Objet. On a vu jdus haut, p. iO^, ce mot employé au sen
moral et intellectuel. Le sens matériel était peut-être le plus fréipn^nt au xvn° siècle. « Tous ces objets di; nos sentiments (sens) (pii nous irritent. » Malherbe, IL 4H0. « Connue on doit gaider des distances pour voir des objets, il en faut ;;arder aussi pour la société. » La Rochefoucauld, I. 2X0. « Sur dt'so/;/<'/.s (le joie on arrête mes yeux. » Racine,
Alexandre, \. 101. « (II) ne pouvait...
souffrir ses jambes de fuseaux || Dont il voyait Vobjet se perdre dans les eaux. » La Fontaine, VI, 9.
4. Les combats devant Fribourg sont, en effet, d'après les spécialistes, un de ses titres de gloire les plus sérieux. « Condé's beuelimen ist iïber allés Lob erhaben », dit à ce propos le général allemand Heilmann (cité par le Duc d'Aumale, t. IV. p. 5o2). « C'est encore quelque chose de plus que Rocroy », écrivait an duc d'hnghien le comte d'Avaux. jdénipotenliaire de France à Munster, ilbld., p. 550.)
«3. .letées en travers de...
7. Succès anciens et récents. En 1015. le maréchal de Rantzau avait été battu par eux à Dutlingen à la lèle des trou|ies-franco-\\evniaricnnes : Fribourg en Rrisgaù fut [>ris en juillet 1044.
ORAISON FrNÈBHE
jamais reculer dans les combals; Merci, que le prince do Condé et le vigilant Tiirenne n'ont jamais surpris dans un mouvement irrégulier, et à qui ils ont rendu ce grand témoignage, que jamais il n'avait perdu un seul moment favorable, ni manqué de prévenir leurs desseins, comme s'il eût assisté à leurs conseils. Ici donc, durant huil jours, et à quatre attaques différentes, on vit tout ce qu'on peut soutenir et entreprendre à la guerre. Nos troupes semblent rebutées % autant par la résistance des ennemis que par l'effroyabk disposition des lieux; et le prince se vit quelque temps comme abandonné. Mais, comme un autre Macchabée, « son bras ne l'abandonna pas, et son courage, irrité par tant de périls, vint h son secours- )). On ne l'eut pas plus tôt vu pied à terre forcer le premier ces inaccessibles hauteurs, que son ardeur entraîna tout après elle. Merci voit sa perte assurée; ses meilleurs régiments sont défaits ; la nuit sauve les restes de son armée. Mais que des pluies excessives s'y joignent encore 3, afin que nous ayons h la fois, avec tout le courage et tout l'art, toute la nature à combattre. Quelque avantage que prenne* un ennemi habile autant que hardi, et dans quelque affreuse montagne qu'il se retranche de nouveau, poussé de tous côtés, il faut qu'il laisse en proie ° au duc d'Enghien, non seulement son canon et