‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 78 sur 615 · Eililiou (les Oraisons funèbres déjà citée, p. -VL · texte numérisé non relu

Eililiou (les Oraisons funèbres déjà citée, p. -VL

DE HENRIETTE-MARIE DE FRANCE

ville qu'elle laissait le soin de surveiller et d'avertir la jeune et frivole épouse de Philippe d'Orléans. La seule affaire qui la passionna, dans ses derniers jours, fut la canonisation de François de Sales. Sa santé était depuis longtemps altérée, bien qu'elle s'efîorçât de n'en rien faire paraître : « Je ne veux pas, disait-elle souvent, ressembler à ces belles dames qui poussent les hauts cris pour un mal de dents ^ » Une dose d'opium que le médecin de Louis XIV, Valot, lui administra pour soulager ses douleurs internes, hâta probablement sa lin-.

Ainsi s'éteignit dans un recueillement silencieux l'héroïne de tant de tragiques aventures, — la princesse française qui avait fait redouter aux Puritains, acclamer aux Cavaliers, la vaillance et l'entrain du sang de Henri IV, — la « femme forte » qui, dans un pays protestant et alors révolutionnaire, avait combattu pour la propagation de la religion catholique et pour le maintien de la prérogative royale, sinon toujours avec prudence et perspicacité, du moins avec une ardente énergie.

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