‹ Orchestres; poésiesChapitre 20 sur 50 · NUIT DE MARS · texte numérisé non relu

NUIT DE MARS

Nuit de mars, nuit d'orage où le vent mouillé pleure,

Rien n'est clair, Je sens, comme brisée une aile intérieure

Dans ma chair.

A ma vitre a cogné l'engoulevent farouche ;

Je suis seul.

Et retarde l'instant de tirer sur ma bouche,

Mon linceul.

Quelqu'un me trahit-il? Seigneur, si mon amie

Qu'accabla Mon départ, a souri, même toute endormie.

Tuez-la!

Je suis, je suis ce soir terrible et mise'rable,

Je n'ai rien, Et ne puis pourtant pas éveiller sous la table

Mon vieux chien !

Page 1