‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 210 sur 272 · ORDRE DU SAINT-ESPRIT · texte numérisé non relu

ORDRE DU SAINT-ESPRIT

Le dernier des Valois, vouiant relever et remplacer l'ordre de Saint-Michel, qui, prodigué, et à des indignes, était tombé dans un juste mépris; voulant se fortifier contre les progrès de la Ligue , institua (30 décembre 1578) un ordre nouveau, qu’il nomma du Saint-Esprit, pour consacrer un jour remarquable dans sa vie , le jour de la Pentecôte, qui avait vu sa naissance (1551), son élection au trône de Pologne (1575), et son avénement à celui de France (1574 ).

Excepté les étrangers et y compris le roi, chef souverain, les princes du sang, quatre cardinaux, quatre prélats, le grand aumônier, le chancelier, le maître des cérémonies, le grand trésorier, l’ordre n’est composé que de cent chevaliers, qui portent tous le titre de commandeurs, parce que le roi fondateur avait, sur le conseil du cardinal de Lorraine, pris la résolution de distribuer des commendes à chacun des membres, et d’asseoir ces commendes sur quelques riches abbayes. Mais l’opposition du pape empêcha la réalisation de cette idée.

Tous les chevaliers, à l’exception des ecclésiastiques, doivent d’abord être admis dans l’ordre de Saint-Michel ; ils portent autour de leur blason les colliers des deux ordres, et prennent le titre de chevaliers des ordres du roi.

D'après les statuts de Henri IT, Les rois de France devaient jurer, le jour de leur sacre, de ne pas souffrir la moindre altération des statuts. Ce serment a été prêté, pour la dernière fois, le 19 mai 1825, au sacre de Charles X. Les chevaliers, à leur réception, font profession de Ja religion catholique, apostolique et romaine, et jurent de ne recevoir ni gages, ni pensions, ni états de princes étrangers, et de ne s’obliger envers personne sans l’agrément du roi.

La devise de l’ordre est : Duce'et auspice.

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