‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 7 sur 272 · ORDRE DE MARIE-THÉRÈSE · texte numérisé non relu

ORDRE DE MARIE-THÉRÈSE

Le 18 juin 1758, le feld-maréchal Daun vengeait, dans les plaines de Kolin, les défaites du duc de Lorraine, et forçait le grand Frédéric à renoncer au siége de Prague et à la possession de la Bohême. Pour perpétuer lesouvenir de cette actionsiglorieuse pour les drapeaux autrichiens, limpératrice Marie-Thérèse institua un ordre militaire qu’elle décora de son nom, et qui, dès l'origine, distribué avec justice et mesure, est demeuré le plus honorable et le plus honoré des ordres de mérite : et nous sommes fiers d'ajouter qu'un grand nombre de Belges ont été jugés dignes d'y être admis.

D'après les statuts, décrétés le 12 décembre 1758, personne n'est reçu dans l’ordre uniquement pour des motifs de naissance, de blessures. d'ancienneté, bien moins par faveur ou recommandation. Ceux-là seuls peuvent y prétendre qui, non-seulement ont satisfait à l'honneur et au devoir, maïs qui se sont, en outre, distingués par une action éclatante, ou qui ont bien mérité de l’armée par de sages avis à l'exécution desquels ils ont coopéré par leur courage.

Les titres des candidats sont soumis au chapitre, auquel sont convoqués les grands-croix et chevaliers présents à l'armée, et où doivent assister au moins six membres, non compris le président.

Dans les assemblées capitulaires, entourées du secret le plus absolu,

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