‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 542 sur 615 · Maxime. Cf. p. 21, n · texte numérisé non relu

Maxime. Cf. p. 21, n

DU PRINCE DE CONDE

(lait ail vrai et au grand. De là vient qu'il mettait sa gloire dans le service du roi et dans le bonheur de l'État : c'était là le fond de son cœur; c'étaient ses premières et ses plus chères inclinations. La cour ne le retint guère, quoiqu'il en fût la merveille ; il fallait montrer partout, et à l'Allemagne comme à la Flandre, le défenseur intrépide que Dieu nous donnait. Arrêtez* ici vos regards. Il se prépare contre le prince quelque chose de plus formidable qu'à Rocroi, et pour éprouver sa vertu-, la guerre va épuiser toutes ses inventions et tous ses efforts. Quel objet ^ se présente à mes yeux!* Ce n'est ^ pas seulement des hommes à combattre, c'est des montagnes inaccessibles; c'est des ravines et des précipices d'un côté; c'est de l'autre im bois impénétrable, dont le fond est un marais; et derrière des ruisseaux, de prodigieux retranchements ; c'est partout des forts élevés, et des forêts abattues qui traversent^ des chemins affreux ; et au dedans, c'est Merci avec ses braves Bavarois, enflés de tant de succès' et de la prise de Fiùbourg; Merci, qu'on ne vit

1. Arrêtez. « Toutes les fois que i'arrête les yeux || A voir les oriiemeiils dont tu pares les cieux. »

Malherbe, 1,62 {Grnnds écrivains\.

« L'œil se peut-il fixer sur la vérité nue? Il Elle a trop de brillant pour arrêter la vue. » Corneille, X. i38 (ibid.). « l'ensez-vous qu'oubliant ma fortune jtassée || Sur ma seule f;randeur j'arrête ma pensée? »

Racine. Bérénice, lU, 1.

i. Vertu. Cf. p. 1-20 et 505.

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