NUIT DE MARS
Nuit de mars, nuit d'orage où le vent mouillé pleure,
Rien n'est clair, Je sens, comme brisée une aile intérieure
Dans ma chair.
A ma vitre a cogné l'engoulevent farouche ;
Je suis seul.
Et retarde l'instant de tirer sur ma bouche,
Mon linceul.
Quelqu'un me trahit-il? Seigneur, si mon amie
Qu'accabla Mon départ, a souri, même toute endormie.
Tuez-la!
Je suis, je suis ce soir terrible et mise'rable,
Je n'ai rien, Et ne puis pourtant pas éveiller sous la table
Mon vieux chien !