‹ Ordres équestresChapitre 79 sur 126 · MONTER · texte numérisé non relu

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publique ; comment il a disparu , incognito , dans le cimetière de son village adoptif, qui ne sait pas peut-être quelle gloire est enfermée dans cette tombe silencieuse ; voilà comment nous donnons aujourd’hui seulement la première nouvelle de sa mort! »

Ici l’auteur de l’article que nous empruntons au Journal des Débals , et qui n’est autre que M. Jules Janin , se livre à une appréciation fort remarquable de l’œuvre capitale de M. Monteil :

« Quand pour la première fois la France du dix-neuvième siècle se vit ainsi revivre non plus dans ses batailles , non plus dans ses conquêtes , mais dans ses usages , dans ses mœurs privées, dans ses arts , dans ses métiers; non plus dans ses soldats , dans ses rois et dans ses capitaines , mais dans ses ouvriers , ses laboureurs et ses plus humbles artisans , la France entière se mit à applaudir celte révélation inattendue, cette douce lueur jetée avec tant de bonhommie et de simplicité sur les drames sanglants du moyen-âge.

Le quatorzième siècle fut naturellement le point de départ de l’illustre entreprise qui devait employer cette longue vie si noblement remplie. Les lettres de frère Ychan, cordelier de Tours, à frère André, cordelier de Toulouse, reproduisaient , avec plus de vérité dans le fond , la grâce et le charme d’un roman de Walter-Scott. Le quinzième siècle devint le sujet d’une longue complainte. Les divers états, convoqués au tribunal de l’histoire , se plaignent , en leur patois , de l'oppression , de la misère , des obstacles , et ces gémissements de la sueur humaine laissent dans l’âme une impression salutaire , un enseignement dont le siècle suivant devait profiter.

Le seizième siècle, éblouissant de toutes ses gloires naissantes, est représenté par un voyage en France ; la scène se passe après les cruautés de la ligue , en un moment de paix et d’espérance. Le voyageur est un gentilhomme espagnol , qui raconte tour à tour les hésitations et les merveilles de cette société de travailleurs qui se complète et qui marche d’un pas régulier à l’accomplissement des plus imposantes destinées.

Le dix-septième siècle est raconté par un jeune enseigne ,

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