Lanfrey. Hhtoirode Napoléon /", tome II, ch. II
Et cependant, même alors, et quoiqu'il se trompât sur une question de conduite, d'opportunité, n'avait il pas le sens profond des événements, n'était-il pas absolument dans la vérité historique? Rappelez-vous sa réponse aux propositions du Premier Consul :
a II ne dépend pas de l'Angleterre de conclure la paix tant que les causes de la guerre continueront à subsister : ces causes sont uniquement dans ce système d'envahissement et de propagande qui a conduit les armées françaises en Hollande, en Italie, en Suisse, en Egypte, sans aucune provocation de la part de ces peuples. Tant que ce système ne sera pas abandonné, il n'y aura point de paix possible... H
Rappelez-vous les mémorables débats du Parlement à celte époque : certes, jamais l'opposition n'eut partie plus belle ; et pourtant qui donc, même à ce moment, voyait juste, des amis de Fox, — Erskine, Tierney, AVhitbread, lord Grey, le duc de Bcdford, lord Holland qui soulevait les rires de la Chambre haute en se portant garant de la « sincérité » de Bonaparte, — ou bien du jeune Canning et des ministres, Dundas, Grcnville, qui rappelaient toutes les nations trom-