AUTRICHE. , PI WI
Bourgogne, qui n'avaient pu être fondateurs et souverains de l'ordre qu’en qualité de souverains des Pays-Bas.
Les droits du due d'Anjou, fondés sur les actes des héritiers des fondateurs qui avaient rattaché l'ordre à la couronne d'Espagne, étaient mieux justifiés.
Le congrès d'Utrecht laissa le litige ouvert; par l'article 10 de la paix de Vienne de 1725, il fut convenu que l'Empereur et le roi d'Espagne garderaient leur vie durant les titres qu'ils avaient portés, mais que leurs successeurs ne prendraient que les titres des provinces dont ils auraient la possession réelle. Dans cette stipulation, la dignité de grand maitre de la Toison d'Or était tacitement comprise.
Charles VI étant décédé en 1740, sa fille Marie-Thérèse, héritière de ses États et nommément de ceux qui appartenaient à la succession de Bourgogne, déféra la grande maîtrise à son époux; mais don José Carpintero, secrétaire de la légation d'Espagne, protesta contre cet acte.
Au congrès d’Aix-la-Chapelle, l'article 13 des préliminaires du traité avait dit : « S. M. Britannique, S. M. Très-Chrétienne et les Seigneurs États-Généraux , s'engagent à interposer leurs bons offices pour faire décider le différend concernant la grande maitrise de la Toison d'Or. » Mais le traité définitif étant resté muet à cet égard, le marquis de Soto Mayor protesta contre « toute induction que quiconque, peu instruit des droits des couronnes, pourrait tirer tant de l'article 15 des préliminaires que du silence du traité, au préjudice d’un droit ét d’une possession attachés inséparablement à la couronne d'Espagne. »
Le 26 novembre 1748 , le comte de Kaunitz-Rittberg répondit à cet acte par une contre-protestation, et les deux couronnes perpétuèrent leur possession comme si elle était légitime.
La décoration n° 1, planche JIT, se porte suspendue au cou , et aux jours de grande cérémonie à la chaîne n° 8.
Le costume est composé d’une tunique en velours rouge foncé, doublée de Satin blanc, manteau en velours pourpre, doublé de satin blanc, orné d’une riche broderie en or et dont le bord extérieur est en satin blanc, sur lequel se répète, brodée en or, la devise : xx L’ay empris. Bonnet de velours pourpre, d'où ressort un morceau d’étoffe de la même couleur retombant en arrière et assujetti à l'épaule; souliers et bas rouges.
La fête de l'ordre est fixée à la Saint-André, et, si ce jour tombe dans
la semaine, au dimanche suivant. L'empereur d'Autriche, comme grand maitre, et tous les membres présents se rendent processionnellement à l'église de la cour, et après le service divin dinent au palais dans la salle du chapitre. Au jour des Roïs, il est tenu, en présence de l'Empereur, un chapitre dans l’église de la cour, et les membres récemment nommés y sont créés chevaliers avec de grandes cérémonies.
Les officiers de l'ordre sont un chancelier, un trésorier, un greffier et un roi d'armes, nommé Toison d'Or. Cette charge était remplie autrefois par le roi d'armes du Brabant.