LE COMMANDANT CACHES
Le commandant GACHES.
Gâches (Antoine), de Sévérac , né d’un pauvre tisserand et d’une fileuse , tisserand lui-même après avoir été berger, était, par son travail et son économie, le soutien de sa famille. Entré au service deux ans avant la levée en masse , il fit les campagnes d’Italie et celles d’Espagne. Il assista à la bataille de Wagram et eut un commandement dans l’île de Ré. Il résulte d’une pièce trouvée à la mairie de Sévérac qu’il fut nommé chef de bataillon le 12 avril 1813 , et qu’il fut attaché en cette qualité au 75e régiment de ligne.
Retiré du service après la chute de l’empire , il fut nommé maire de Sévérac le 3 février 1824, et mourut le 18 novembre 1823. M. Gâches s’était montré , pendant cette dernière et trop courte période , administrateur sage , éclairé , consciencieux. Les regrets de tous ses concitoyens l’accompagnèrent dans la tombe.
Le général GARABUAU.
Garabuau (Jean-Antoine), général de brigade, oflicier de la Légion-d’Honneur, né à Vabre d’une famille d’artisans (1), le 16 mai 1760, s’engagea , à l’âge de 17 ans, en 1777. En l’an VI, il était adjudant-général. On l’employa comme chef d’état-major à l’armée du Rhin. Devenu général de brigade et envoyé en Italie sous le général Miollis, il dut prendre part
(1) Fils de Jean Garabuau , maître maçon , et de Thérèse Arnal.
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aux violences exercées en 1808 et 1809 contre le gouvernement pontifical , il fut même commandant de Rome. Rentré en France , on lui donna le commandement de la place de Metz. Il se retira bientôt après et alla s’établir à Délémont (Suisse), pays de sa femme , Henriette de Verger.
L’empereur voulut le rappeler en 4813 , mais il refusa ses offres. A l’époque de l’invasion de 1814, il fixa sa résidence à Besançon , où il est mort le 1 5 janvier 1 832 , âgé de 82 ans.
On s’accorde à le considérer comme un homme modeste et recommandable par ses qualités.
GAYRARD, graveur et sculpteur.
Gayrard (Raymond) naquit à Rodez le 25 octobre 1777. Il y a , dès le début de celte existence , une chose qui charme et plaide en sa faveur : c’est cette persévérance admirable qui . ne quitta jamais Gayrard et qui le fit arriver peu à peu, après le plus opiniâtre labeur, à celle position depuis longtempsacquise , et dont la mort seule a pu le déposséder. Il ne faudrait pas croire que la vocation embrassée par lui fût une marque de respect donnée au culte des traditions dans la famille; non , il n’appartenait pas à une race d’artistes. Son père faisait le commerce des étoffes qu’il fabriquait. Aussi Gayrard ne vit-il pas , comme tant d’autres , les pénibles débuts de sa carrière aplanis par le consentement paternel. Ce fut à grand’peine qu’après avoir lutté contre une volonté opposée à la sienne , il parvint à se faire mettre en apprentissage chez un orfèvre de ses parents. Ce n’était pas là ce qu’il désirait; mais enfin c’était un acheminement vers le but de ses rêves.
Il y resta peu. Ses vingt ans sonnaient avec l’année 1797. Il songea à partir. Ce fut une joie pour lui. Sa ville natale lui paraissait trop étroite : il s’enrôla. C’était le seul moyen qu’il eût de venir à Paris. Là , ses chefs s’étant intéressés à lui , il