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bassadeur, l'autre trésorier de la maison du roi, les trois autres fils ou frères de pairs whigs. La première stalle échut au prince William, le futur général de Fontenoy et de Culloden.
Nous ne décrirons pas les bizarres cérémonies qui devaient accompagner l'élection et l'installation d'un chevalier : elles n’ont pas été observées une seule fois.
Les ministres qui remplacèrent Walpole suivirent les errements de leur devancier; mais respectant les limites posées à la distribution, ils conservèrent au ruban rouge tout son lustre. Lors de la guerre de la Péninsule, quand la gloire des armées britanniques brillait de son plus bel éelat, le prince régent créa un certain nombre d’extra-chevaliers. Puis, la paix venue, 1l essaya (2 janvier 1815) une reconstitution complète de l’ordre qu'il voulut consacrer au mérite militaire et civil.
Il le divisa en trois classes :
La première, outre les princes du sang royal, comprend soixante et douze grands-eroix , dont vingt peuvent être choisis dans les carrières civiles. (Ce nombre a été dépassé.)
Ils conservent les droits et priviléges qui appartenaient aux anciens compagnons.
Pour entrer dans cette classe, il faut avoir atteint le rang de major général ou de vice-amiral.
La seconde classe est composée de 180 commandeurs (non compris le officiers étrangers) ; mais dans le cas d'actions d'éclat, ce nombre pourra être accru. Pour être commandeur, il faut avoir le rang de lieutenant-colonel ou de capitaine de vaisseau. À ce grade, préliminaire indispensable de la grand-croix, sont attachés tous les honneurs de la chevalerie.
Enfin viennent les compagnons, pris parmi les officiers de terre et de mer, qui ont reçu une médaille ou autre signe d'honneur, ou dont le nom a été spécialement cité dans la London Gazette, pour leur valeur ou leur conduite distinguée. Les compagnons ont la préséance sur tous Îles esquires.
La décoration (pl. XXXIV, n° 15) rappelle les armes attribuées au roi Alfred : trois couronnes impériales d'or, et sa devise : Tria juncta in UNO.
Les grands-croix la portent à un ruban rouge passé en écharpe de
gauche à droite, ou suspendue au collier (pl. XXXIV, n° 12), outre la plaque (n° 10) sur la gauche de lhabit.
La décoration militaire se distingue par une couronne de laurier autour de la devise, issante d’une petite bande bleue, inscrite des mots : Lek dien.
Les commandeurs portent la croix en sautoir, et, brodée sur le côté gauche de habit, la plaque n° 11, pl. XXXIV.
Les compagnons la suspendent à la boutonnière.