condé évaluait aux ctiifl'res suivants : « la dépense de sa maison, par an, 2oOCX) écus; celle de sa femme.
20000 écus; celte de son (ils.
12000 écus; celle de sa fille, 6000
écus; ses dépenses extraordinaires, les pensions secrètes, gratilicalions et autres dépenses inoj)inées, les gages cl les appointements de ses domestiques. 23000 écus » ; soit, en tout, SOfKtO écus, environ 460000 francs d'aujourd'hui.
■4. Voir itlus liant, p. 530, n. 6.
5. L'ambassadeur vénitien cité plus haut parle aussi, dans sa relation, de l'amour du prince de Condé pour la riche-se. de l'ordre qu'il a rétabli dans ses affaires, de ses économies et des « immenses trésor» »
qu'il amassés.
DU PRINCE DE CO>DÉ
Dumimis Icciim.viron/m fortissitne....
Vade in hac fuiiiliidinc tua.... E{jo ero tccuin.
Le seigneur est avec vous, ô le plu?
courageux de tous les hommes ! Allez avec ce courage dont vous êtes rempli.
Je serai avec vous. Jiujes, vi, 12, 1 i, IG.
MONSEIGNEUK*,
Au moment que- j'ouvre la bouche pour célébrer la gloire immortelle de Louis de Bourbon, prince de Condé, je me sens également confondu, et par la grandeur du sujet, et, s'il m'est permis de l'avouer, par l'inutilité du travail. Quelle partie du monde habitable n'a pas ouï les victoires du prince de Condé et les merveilles de sa vie? On les raconte partout : le Français qui les vante n'apprend rien à l'étranger; et, quoi que je puisse aujourd'hui vous en rapporter, toujours prévenu par vos pensées, j'aurai encore à répondre au secret reproche que vous me ferez d'être demeuré beaucoup audessous. Nous ne pouvons rien, faibles orateurs, pour la gloire des âmes extraordinaires : le Sage a raison de dire que (( leurs seules actions les peuvent louer ^" )), toute autre louange languit auprès des grands noms; et la seule simplicité d'un récit fidèle pourrait soutenir* la gloire du prince de Condé. Mais en attendant que l'histoire, qui doit ce récit aux siècles futurs, le fasse paraître, il faut satisfaire, comme nous pourrons , à la ri^connaissauce publi([ue et aux ordres du plus grand de tous les rois. Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, sou siècle, et pour ainsi dire l'humanité toute entière^? Louis le Grand est entré lui-même dans*^ ces sentiments.