‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 74 sur 272 · NE L · texte numérisé non relu

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Celui-ci baise encore la main royale, se relève, et se retire après avoir

: recu les félicitations de ses frères.

| Le chapitre terminé, le secrétaire fait un dernier appel nominal,

et les frères, avec les officiers, se retirent en faisant les salutations

d'usage. Es

Tout récipiendaiÿe paye :

Mécrétairest 100 livres sterling.

A Lyon roi d'armes. . . . 70 )

| À l'huissier Verge Verte . . 70 »

| MR MMEFAULS. 0 + . 90 »

Aux six poursurvants. . . 18 »

| Aux six trompettes. . . . 9 ) | iii SRE ESS 90 ) | Le costume se compose d'un pourpoint et culottes de drap d'argent, | garnis de rubans verts et argent, bas de soie gris de perle, souliers de | peau blanche, jarretières et cordons de souliers verts et argent; surcot de velours pourpre, doublé de taffetas blane, ceinturon pourpre bordé d'or, à boucle d’or, soutenant une épée à poignée dorée, dont la coquille a la forme de la décoration, et le pommeau celle d’un chardon, le fourreau de velours pourpre ; manteau de velours vert, doublé de tatfetas blanc, avec des glands de soie verte et or; bonnet de velours noir, garni de même et un peu échancré sur le devant, orné dune aigrette de héron noir au milieu d’un bouquet de plumes blanches, les bords ornés de pierreries.

Les insignes sont :

1° Sur le côté gauche du manteau et de lhabit, KR eroix de Sant- André, en broderie d'argent , anglée de rayons de même, ayant au centre un chardon vert rehaussé d’or, en champ d'or, enfermé dans un cercle vert, avec la devise en lettres d’or : Nemo me 1impune lacessit. (PL XXXHIE n° 5.)

2° Au collier, composé de chardons et de jets de rue entrelacés, esi suspendu, au centre d’une gloire d’or, un saint André d'or, la robe émaillée de sinople et le surcot de pourpre, portant devant lur sa eroix d'émai blane, ou composée de quatorze diamants, la croix et les pieds du saint reposant sur une terrasse de sinople. (PE XXXHE, n° 7). s'attache sur les épaules à des nœuds de ruban blane,

5° Suspendu à un ruban vert, passé de l'épaule gauche sous le bras droit, le bijou de l'ordre montre à l'avers le saint André comme ci-dessus. et au revers en champ de sinople, un chardon or et vert, la fleur rougeâtre, entouré de la devise. (PI. XXXITT n° 6.)

Ces insignes doivent être renvoyés après le décès des décorés.

Le souverain porte toujours la décoration au ruban de la jarretière, ou autrement s'il lui plait. Les chevaliers portent le collier aux jours de collier, partout où se trouve le souverain; et, en Écosse, d'obligation tous les jours de solennité publique en présence ou en l'absence du roi.

Le secrétaire, que ses fonctions retiennent toujours près du roi, porte, aux jours de cérémonie, un manteau de satin vert doublé de blane, la croix de Saint-André brodée au côté gauche, et sa décoration surmontée de la couronne impériale, suspendue à une chaîne d’or (mais ordinaire ment un ruban vert), représente un chardon vert et or, sur deux plumes en sautoir, avec la devise à l’entour.

Le roi d'armes a le même costume et la même décoration, mais passée en sautoir.

Le costume est aussi le même pour l'huissier, mais sa décoration, surmontée de la couronne impériale, consiste en deux jets de rue en sautoir, vert sur argent, chargés d’un chardon d'or, entourés de la devise.

ORDRE DE SAINT-PATRICE

Le 11 mai 1785, jour fixé par le lord lieutenant d'Irlande, comme représentant le roi, souverain perpétuel de l'ordre, les chevaliers fondateurs de Saint-Patrice, désignés par le roi dans la patente du à février, le prince Édouard, depuis duc de Kent, le duc de Leinster, les comtes de Clanricarde, d'Antrim, de Westmeath, de Inchiquin, de Drogheda, de Tyrone, de Shannon, de Clanbrassil, de Mornington, de Courtown, de Charlemont, de Bective et d'Ely, furent convoqués pour être investis des

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insignes de leur dignité avant leur installation. Tous, — excepté le prince Édouard, qui, par dispense royale, devait recevoir l'investiture en Anoleterre; le comte d'EIY, forcé à l'absence par la maladie qui l'emporta peu après, et le comte d’Antrim, qui, ayant manifesté le désir de ne pas renoncer à l'ordre du Bain, fut remplacé par le comte d’Arran, —réunis dans la salle d’assemblée, se rendirent dans la grande salle. La procession était composée de poursuivants et officiers d'armes, chevaliers fondateurs, pages, gentilshommes, gentilshommes de la chambre, maître de cérémonies, gentilshommes de l'écurie, contrôleur et grand maître du palais, officiers de l’ordre, poursuivants, hérauts, archiviste et huissier, secrétaire et généalogiste, chancelier, Ulster roi d'armes, portant la commission de sa majesté, le bijou et le ruban de grand maitre sur un coussin de velours bleu, lord vicomte Carhampton portant l'épée de l'État, le lord lieutenant comte Temple, avec dix aides de camp de chaque côté, Verge d'Or, hallebardiers.

Le cortége arrivé, le lord lieutenant s'étant assis et couvert, Ulster roi d'armes présenta la lettre de sa majesté, que son excellence remit au trèshonorable John Hely Hutchinson, secrétaire d’État, qui la lut à haute voix. Pendant la lecture, l'assemblée se tenait debout et tête nue. Son excellence s'étant rassise, Ulster lui présenta le ruban bleu et le bijou

de grand maitre, que son excellence s’attacha.

Introduit par Ulster et Verge Noire, l'archevêque de Dublin prêta serment comme chancelier de l'ordre: et, s'étant agenouillé, reçut sa décoration, et la bourse contenant les sceaux.

Le doyen de Saint-Patrice, archiviste; lord Delvin, secrétaire; Charles Henri Coate, généalogiste; John Freemantle, huissier, et William Hawkins, roi d'armes, prêtèrent serment et furent investis de leurs offices.

Lord baron Muskerry fut armé chevalier, comme représentant le prince Édouard.

Son excellence ordonna d'appeler le duc de Lester. Et, comme d'après les statuts nul ne peut entrer dans l'ordre qu'il ne soit chevalier, le duc recut l'accolade; immédiatement après 1l remit au généalogiste les preuves requises de huit quartiers de noblesse, et prêta à genoux le serment :

« Je... promets et jure que de tout mon pouvoir pendant ma vie et le temps que je serai compagnon de l’ordre illustre de Samt-Patrice,

je garderat, défendrai, maintiendrai les honneurs, droits et priviléges du souverain; observerai bien et fidèlement les statuts, points et ordonnances dudit ordre, tels qu'ils m'ont été lus de point en point, et d'article en article; et que sciemment et volontairement je ne violerai aucuns statuts ni aucuns des articles y contenus, à moins que je n’en aie dispense du souverain, Ainsi m'aide Dieu et le contenu de ce livre ‘. »

Il reçut ensuite, à genoux, de la main du grand maitre, le ruban et le bijou. |

Les mêmes formalités furent observées à l'égard des autres chevaliers:

Les cérémonies achevées, l'assemblée fut mformée qu'il avait plu au roi de nommer prélat de l'ordre larchevêque d'Armagh , primat d'Irlande.

Le cortége alors passa dans la salle d'audience, où le lord lieutenant reçut les félicitations des chevaliers et d’une nombreuse assemblée, qui manifesta la satisfaction qu’elle éprouvait de cette marque distinguée de là faveur du roi envers le royaume.

Le mardi suivant, 17 mars, fête de saint Patrice, patron de l'Irlande, était le jour fixé pour l'installation des nouveaux chevaliers du Trèfle: Le corps des volontaires du comté et cité de Dublin, sous les ordres du lord maire, les gardes à pied et à cheval, les régiments de la garnison, avaient été requis pour garantir l'ordre, border les rues et escorter We cortège.

La cavalcade quitta le château dans l'ordre suivant : un gros détachement de dragons, les trompettes d'État, les hallebardiers, l'épée d'tat, les écuyers du souverain, l’'archevèque d’Armagh, le lord lieutenant, veprésentant du grand maître, lord Muskerry, représentant du prince Édouard, les chevaliers, revêtus seulement de la tunique, le chapeau à là main, chacun ayant trois écuyers, nobles à huit quartiers, pour accom= pagner leur carrosse.

A la porte de la cathédrale, le lord lieutenant était attendu par les officiers de l'église et de l’ordre.

À l'entrée du chœur, les éeuyers, trois à trois, allèrent, en faisant là révérence à l'autel, se ranger vis-à-vis de la stalle de leur chevalier.

Les chevaliers, deux à deux, après avoir fait la révérence à l'autel, se

* Depuis le 21 septembre 1837,le serment, dont les termes ont été mainleuus, a C6 changé en une déclaration sur l'honneur.

rendirent à leur stalle, où ils demeurèrent debout, jusqu’à ce que son excellence fût assise.

Le chœur entonna l'antienne du couronnement. Après quoi, l'huissier, le roi, les hérauts et les poursuivants d'armes allèrent chercher les insignes de l'ordre, qu'ils rapportèrent le premier écuyer portant la bannière roulée, les deux autres écuyers portant le manteau et l'épée, Ulster portant le grand collier sur un coussin de velours bleu. Arrivés au milieu du chœur, ils s'y arrêtèrent, pendant que les quatre grands officiers de l'ordre allèrent à sa stalle chercher le premier chevalier. Celui-ci, après la révérence à la stalle du souverain, descendit au milieu du chœur, où le chancelier et l'archiviste lui ceignirent l'épée en disant :

« Recois cette épée pour l'accroissement de ton honneur, et comme signe et gage de l'ordre illustre dans lequel tu es reçu; qu’elle serve à ta défense, et au maintien ferme des droits et ordonnances que tu reconnais, et à la protection juste et nécessaire des opprimés et des nécessiteux, »

Ils lui attachèrent le manteau en disant :

« Recois cette robe et costume de cet ordreillustre, pour l'augmentation de ton honneur, et porte-la avec la ferme et constante résolution de te montrer, par ton caractère, ta conduite et ton maintien, un vrai serviteur de Dieu tout-puissant, un digne frère et chevalier compagnon de cet urdre illustre. »

Puis, en mettant le collier, ils prononcèrent cette formule :

« L’aimable compagnie de l'ordre de Saint-Patrice t'a reçu comme frère, amant et compagnon, et en gage et témoignage de cela, t'offre et te donne ce bijou. Dieu fasse que tu le reçoives et le portes dorénavant pour sa gloire et son plaisir, et pour l’exaltation de l’ordre et de ta personne! »

Reconduit à sa stalle, après la révérence d'usage pour le souverain, il fut salué par le souverain et les autres chevaliers; l'écuyer déploya sa bannière, les chevaliers debout et découverts ; et la bannière, portée à l'autel par l'archiviste, fut remise à Ulster, qui la fixa dans les balustres de l'autel.

Les mêmes cérémonies furent observées pour chacun des autres chevaliers.

Ensuite le chœur entonna le Te Deum; puis, après être rentrés en procession à la chambre du chapitre, les chevaliers, en costume complet, retournèrent au château, et là se montrèrent aux fenêtres pour gratifier

les spectateurs. Quand le diner fut annoncé, ils passèrent dans la salle Saint-Patrice, où ils prirent place dans l’ordre de leurs stalles , le chapeau sur la tête, le grand maitre au centre, la chaise du prince à gauche, le prélat et le chancelier aux deux bouts; les écuyers, derrière leurs maitres, debout; et lorsque le lord lieutenant s’assit, ils se rendirent aux siéges qui leur avaient été préparés.

Les étrangers élus, s'ils acceptent, reçoivent par ambassadeur le costume et les insignes. Dans les sept mois, ils envoient un représentant, chevalier sans reproche, qu'ils chargent de la bannière, de l'épée, du heaume et du cimier à déposer dans l’église Saint-Patrice. Ce député, portant le manteau sur le bras droit, est conduit par deux chevaliers de la porte du chapitre à la stalle, et, après avoir prêté serment, est installé au nom de son maitre.

L'élection est nulle, si l'étranger laisse écouler, sans envoyer son représentant, les sept mois ou les nouveaux délais qui lui auront été accordés.

À la mort d'un chevalier, le chapitre, convoqué par le souveram, se réunit au nombre de six au moins; chacun présente neuf noms, sujets ou amis du rovaume, parmi lesquels le roi choisit ceux qu'il juge le plus honorables pour l’ordre ou le plus profitables pour la couronne.

Les rangs sont fixés par l'admission dans l’ordre, et quand une stalle est vide, elle est remplie par le chevalier immédiat. |

Quand les chevaliers, sans excuse raisonnable, manquent aux convocations, 1ls sont, la première fois, réprimandés en chapitre. À une seconde faute, ils perdent leur rang, et descendent à la dernière stalles à une troisième, le chapitre prononce. Mais le-souverain peut leur accorder leur pardon.

À leur admission, les chevaliers payent :

Au secrétaire . 0 0 25 livres'sterling:

Au généalogistenr.; "2004 8 MORE NS »

À l'huissier TEE nt) > À chaque héraut d'armes, 10 L . 20 »

Aux poursuivants, chacun 5 L . 20 »

AU'TOL d'AT MES ET DRE CROSS »

À l'archiviste, 25 à l'investiture et autant à l'installation . . . 50 »

Le costume de l'ordre consiste :

En un manteau de satin bleu bordé de soie blanche, avant sur l'épaule gauche un chaperon de satin blanc aussi bordé de soie blanche, attaché par deux cordons de soie bleue et or ;

Bottes de chevreau blanches, doublées bleu, à éperons d’or ;

Épée à poignée d’or, fourreau de velours cramoisi, ceinturon de satin CramMOISI ;

Chapeau rond de velours noir, le bord antérieur relevé, et couvert de l'étoile de l'ordre, surmonté de trois plumes d’autruche rouge, bleue et blanche ;

Collier d'or, composé de roses et de harpes qui alternent, liées par un nœud d’or, les feuilles des roses émaillées alternativement blanches et au dedans rouges, et rouges au dedans blanches. Au centre du collier la couronne impériale surmontant une harpe d’or à laquelle pend le bijou d'or, ceint d'une guirlande de trèfle, dans laquelle est inscrit un cercle d'or contenant en lettres d’or la devise : Quis separabit, et le millésime MDCCLxxxI entourant la croix de Saint-Patrice de gueules, chargée d’un trèfle vert , chacune des feuilles chargée de la couronne impériale d’or sur champ d'argent. Outre les cérémonies, il y a trente-cinq jours dans l'année où le port du collier est obligatoire. (PI. XXXEV, n° 14.)

Quand les chevaliers ne portent pas le collier, le bijou (pl. XXXHIT, n° 9) est suspendu à un ruban azur attaché à l'épaule droite.

Le même bijou, entouré d’une étoile d'argent à huit pointes, dont quatre plus grandes, est attaché au côté gauche du vêtement extérieur. (PL XXXIIT , n° 5.)

Les chevaliers peuvent entourer leurs armes du collier.

Les officiers de l’ordre ont un costume particulier.

A la mort d’un chevalier, ses insignes doivent être renvoyés à Ulster le conservateur, et le chancelier recoit un droit de 490 livres.

Le nombre des chevaliers, fixé d'abord à quinze sans compter le souverain, a été porté à vingt-deux; jusqu'aujourd'hui ordre ne compte guère que dix-neuf grands maitres et soixante chevaliers.

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