‹ Ordres équestresChapitre 19 sur 126 · ADDITION A LA LISTE DES TEMPLIERS DU ROUERGUE · texte numérisé non relu

ADDITION A LA LISTE DES TEMPLIERS DU ROUERGUE

Templiers du Rouer pue interrogés à Paris, comme témoins, par les commissaires du pape en 1310 et 1311 , et mentionnés dans le deuxième volume du Procès des Templiers, par M. Michelet.

Page».

Guigon de Roquetaillade, précepteur de Drulhe 154

Bernard d’Adhémar, chevalier du diocèse de Rodez.. . 156

Déodat de Hugues , du diocèse de Rodez 1 56

Pierre de Gotand , précepteur de La Cavalerie 1 58

Bernaud de Bord , chevalier 158

Bernard de La Roque, précepteur de la province 158

Bernard de Gimbaud , précepteur de Sainte-Eulalie. . . 158

Guillaume de La Roque , servant , détenu à Najac 158

Raymond Penaria , servant , aussi détenu 1 58

Durand Passarion, précepteur de la maison de La Clau. 1 60 Raymond de Saint-Yéran 160

TEMPLIERS

Pages.

Guillaume d’Alaman , détenu à Najac 160

Guillaume Calador, détenu à Najac 160

Béranger de Gérald , détenu à Najac 160

Pierre Bastide , servant du Bouergue , détenu à Najac. . 1 60

Hugues de Sances , détenu à Najac 160

Bernard de Bonhomme , précepteur de la maison du

Temple d’Albignac 162

Pierre d’Amalin , servant du diocèse de Rodez 163

Pons de Brohet, chevalier 163

Aymeric Calador, prêtre 163

Déodat Gavalda, du lieu de Sainte-Eulalie 163

Raymond d’Avalvin , servant , du diocèse de Rodez. . . 167

llancerio de Lemovicino , chevalier de la maison de

Sainte-Eulalie ; 167

Raymond de Bermond , camérier de Sainte-Eulalie. . . 167

Girbert de Roger, précepteur de Laguiole 169

Guillaume de Boculix , prêtre de la maison de Drullie. 169 llatier de Saint-Vincent, chevalier de la même maison. 169 Üthon Samniada, servant du diocèse de Rodez 169

TEMPLIERS

,V0lTEA|jX TEMPLIERS.

L’abbé Grégoire , ancien évêque constitutionnel de Blois et membre de la Convention nationale , est le premier qui ait révélé (1) l’existence continuée jusqu’à nos jours de l’ordre des Templiers , qui semblait éteint depuis cinq siècles.

D’autresécrivains après lui se sont occupés du même sujet, et les nouveaux Templiers eux-mêmes ont pris soin , surtout depuis 1 830 , de constater leur existence par des assemblées, des cérémonies publiques et différents actes qui sont connus de tous.

Cadet-Gassiconrt, qui écrivait en l’an V, ainsi que l’abbé Barruel (2) et le conventionnel Grégoire font naître les francsmaçons, les rose-croix et autres sectes d’illuminés des Templiers , et tout le monde sait , en effet , que dans les grades élevés se trouve celui de chevalier Kadosch , ou chevalier du Temple, grade où l’initiation aux mystères de l’ordre est complète.

Ce qu’il y a de sûr, c’est que les plus secrets mystères de la franc-maçonnerie sont réputés émaner d’Ecosse , pays où les Templiers, à l’exception de deux, parvinrent tous à se sauver.

Toutefois, avant l’année 1610 , on n’aperçoit aucune trace de l’existence des francs-maçons.

Le personnage singulier dont la société des Rose-croix portait le nom , est un Christian Rosen-Creuz , né , dit-on , en 1378 , qui ayant voyagé en Orient et en Afrique, apprit des secrets importants des Chaldéens et des Arabes, et qui mourut à l’âge de 106 ans, après avoir institué une société secrète destinée à transmettre sa mystérieuse science à la postérité.

(1) Histoire des sectes religieuses

(2) Mémoires pour servira l'histoire du Jacobinisme, 1769. 4 v. in-8\

TEMPLIERS

Prévoyant les malheurs prêts de fondre sur l’ordre , Jacques Molay , du fond de sa prison , aurait créé quatre logesmères, savoir : pour l’orient, Naples; pour l’occident, Edimbourg ; pour le nord , Stokolm , et pour le midi , Paris.

Il aurait désigné aussi en secret pour son successeur Jean- Marc Laminius , issu d’une noble famille de Marseille et commandeur de Jérusalem.

« Le lendemain de l’exécution de Molay , le chevalier Aumont et sept Templiers , déguisés en maçons , vinrent recueillir les cendres du bûcher. Quinze jours après, le nommé Squin de Florian, chevalier apostat , qui avait dénoncé l’ordre , meurt assassiné. Le pape le fait enterrer à Avignon et le béatifie ; mais les Templiers enlèvent son corps de son tombeau et y déposent les cendres de Jacques Molay. Alors les quatres loges de francs-maçons , créées par le grand-maître, s'organisent , et tous les membres y prêtent serment d'exterminer tous les rois de la race des Capétiens , de détruire la puissance du pape , de prêcher la liberté des peuples, et de fonder une République universelle. »

Pour n’admettre a leur vaste projet que des hommes sûrs , ils inventèrent les loges ordinaires de maçonnerie, sous le nom de Saint-Jean et de Saint-André. Ce sont celles que l’on connaissait en France , en Allemagne , en Angleterre ; sociétés sans secret, dont les pratiques ne servent qu’à donner le change et à faire connaître aux vrais maçons les hommes qu’ils peuvent associer à la grande conspiration. Ces loges, que je pourrais appeler préparatoires, ont un but d’utilité réelle ; elles sont consacrées à la bienfaisance, et elles ont établi entre les différents peuples des liens de fraternité infiniment estimables.

Les cérémonies usitées dans les simples loges sont des allégories de l'histoire des Templiers ; allégories qu’on n’explique qu’au grade de Kadosch , ou chevalier du Temple , alors que tous les secrets de l’ordre sont révélés à l’initié.

Ceux-ci ne tiennent point loge. Leurs assemblées s’appellent chapitre. Il y a quatre chapitres : un dans chaque ville désignée par Jacques Molay, et composé chacun de vingt-sept

Oigilized by Googli

TEMPLIERS. 109

membres. Leur mot d’ordre est : Jakin Boos Mac-Benach Adonnï, 13 U , dont les lettres initiales sont celles de : Jacobus Burgundus Molay, beatus anno Domini 1314. Les autres mots sacramentels sont : Kadosch , qui signifie régénérateur; Nekom, vengeance, Paul Kal Pharaskal , qui met à mort les profanes (1). »

Toutes les cérémonies des loges ordinaires , quoique conformes au but de l’association , puisqu’il n’y est question que de venger la mort d’un certain Hiram , architecte du Temple de Salomon, ne servent qu’à masquer la constitution de l’ordre, et à éprouver ceux qu’on appellera plus tard à connaître le grand secret.

Il y a donc en Europe une foule de loges maçonniques ; mais elles ne signifient rien sous le rapport politique ; ce ne sont que de véritables séminaires. Les vrais maçons Templiers ne sont que cent huit sur la terre ; ce sont ceux qui par vengeance , par ambition et par système ont juré le massacre des rois et l’indépendance de l’univers.

C’est donc, comme on voit, sous les formes adoptées par une société qui peut se croire innocente, morale et philosophique . qu’on éprouve ceux qui de grade en grade doivent parvenir à la véritable initiation. Déjà, au commencement de sa course , le franc-maçon , en voyant ce qu’on appelle la lumière , aperçoit des glaives étincelants , des emblèmes qui, plus tard, doivent être des symboles de révolution. Bientôt après, on lui parle d’un maître , mort depuis 2,300 ans et que cependant il faut venger ; on lui remet un poignard , et l’élu frappe des images humaines, et revient portant d’une main le fer qu’on lui a confié, et de l’autre une tête ensanglantée.

On regarde comme un enfantillage ce meurtre feint; on ne recule point d’horreur dans ces jeux homicides, à la vue de l’horrible trophée que l 'élu rapporte de la caverne où il est entré. Mais alors qu’il est parvenu au trentième degré , alors qu’il est reçu chevalier Kadosch ou Templier le voile se dé-

fi) Le tombeaude Jaçques Molay , par Cndet-Gassicourt

TEMPLIERS

chire. Ce n’est plus le maître des ouvriers du Temple de Salomon , être imaginaire qu’on doit venger ; c’est Jacques de Molay , grand-maître du Temple; le tyran qu’il faut poignarder, c’est Philippe-le-Bel. On dessine deux croix, une tiare et des clefs sur le sol ; on y ligure un personnage historique , revêtu des emblèmes de la puissance ; l’une des croix est celle du pape , d’ailleurs suffisamment désignée par les autres attributs , l’autre était autrefois celle de Saint-Jean ou de Malte. L’initié les foulait aux pieds; il outrageait de même l’image royale. Haine au pape et au roi! tels sont les derniers mots prononcés à la fin de la cérémonie.

Avant l’attentat de Philippe-le-Bel , il est vraisemblable que les Templiers n’étaient que de simples théosophistes, c’est-àdire des hommes religieux qui , par des pratiques mystérieuses et contemplatives , cherchaient une perfection imaginaire et croyaient entretenir un commerce spirituel avec la divinité.

Cette chimère, dont l’origine se perd dans la plus haute antiquité , subsiste encore et forme une secte , dont les zélateurs portent spécialement le nom d 'illuminés.

Les Templiers persécutés négligèrent quelque temps leurs contemplations pour s’occuper d’assurer leur vengeance , et formèrent l’association secrète et politique dont Jacques Molay fut le fondateur.

Croire donc que les anciens Templiers , dans l’ardeur de leur vengeance , ont donné naissance à une secte anti-sociale qui a traversé les siècles poursuivant avec persévérance ses funestes desseins , n’a rien que de vraisemblable ; mais affirmer que l’ordre du Temple lui-même se soit perpétué pendant cinq siècles et ait eu des adeptes dans toutes les parties du monde , sans que les gouvernements ni personne en fussent instruits, c’est ce qu’il est difficile d’admettre (I).

Quant aux croyances religieuses des nouveaux Templiers , on peut douter qu’elles aient toujours été d’une parfaite orlho-

(1) La seule chose quipaiaisse inconte.-lable , c'esl que depuis 1804 il existe en France un ordre qui prélend être le coulinualeur des anciens Templiers et prend la qualification d'ordre du Temple.

doxie. D’élranges maximes ont eu cours dans le Temple surtout en 1830. On accusait alors les frères de Paris de professer ce que l’on a nommé le christianisme primitif ou johanite, sorte de matérialisme déguisé. Et toujours est-il qu’à celte époque de nombreux écrits dogmatiques et de controverse révélèrent les dissensions intestines qui avaient éclaté au sein du nouveau Temple. Les Templiers du midi donnèrent un éclatant désaveu aux doctrines religieuses de leurs frères du nord , dans une protestation solennelle du 1er février 1833, qui fut insérée dans les journaux de l’époque.

Ils disaient dans celte pièce « qu’une secte de francs-maçons venait de prendre le nom de Templiers ; qu’ils ont formé non-seulement un schisme , mais encore une hérésie ; qu’ils ont abjuré les règles et les statuts de l’ordre; que rien ne prouve qu’ils ont succédé aux anciens Templiers , et que lors de l’abolition de l’ordre par le Saint-Siège , on n’avait pas le droit de le continuer. »

Aussi , les membres de l’assemblée capitulaire du Languedoc ne prennent dans leur délibération que l’humble litre J 'aspirants à la ceinture de l'ordre, et ils chargent le proprieur du Languedoc , en l’absence du pro-grand-maître , alors en voyage dans la Palestine , de faire connaître leur protestation aux autres provinces de France.

Mais il paraît qu’on parvint enfin à rétablir la paix et à rentrer dans les voies orthodoxes.

Une circulaire livrée à la publicité porte que le couvent général, dans sa séance du 8 juin 1839, a rendu un décret promulgué par M. le régent et dont les premiers articles sont ainsi conçus :

« L’ordre du Temple estime institution chrétienne , chevaleresque , religieuse, hospitalière et tolérante : sa morale est celle des saints Evangiles , base de toute vérité.

» Le grand-maître et le primat de l’ordre du Temple ne peuvent être choisis que parmi les chevaliers qui professent la religion catholique , apostolique et romaine (1). »

[1} Circulaire citée dans l’ouvrage de Jl. Maillard de Chambure,

112 TEMPLIERS

Quoiqu’il en soit de ces faits , qui paraissent avoir assez de vraisemblance , du moins en ce qui touche «à l’origine des francs-maçons et au but politique de cette société secrète , voici la succession des grands-maîtres de l’ordre du Temple depuis Jacques Molay, telle qu’elle a été publiée par les journaux en 1838 (1).

1° Marc Larménius, en 1314 ;

2° François-Thomas Théobald, commandeur d’Alexandrie, en 1324;

3° Arnaud de Braque , chevalier français , qui ramena la grande maîtrise et les archives de l’ordre en France , en 1340;

4° Jean de Clermont , en 1 349 ;

5° Bertrand Dugnesclin , le fameux connétable, en 1337;

6° Jean Ier d’Armagnac , en 1381 ;

7° Bernard d’Armagnac, en 1392 ;

8° Jean II d’Armagnac , en 1419 ;

9° Jean de Croy, en 1451 ;

10u Bernard Imbault , lieutenant-général ou vicaire général du grand-maître pour l’Afrique , régent pendant vacance de la grande-maîtrise , en 1 472 ;

11° Le cardinal Imbert de Linoncourt , archevêque de Reims , en 1478 ;

1 2° Galéas de Salazar, en 1 497 ;

13° Philippe de Chabot, en 1516 ;

1 4° Gaspard de Saulx de Tavannes , en 1 544 ;

15° Henri de Montmorency, en 1574;

16" Charles de Valois, d’une maison qu’il ne faut pas confondre avec la branche de Valois qui régna sur la France , en 1615 ;

17° Jacques Rouxel de Groncey, maréchal de France , en 1651 ;

18° Jacques-Henri de Durfort, duc de Duras, en 1681 ;

19° S. A. R. Philippe , duc d’Orléans, qui fut régent de France, en 1705 ;

20° Louis-Auguste de Bourbon , duc du Maine , en 1724 ;

(1) L'£uroj>« , 30 avril 1838.

TEMPLIERS

21° Louis-Henri de Bourbon-Condé , en 1737 ;

22° Louis-François de Bourbon-Conti , en 1741 ;

23° Louis-Hercule-Timoléon , duc de Cossé-Brissac , gouverneur.de Paris , massacré le 10 août 1792 , aux Tuileries, en défendant le Trône ;

24° Claude-Mathieu-Radix de Chevillon, trésorier de France, régent pendant les temps révolutionnaires , la grande maîtrise vacante :

23° Bernard-Raymond Fabré de Pallaprat (médecin), grand-maître en 1804 ;

26° Guillaume Sidney (amiral anglais), lieutenant-général ou vicaire-général du grand-maître pour l’Asie , prince magistrat régent, nommé par Bernard-Raymond, son successeur à la grande maîtrise en 1 838.

HOTE DES PIIISCIIMIA «tllRAGES RELATIFS AUX TEMPLIERS.

1 0 II faut d’abord citer les anciens historiens des Croisades , et notamment Guillaume de Tyr, Jacques de Vitry, Guillaume de Nangis et son continuateur, etc. C’est dans ces chroniques où sont rapportés en détail tous les faits et gestes des Templiers dans la Palestine qu’ont puisé les historiens modernes.

2° Villani de Florence , vivant au xive siècle , auteur d’uue chronique en italien , en douze livres , depuis la Tour de Babel jusqu’à l’an 1364 , réimprimé à Milan, 1738, 2 vol. in-fol., livre rare et qui mérite d’être consulté sur les événements des xme et xive siècles. L'auteur est peu favorable au pape Clément V.

3° Ferreti de Vicence , historien du xive siècle , auteur d’une chronique fort curieuse et qui comprend , sous le nom d 'Histoire de son temps, ce qui s’est passé depuis l’an

TEMPLIERS

tu

1 250 jusqu’à l’an 1318. Cette histoire se trouve dans la collection de Muralori.

4° Paul Emile , célèbre historien du xvie siècle , né à Vérone; on a de lui une Histoire de France en latin , traduite en français par Jean Renard, 1645, in-fol. Cette histoire , en vingt livres , commence à Phamarond et finit en 1 488.

5° Dupuv, Pierre, né à Paris en 1382, auteur de V Histoire véritable de la condamnation de l'ordre des Templiers , in-4°, Bruxelles, 1751, appuyée de la plus grande partie des pièces du procès et d’un grand nombre de documents relatifs, bulles du pape , lettres patentes du roi , interrogatoires , mémoires des charges , défenses et autres actes , soit dans leur entier, soit par extrait , le tout puisé dans le trésor des chartes de France (à l’inventaire duquel Dupuy travailla fort longtemps), et autres dépôts publics.

5° bis. Chronique de Saint-Denis sur les Templiers, remplie d’exagérations et de faussetés.

6° Baluze, savant antiquaire du xvn* siècle ; cet historien parle avec détail de la condamnation des Templiers dans la vie du pape Clément V, dont il a donné six relations différentes, toutes écrites par des auteurs contemporains (Fies des papes d'Avignon depuis 1305 jusqu’en J 376, 2 vol. in-4", 1693).

Dans la bibliothèque royale se trouvent des manuscrits du même auteur où il est question des Templiers (voir entre autres le rouleau n” 7).

7° Helyot, religieux picpus, auteur d’une histoire fort étendue des ordres monastiques religieux et militaires , 8 vol. in-4", 171 4.

8° Histoire de l’abolition des Templiers , Paris, in-12, 1779. Brochure superficielle et pétrie de petites vues, trèsdifférentes de celles de l’histoire.

9° Nicolaï, Frédéric, académicien de Berlin, auteur d’un Essai sur le secret des Templiers, 1783 ; brochure pleine de recherches curieuses, mais empreinte de partialité et contenant beaucoup d’erreurs. Nicolaï prétend prouver la

TEMPuens.

certitude des crimes les plus révoltants attribués à ces malheureux chevaliers ; mais l’incrédulité religieuse dont l’auteur fait parade, ses violentes injures contre l’Eglise catholique doivent tenir en garde. Il pense que les francs-maçons tirent leur origine des Templiers.

10° Moldenbawer, prpfesseur de théologie à l'Université de Copenhague, en 1783, auteur d’une Histoire des Templiers, en allemand , publiée à Hambourg en 1792. Pour faire cet ouvrage, Moldenhawer consulta, dans la bibliothèque de Saint-Germain-des-Près, le registre manuscrit des procès-verbaux dressés par la commission du pape , manuscrit qui venait de la famille de narlay et reconnu authentique. C’était le même où avait puisé Dupuy ; mais le professeur danois, aidé de son ami l’orientaliste Tychsen, traduisit presque en entier les articles dont Dupuy n’avait donné qu’un extrait.

11° Histoire critique *1 apologétique des Templiers . par Le Jeune , chanoine prémonlré , prieur d’Elival , Paris , 1789, '2 vol. in-4°, ouvrage savamment et sagemeut écrit, favorable aux Templiers, mais ne contenant rien de nouveau.

12° Grégoire (l’abbé), évêque constitutionnel de Blois, Histoire des sectes religieuses , 6 vol. in-8°. L’auteur fait naître les francs-maçons des Templiers, et dévoile leur secret qui n’est autre chose qu’une conjuration permanente contre les rois et le pape.

13° Cadet-Gassicourt , Le Tombeau de Jacques Molay ou Histoire secrète et abrégée des Initiés anciens et modernes, des Templiers, Francs- M açons , Illuminés, etc., Paris, in-18", an V. Même système que l’abbé Grégoire.

14° Münter, Frédéric, professeur de théologie à l’Université de Copenhague, évêque de Zélande, l’un des plus savants antiquaires de son temps, né à Gotha en 1760, mort en 1830. Ayant fait la découverte à Rome , dans la bibliothèque Corsini, du cahier complet des Statuts de l’ordre les plus récents , écrits en roman , il les traduisit en allemand en les accompagnant de notes explicatives. Vers 1801, il composa, en outre, une dissertation fort curieuse sur les princi-

TEMPLIERS

pales accusations qui furent élevées contre les Templiers. Münter a communiqué la règle des Templiers à Fabré-Pallaprat, qui, à celte époque , se disait grand-maître de l’ordre à Paris.

\ 5° Mémoires historiques sur les Templiers ou Eclaircissements nouveaux sur leur histoire, leur procès, etc.,

par Ph.... G puisés en grande partie dans les écrits

allemands et particulièrement dans ceux de Miinler, dont il était l’ami, in-120, Paris, 1805.

16° Hammer (de), célèbre orientaliste allemand, auteur d’une histoire des sociétés secrètes de l’Orient et principalement de celle des Assassins , sous la conduite du Vieux de la Montagne (i), a tenté d’établir par de nombreux monuments la réalité des crimes imputés aux Templiers. Il a été réfuté dans le journal des savants et dans la bibliothèque universelle.

17° Raynouard, Monuments historiques relatifs à la condamnation des chevaliers du Temple et à l'abolition

(1) I.a Société mystique des Assassin», née en Perse après Ma mort de Mahomet , sous un chef nommé Scheik-el-Jebel , ou par corruption le Vieux de la Montagne , avait, dit-on , une grande analogie avec celle des Templiers, formée depuis et qui semblait calquée sur elle.

Les Assassins eurent des relations avec les chrétiens croisés en Palestine. On cite , entre autres, un traité de lingues de Payons, grand-maître du Temple , avec Aboul Wefa , chef des Assassins , ou Ismaélites , à Damas, et par lequel celui-ci s’engageait à livrer Damas aux chrétiens à condition qu'il aurait la souveraineté de Tyr.

Vers le milieu du xu* siècle, on voit les Assassins tributaires des Templiers. Le Seheik de la Montagne fit offrir à Alméric , roi de Jérusalem, de se faire chrétien ainsi que son peuple, à condition qu’ils seraient exempts du tribut annuel de 200 ducats que l'ordre du Temple levait sur eux. Cette convention fut brusquement rompue , parce que les Templiers assassinèrent l’envoyé du Seheik à la sortie de Jérusalem. Le roi de Jérusalem furieux, envoya demander l’assassin , le frère Dumesnil , à Odon de Saint-Arnaud , grand-maître , qui répondit avec hauteur qu’il n'avait aucune satisfaction à donner aux seigneurs de la Palestine , mais qu'il enverrait Dumesnil au pape.

TEMPLIERS

de leur ordre, Paris, 1813, in-8°. Dans ce chaleureux plaidoyer en faveur des Templiers , l’auteur se montre trop prévenu pour se livrer à une équitable appréciation des faits.

18° Recherches historiques sur les Templiers et sur leurs croyances religieuses, par S.... L.... , élève de l’école polytechnique.

19° Maillard de Chambures, Règle et Statuts secrets des Templiers , publiés sur les manuscrits inédits des archives de Dijon.

20° Histoire du procès des Templiers , publiée par le professeur Michelet en 1841 , aux frais du gouvernement. C'est la reproduction exacte et complète de toutes les pièces de la procédure instruite par la commission papale. Deux volumes in-4° ont paru. On attend le troisième.

Parmi les historiens qui ont parlé accidentellement des Templiers , il faut surtout citer l’abbé de Verlot et le Père Daniel , dont les ouvrages contiennent d’assez longs et curieux détails sur cet ordre.

OU DRE DE SA1NT-JEAN-DE JÉRUSALEM OU DE MALTE. — SES CüMMANDERIES EN ROUEIIGUE.-SES CHEVALIERS.

COEKTE NOTICE SIK L'OHDRE.

Page 1