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eamelot blanc, doublée de soie incarnat, sur laquelle se porte une trabée de même étoffe, doublée comme la robe. Le grand maître seul porte le costume tout en soie.
Le petit costume militaire est en drap bleu de roi, à revers, parements, collet et retroussis en drap écarlate ; le collet et les parements brodés d’une double chainette d’or.
Les épaulettes, à grosses torsades, les boutons, la garde de l'épée, les éperons et la ganse du chapeau sont d'or.
Le pantalon est de la même étoffe que l'habit, avec une bande en or.
Il y a un second grand costume, dit militaire, en tout semblable au petit, sauf que le drap est blanc.
ORDRE DE SAINT-JOSEPH
Rentré dans ses États héréditaires, à la chute de Napoléon, le grandduc Ferdinand III renouvela, en 1817, l'ordre de Saint-Joseph, qu'il avait institué en 1807, alors qu'il gouvernait le grand-duché de Wurzbourg, et lui donna le second rang parmi les ordres de l'Étrurie.
À la fois civil et militaire, ouvert aux étrangers, aux prêtres et aux autres citoyens, 1l est destiné à récompenser les personnes qui, par l'intégrité de leurs mœurs, leur fidélité et leur attachement au souverain, par des actions vertueuses ou d'importants services rendus à l'État, se sont rendues dignes d’une considération particulière, et ont acquis cette bonne réputation qui se fonde sur les qualités recommandables du cœur et de l'esprit. La religion catholique n’est pas une condition rigoureuse d’admission.
L'ordre comprend vingt grands-croix, trente commandeurs, soixante chevaliers, les étrangers non compris. Les rangs sont fixés par la date de l'admission.
Pour la grand’croix, il faut joindre au mérite personnel d’utiles services et une noblesse éclatante. La noblesse unie au mérite est aussi une condition requise pour être commandeur. Un mérite distingué dans les
emplois civils et militaires, dans l'exercice d’une profession libérale ; des actions utiles et vertueuses, suffisent à la petite croix.
Le grade de chevalier donne la noblesse personnelle ; celui de com: mandeur, la noblesse héréditaire.
La décoration est une croix à six branches; un écusson ovale, am centre, porte à la face l'effigie de saint Joseph, entourée de la légende : Ubique simihis; au revers, les lettres S. J. F. (Sancto Josepho Ferdinandus) au-dessus du millésime 1807. (PI. LXXXIIF, n° 4.)
La grand'croix est suspendue à un ruban rouge avec deux larges lisérés blancs, passé en écharpe de droite à gauche; on y joint, sur le sein gauche, la plaque n° 5. Pour les ecclésiastiques, le ruban est passé en sautoir , et la plaque attachée sur la gauche du manteau ou de lhabit.
Les commandeurs portent leur décoration en sautoir, les chevaliers sur la gauche de l'habit, chacun à un ruban plus étroit.
Le grand maitre et le prince héréditaire peuvent seuls, à moins de concession spéciale, orner leur bijou de pierreries.
Au décès du porteur, la décoration doit être renvoyée.
Le souverain peut exclure de l'ordre ceux qui se rendent indignes par une conduite peu séante ou contraire à leurs devoirs.
Les affaires sont administrées par un chancelier grand-croix, par un: secrétaire commandeur et un archiviste qui peut être choisi hors de l'ordre.