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nada. Nous constatons de tous côtés chez nos voisins l'esprit d'initiative et de progrès.
Mais c'est tout spécialement vers l'ouest du Canada que les Américains se sont établis sur notre sol. Le courant de l'invasion américaine s'est répandu au nord et au nord-ouest.
Pendant les derniers dix ans, 250,000 colons américains sont venus au Canada; ils y sont venus et y viennent encore chaque année dans In proportion de 40 à 50,000 et ils achètent des terres dans le nord-ouest pour s'y établir d'une manière stable. Tous viennent de l'Union américaine,
Pour vous donner une idée de l'étendue du territoire occupé au Canada par ces nouveaux colons. permettezmoi de vous montrer ici la liste officielle des homesteads retenus par les Américains pendant le dernier exercice et venant des divers Etats suivants:
Alaska 1; Alabama 2; Arizona 2; Arkansas 18; Cali. fornie 83; Caroline 8 ; Colorado 67 ; Connecticut 11; Dakota 2,579; Delaware 1 ; Floride 1; Georgie 1 ;Idaho 219; Illinois 285; Indiana 73; Territoire Indien 44; Iowa 464; Kansas 148; Kentucky 7; Louisiane 1; Maine 15; Massachusetts 31; Michigan 399 ; Minnesota 1,999; Missouri 121; Montana 316; Nébraska 219; Névada 10; New-Hampshire 11; New-Jersey 12;New-York 85; Ohio 168; Oklahoma 93; Orégon 150; Pennsylvanie 56; Rhode-Island 10; Tennessee 6; Texas 20; Utah 128; Vermont 20; Virginie 20; Washing. ton 633; Wisconsin 422; Wyoming 58; Nouveau-Mexique 5; Maryland 1; District de Colombie 1 3—Total 9,015.
Je puis ajouter que depuis sept années les américaina au nombre de 167,000, ont apporté au Canada, tant en argent qu'en effets de colons,pour une valeur de 58 millions de dollars, soit $350 par tête, Les immigrants venus des Etats-Unis sont sous tous rapports très recommandables. Cette invasion ne fait que commencer.
Par cette affluence de Canadiens vivant aux Etats-
Unis et d'Américains vivant au Canada, l'amitié entre les deux pays ne peut que s'accroître de jour en jour, Notre immigration totale varie de 150,000 a 200,000 chaque année, repartie presque en proportion égale entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le continent européen,
Nous jetons avec raison les yeux sur notre Nord-Ouest canadien comme la partie destinée à devenir je grenier de L'Empire, Là, en effet, nous y possédons le plus grand champ de blé du monde entier, 300 milles par 900 milles, avec une étendue de 171 millions d'acres pouvant produire du blé, Moins de cinq pour cent de cette superficie est maintenant cultivé et n produit néanmoins 150,000,000 de boisseaux de blé et de grain de toutes sortes. En 1915, nous pouvons espérer que 10 millions d'acres produiront 200 millions de boisseaux de blé. Notre production actuelle est le double de celle du Royaume-Uni, Nous Y possédons là le sob le plus riche du monde et le Canada ÿ occupe le dixième rang parmi les pays cultivés en blé, Dans les dix derni. ères années, le Manitoba a produit 21 boisseaux par Acre, Cette production du blé peut s'étendre jusqu'à Fort Simp- 80n, 818 milles au nord de Winnipeg,et nous espérons voir bientôt le Canada occuper le premier rang parmi les nations pour la production du blé. A l'exposition de Saint. Louis, le Canada a obtenu le premier rang avec ses 150
échantillons de blé et de grain récoités à 2,000 milles au nord de cette ville, Le blé dur No. 1 du Manitoba obtient partout aujourd'hui le plus haut prix du marché.
Si le Canada est un pays riche en blé, il n’en est pas moins riche en bois, mines, pêcheries et produits naturels de toutes sortes. Sur le continent nous avons la plus grande étendue de terre Propre à la culture du pin blane, et les produits de nos forêts sont au délà de 80 millions chaque année; en 1904, nous avons exporté 33 millions de produits forestiers, Nous possédons un million de milles carrés de bois sur pied; la ( ‘olombie-Br'tannique seule ex.
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porte chaque année 120 millions de pieds de bois. Nous avons la plus grande étendue de bois de pulpe du monde et l'exportation de toutes ces richesses ne fait que commencer.
La terre canadienne renferme dans son sein des minéraux précieux de tous genres. En 1904 nos mines ont produit 60,000,000, et leur production totaie depuis 20 ans a été de $600,000,000. Le Canada occupe le quatrième rang parmi les pays aurifères du monde entier. Les placers du Yukon ont produit plus d’or que les plhcers de toute autre région minière. Notre production a augmenté de 600 p. c. depuis 1886. Nous avons les plus grands gisements de nickel, et l’amiante le plus riche et le meilleur de l'univers. Notre territoire renferme 100,000 carrés de terrain carbonifère, et les gisements de houille du Nid-du-Corbeau fourniraient à eux seuls, dit-on, assez de houille pour 5,000 ans d'exploitation à raison de 4 millions de tonnes par année. D’immenses aciéries ont été établies dans l’est, à Sydney, et dans l'ouest, au Sault-Ste-Marie. En ce qui concerne le cuivre, le plomb, le cobalt, l’argent et le plomb, nous en sommes encore, pour ainsi dire, à nos débuts, et nous sommes au premier rang. Nos pêcheries sont classées parmi les plus importantes, et produisent $25,000,000 par année. Depuis la Colombie Anglaise, avec ses grandes pêcheries de saumon, jusqu'aux provinces maritimes, à l’est, le Canada occupe une position enviable sous ce rapport.
Il y a, en Canada, 100,000,000 d’acres de terres à paturage pour animaux. Il y a 25 ans, ie commerce des animaux dans l'ouest donnait un total de 25,000 têtes de bétail. Les paturages contiennent maintenant 800,000 bêtes à cornes exactement le double du nombre constaté il y a trois ans. En 1905, 522,000 têtes de bétail ont été expédiées dans la Grande-Bretagne, soit une augmentation de 103,000 comparativement à l’année précédente. Cette industrie augmente dans des proportions énormes.
Nous avons dans l’Alb-rta 500 milles de canaux d'irri-
gation; on est à construire entre Calgary et Medecine Hat un Canal d'irrigation de 400 milles destiné 4 fertiliser des millions d’acres de terre. Au Canada, la valeur annuelle des produits de la ferme est de $303,000,000, et la valeur totale des propriétés agricoles, tant mobilières qu’immobiliéres est d’un billion et demi. Les neuf-dixiémes de nos exportations de produits naturels vont en Angleterre, savoir : beurre, 93 p. c.; fromage, 90 p. c.; produits de la bassecour, 79 p. c.; lard fumé, 99 p. €. Le Canada gouverne le marché anglais en ce qui concerne le fromage.
Qu'il me soit permis de dire un mot de nos relations avec les Etats-Unis. Elles sont loin d'être ce qu’elles devraient être. Et cependant, le Canada tient le troisième rang parmi les pays qui importent le plus d’articles américains. En 1902, les exportations des Etats-Unis au Canada ont dépassé de $50,000,000 vos exportations totales au Mexique, aux Etats de l'Amérique Centrale et à tous les pays de l’Amérique du Sud depuis Panama jusqu’au Cap Horn. Depuis l’abrogation du traité de Réciprocité en 1866, lequel durant ses 12 années d'existence, a donné d’après nos propres relevés , une balance de commerce aux Etats-Unis de $75,000,000 et leur a donné, d’après les rele- - vés américains, une balance de commerce de $34,569,000, tous nos efforts pour établir des relations commerciales plus intimes ont malheureusement échoué. Un projet de traité, négocié en 1874, a été rejeté par le Sénat des Etats- Unis. En 1898, les négociations de la Haute Commission conjointe, en tant qu'il s’agissait d'établir des relations commerciales plus intimes, sont tombées à plat. On semble avoir systèmatiquement suivi à notre égard une politique d’exclusivisme en dépit des nombreux mouvements inaugurés et mis en œuvre par un grand nombre de vos concitoyens c* des nôtres pour aplanir les obstacles. Il en est résulté que le Canada, n'ayant pu réussir à s'assurer le commerce de son voisin le plus rapproché, a tourné ses
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