‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 539 sur 615 · Se manifesta, se fit reconnaître · texte numérisé non relu

Se manifesta, se fit reconnaître

Fréquent au xvn* siècle. Cf. Bossuet, Or. funèbre de Le Tellier : « En eiïet, la mort se déclare ; on ne tente plus de remède contre ses funestes attaques.... » « On voit dans la dernière chute de Jérusalem une justice plus rigoureuse et plus déclarée. » Id.., Histoire universelle, II, 21 (dans Jacquinet ) « Ce n'est que peu à peu, et forcés même par le temps et les occasions, que la vertu

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les périls, el ses lumières avec son ardeur. A la nuil^ qu'il fallut passer en présence des ennemis, comme un vigilant capitaine, il reposa le dernier; mais jamais il ne reposa plus paisiblement. A la veille d'un si grand jour, et dès la première bataille, il est tranquille, tant il se trouve dans son naturel : et on sait que le lendemain, à rheure marquée, il fallut réveiller d'un profond sommeil cet autre Alexandre. Le voyez-vous, comme il vole ou cà la victoire ou à la mort? Aussitôt qu'il eut porté de rang en rang l'ardeur dont il était animé, on le vit presque en même temps pousser l'aile droite des ennemis, soutenir la nôtre ébranlée, rallier le Français à demi vaincu, mettre en fuite l'Espagnol victorieux, porter partout la terreur, el étojTiK^i'^ fie ses regards élincelants ceux qui échappaient à ses coups. Restait cette redoutable infanterie de l'armée d'Espagne, dont les gros bataillons serrés, semblables à autant de tours, mais à des tours qui sauraient réparer leurs brèches, demeuraient inébranlables au milieu de tout le reste ^ en déroute, et lançaient des feux de toutes parts. Trois fois le jeune vainqueur s'efforça de rompre ces intré- |tides combattants: trois fois il fut repoussé par le valeureux comlt^ de Fou laines*, qu'on voyait porté dans sa chaise^, et, malgré ses intirmités, montrer^ qu'une àme guerrière est maîtresse du corps cju'elle anime. Mais entin il faut céder. C'est en vain qu'à travers des bois, avec sa cavalerie toute fraîche, Bek précipite sa marche pour tomber sur nos soldats épuisés : le prince l'a prévenu; les bataillons enfoncés demandent quartier : mais la victoire va devenir plus terrible pour le duc d'En-

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