‹ Ordres équestresChapitre 62 sur 126 · DELAURO, MAIRE DE RODEZ · texte numérisé non relu

DELAURO, MAIRE DE RODEZ

bez prouve , par la manière dont il la présente dès le principe , qu’il a sondé toutes les profondeurs , qu’il l’a suivie dans toutes ses branches. Il va , pour ainsi dire , au-devant de tous les subterfuges de l’esprit d’erreur et de sophisme ; il n’igbore aucune des vaines difficultés que la demi-science du xyiii' siècle s’était plu à amasser comme d’épais nuages autour de la vérité, et il les dissipe par un rayon du jour. Sa preuve , exposée avec précision , mais claire , lumineuse , complète , ne laisse rien à désirer, et satisfait pleinement l’intelligence. »

DELAURO, maire de Rodez.

Delauro (Joseph-André-Guillaume-Régis) , neveu du précédent, naquit le 13 janvier 1778. Il fut élevé dans des principes d’honneur, de religion et de probité qui ont toujours dirigé sa conduite dans le cours de sa vie. Aussi , mêlé de bonne heure et jeune encore à tous les événements qui ont agité notre pays , il sut se maintenir, malgré la difficulté des temps , dans une ligne de modération qui est le propre de la vertu , et qui est toujours le meilleur gage de la sincérité et de la sûreté des convictions.

Appelé aux fonctions de maire , dès le 3 avril 1813, il les remplit avec la fidélité que lui imposaient ses serments, et le zèle que lui inspiraient son amour du bien public et son dévoûment à ses concitoyens.

L’avènement des Bourbons, s’il eût été mu par l’ambition, aurait pu la satisfaire; mais il refusa plusieurs positions honorables qui lui furent offertes et se contenta des modestes fonctions qu’il exerçait au gré de tous.

Son administration fut marquée par un grand nombre d’améliorations et par ces premiers embellissements dont il dota notre cité , si arriérée encore dans le mouvement que le progrès des arts et du goût imprimait à toutes les villes.

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