‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 40 sur 272 · MÉDAILLE DE SAUVETAGE · texte numérisé non relu

MÉDAILLE DE SAUVETAGE

Par décret du 25 avril 1856, le duc Guillaume institua, pour ceux de ses sujets qui, par un courage résolu et sans penser à leurs propres dangers, ont fait des efforts honorables pour sauver la vie ou les propriétés de leurs concitoyens, une médaille d'argent, nommée Rerrunes Menace. Elle montre, à la face, un écu chargé du chiffre du fondateur surmonté de la couronne ducale, porté sur deux lions, orné de drapeaux, avec la légende : EnRENZEICHEN GEsrirrEr am 25 apriz 1836. Au revers, une Renommée planant et montrant de la main droite une couronne d'étoiles: dans la gauche, elle porte une palme et l'inscription : Murmicer THATEN CHRENDER Lonx. Cette médaille (pl. XVII, n° 12) est suspendue à un ruban vert, dont il n’est pas permis de la détacher. Une action infamante prive de la porter.

——— à À en —

Le duc Charles IT créa encore :

1° Dans les premières années de son règne, une médaille du Mérite civil, qui n’a été décernée qu'à trois personnes;

2° Dans les derniers temps de son administration, une médaille du Mérite militaire, qu'il donna d’abord à deux officiers.

Ces médailles sont d'argent, et se portent à la boutonnière, attachées à un ruban azur moiré avec une mince bordure blanche.

DANIMARGA.

DANEMARCK

ORDRE DE L'ÉLEPHANT *.

L'opinion hausse l’ordre de l'Éléphant au même niveau que ceux de la Jarretière et de la Toison d’or, parce qu'une économie prévoyante en a ménagé la distribution; parce que, comme toute aristocratie, il entoure son berceau des nuages d’uneantiquité dont leshistoriens n'ont pas encore éclairer le mystère. Les uns le reculent jusqu'au temps de Canut VE, vers la fin du xn° siècle (je crains qu'ils ne soient des flatteurs complaisants) ; d’autres, et leur critique serait bien trop sévère, s'arrêtent à Chrétien [*, qui vivait dans la seconde moitié du xv° siècle. Le gouvernement, dans des déclarations officielles, fixe aux premières années du xv° siècle la fondation de l'ordre, qui fut renouvelé par Chrétien [*, en 1458, et confirmé par les papes Pie V et Sixte VI, en 1462 et 146%. Il s'appelait alors la confrérie de la Sainte-Vierge.

Les statuts ont été modifiés par Chrétien V, le 1° décembre 1693.

Le nombre des chevaliers est limité à trente, non compris les princes royaux, chevaliers-nés.

On n’est pas reçu dans l’ordre avant trente ans, excepté les proches parents de la maison royale, qui peuvent être admis à vingt.

1 REMARQUES GÉNÉRALES. Le roi est chef des ordres qu’il confère d’après sa volonté. L’administration en a été confiée au chapitre des ordres royaux, établi le 28 juin 18908 ; le roi en est président.

Il existe un corps militaire des- ordres , qui fait le service les jours de cérémonies, et qui se compose d’un chef, de deux sous-chefs et de trente-deux officiers.

Le jour commun de la fête des ordres est le 28 juin, anniversaire de la naissance du roi Waldemar If. Ce jour-là, le chapitre s’assemble dans la chapelle du château de Friedrigsborg, où doivent être présents tous les membres et les chevaliers qui sont dans la ville. Is ont encore une autre fête, celle du roi régnant; alors le chapitre s’assemble au château de Rosenborx.

Les indigènes doivent faire profession de la religion évangélique, et avoir été jugés dignes de la croix de Dannebrog.

La décoration de l'Éléphant (pl. XIX, n° 2) n’est compatible avec aucune autre. Dans sa forme actuelle, elle représente un éléphant émaillé de blanc, les défenses d’or, caparaçonné de bleu, portant sur le dos une tour marquetée, et sur le cou un nègre tenant un javelot d'or. Ordinairement, cet insigne est suspendu à un large ruban bleu moiré, dirigé vers la hanche droite. Aux jours de fête, il pend au collier d'or (pl. XX, n° 2), qui se compose de tours alternant avec des éléphants dont la housse bleue est chargée de la lettre D (Dania) en or.

Les chevaliers portent, en outre, sur la gauche de la poitrine, l'étoile d'or (pl. XIX, n° 1). L’écusson d’or du centre est couvert d’un plus petit écusson de gueules, chargé d’une croix en diamants, et entouré d'une guirlande de lauriers d'argent.

Le costume consiste en un Justaucorps et culottes de satin blane, un long manteau de velours cramoisi avec une queue longue de deux aunes, fourrure blanche et capuchon. Le chapeau est de velours noir, orné de plumes rouges et blanches.

Le manteau du roi est fourré d’hermine; et, sur le chapeau, il ne porte que des plumes blanches à côté d’une aigrette de héron noir.

La fête particulière de l’ordre de l'Éléphant est fixée, depuis 1808, au 1" janvier. Auparavant, on la célébrait le troisième jour de la Pentecote. Sa devise est: Magnanimi pretium. |

Le choix de ce symbole est moins étrange que beaucoup d'autres. Déjà l'antiquité reconnaissait à l'éléphant les vertus, joyaux de la couronne royale : la force et la clémence, la religion et la prudence; et lui attribuait une fierté digne qui ne sait pas plier les genoux.

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