GAYRARD, SCULPTEUR ET GRAVEUR
du 1 3 juin 1 849 ; de la rentrée du pape à Rome , de la fêle de l’hôtel-de-ville , après l’exposition de Londres, etc., etc. (1).
Parmi les bustes , je rappellerai ceux destinés à conserver les traits des souverains et d’hommes célèbres de notre époque, Louis XVIII ; le dauphin; Louis-Philippe, plusieurs fois; Napoléon III; Berthollet, — pour la bibliothèque de l’Institut; Auger; Ancelot; Chaptal; l’évêque d’Hermopolis ; l’archevêque de Paris , Affre ; Pariset , — pour l’académie de médecine ; Raynal , pour la bibliothèque de Rodez , etc.
Les statues , les groupes exécutés par cet artiste sont également nombreux. Raymond Gayrard a exposé, en 1819, la statue en marbre de V Amour ; en 1 822, un Samson colossal; en 1835, la Madeleine , Diane surprise au bain , Lucrèce; en 1836 , Eve ; en 1842 , la Vierge Immaculée; en 1846, une Vierge, l 'Hiver ; en 1848, la Vierge présentant l’ Enfant-Jésus, l 'Amour endormi, le Deuil ; en 1852, la France déposant son vole dans l’urne , statue en marbre , etc., etc. Il est également l’auteur de deux statues commandées en 1829 pour la décoration de la cour d’honneur du Palais-Bourbon , statues qui n’ont point encore été placées. Elles devaient représenter d’abord l 'Hérédité et la Restauration. Après 1830 , et à l’aide de quelques changements , elles devinrent la France et la Liberté. On connaît encore de Raymond Gayrard une Madeleine repentante , statue en marbre accordée à l’église Notre-Dame du Havre, un bénitier pour la cathédrale de Rodez , groupe colossal en pierre ; le fronton du palais de justice de Rodez , bas-relief en pierre; deux bas-reliefs pour la statue de Fourrier à Auxerre; un Christ à la colonne ; plusieurs groupes d’enfants se livrant à leurs jeux ; une statue de la Peinture et des bas-reliefs pour le monument que la ville de Montpellier consacre à la mémoire
(1) SI. Gayrard présenta nu roi , en août 1814, son portrait modelé en cire. Un de nos peintres les plus célèbres , consulté sur ce portrait, dit : « C’est aussi beau que l'antique que nous admirons. Je cherche des défauts dans votre ouvrage et je n'y trouve que des perfections. »
La première épreuve de ce portrait existe h Rodez.