‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 165 sur 272 · GRDRE DU MÉRITE CIVIL · texte numérisé non relu

GRDRE DU MÉRITE CIVIL

Après Dresde, la victoire abandonna les drapeaux de la France, et la défaite de Leipsick décida de la fortune de Napoléon. Le roi de Saxe, qui avait refusé de suivre l'empereur, devint prisonnier des alliés; son royaume, administré d’abord par les Russes, puis par les Prussiens, ne lui fut rendu que morcelé, pour le punir de ses vertus commandées par la nécessité. Après vingt mois de captivité, Frédéric-Auguste, pour honorer l'attachement et la fidélité de ses sujets, institua cet ordre, le 7 juin 1815, le jour de sa rentrée dans ses États. Les statuts, en douze articles, ne furent publiés que le 42 août. La première distribution eut lieu le 25 décembre. Non-seulement cet ordre devait être une marque publique d'estime et de reconnaissance que le roi donnait à ceux qui en étaient dignes, mais encore, en excitant une noble émulation de dévouement, récompenser, chez les nationaux, les services rendus à l'État, les vertus civiques, et ceux des étrangers qui auraient acquis des droits à la reconnaissance du roi et du pays.

L'ordre a trois classes : grands-croix, commandeurs et chevaliers; les nominations et les promotions appartiennent au roi.

L'insigne est une croix d'or à huit pointes, émaillée de blane, ayant au

. centre un écusson rond et blanc, fermé d'un anneau d'or, montrant, à

la face, les armes de Saxe avec l'inscription : Friederich August, kônig von Sachsen, den T juni 1815; et, au revers, une couronne de chêne entourant les mots: Für Verdienst und Treue (Au mérite et à la fidélité). (PI. LXXIV, n° 7.)

Le bijou décerné aux étrangers ne porte que les mots : Für Verdienst (Au mérite).

Cètte décoration, les grands-croix la portent suspendue à un ruban

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blanc moiré, large de quatre pouces, chargé de deux raies vertes, passé en écharpe de droite à gauche ; de plus, sur la gauche de la poitrine, une étoile à six rais d'argent, avec la couronne et la devise. (PI. LXXIV, n°6.)

Les commandeurs portent le même bijou à un ruban de trois pouces de large, passé en sautoir.

La croix de chevalier, un peu moindre, se porte à la boutonnière, à un nœud de ruban de deux pouces de large.

Comme dans l'ordre de Saint-Henri, les membres ne quittent jamais leurs insignes, ajoutent le titre de leur grade à leurs autres titres, et accolent de la même façon leurs insignes à leurs armoiries. Les causes d'exclusion sont les mêmes,

Le conseil de l'ordre est composé d'un chancelier, de deux grandscroix, de quatre commandeurs et d'un secrétaire. Il se réunit tous les ans, la veille de l'anniversaire, et plus souvent quand le roi le convoque:

Une quatrième classe de l’ordre est formée des décorés de la médaille civile, n* 8 et 9, représentant d’un côté le buste du fondateur, avee l'inscription : Frédéric-Auguste, roi de Saxe, T juin 1815. Le revers est semblable à celui de la croix. On la porte à la boutonnière, attachée au même ruban, et on les décerne en or ou en argent.

‘Il ya encore diverses médailles, mais qui ne sont pas destinées à être portées comme décorations : la médaille pour ancienneté de service militaire, la médaille de sauvetage, celle du chapitre de Meissen, des colléges de Wurzen et Bautsen, de l'institution des demoiselles à Joachimstein. |

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