LE COMTE BF.HGON
Celte mort glorieuse fut signalée dans l’ordre du jour de l’armée , daté d’Astérode , 8 février 1807, où sont textuellement rapportées les dernières paroles du mourant (1).
Elle a été reproduite dans des milliers de gravures qui ont rendu le nom du capitaine Auzouy célèbre et populaire dans toute la France.
Le comte BERGON.
Le comte Bergon , conseiller d’Etat, directeur général des eaux-el-forèts , sous l’Empire , grand-officier de la Légiond’Honneur, quitta Villefranche , sa ville natale, en 1757, et remplit de bonne heure les fonctions de secrétaire général de l’intendance de Monlauban. Il s’y fit remarquer par l’étendue et la maturité de ses vues ; il se montra laborieux , intègre , judicieux dans ses fonctions , obligeant dans la société , et sa réputation était tellement établie , que , lorsque après les orages révolutionnaires on voulut ressusciter, la régie des eaux-et-forèts, le gouvernement lui en confia le soin. M. Bergon vit dans celte grande mesure plutôt un moyen d’amélioration qu’un instrument de fiscalité. Il rendit la vie aux anciens règlements , et sut si bien approprier leurs dispositions à ses vues , que , par son activité et sa surveillance , il peut être considéré comme le restaurateur des grandes forêts du royaume.
Chargé de présider le collège électoral du département , en 1812, ses compatriotes lui donnèrent un éclatant témoignage de l’estime qu’ils lui portaient en le nommant candidat au Sénat (2).
(1) Cel ordre du jour se irouve dans le Moniteur de l'époque.
(2) Le comte Bergon vint présider une seconde fois le collège électoral de l’Aveyron , le 4 août 1816.