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TEMPLIERS DU ROUERGUE

Hélias de Montbrun (2), maître de la milice du Temple en Rouergue , en 1158.

Déodat de Corbières (3), Templier à Espalion , en 1167.

Guillaume de Levezou (4) , précepteur de la milice du Tempte , en 1 170.

Etienne et Pierre de Rodez (5), frères de la milice du Temple , en 1170.

Raymond de Combret (6), précepteur delà maison de La Selve , en 1186. ( Cavt . de Bonne combe).

(1) Un grand nombre de Charles et d’auires documents concernant les Templiers du Rouergue se trouvent aujourd’hui dans les archives départementales de la Haute-Garonne, à Toulouse.

(2) Maison du Rouergue, d’après Bosc.

(3) D’anciens litres mentionnent une maison noble de ce nom , à Rodez , dès le xu* siècle.

(4) C’est la maison actuelle de Vesins.

(5) Famille issue des comtes de Rodez et qui existait encore au xvi* siècle à Montalègre.

(6j .Maison d’ancienne chevalerie bien connue en Rouergue où elle possédait autrefois lo château et seigneurie de Combret , dans le Yabrais.

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Guillaume de Castan (1), précepteur d’Espalion en 1194.

Hugues de Montlaur (2), maître de la milice du Temple en Provence et dans les parties d’Espagne.

Guillaume de Saunhac , élu grand maître du Temple , en 1247 (3).

Raymond de Folliaquier (4), précepteur d’Espalion en 1264.

Pierre Raymond (5), gouverneur de la maison de Sainte- Eulalie en 1280.

Gaucelin do Saint-Juery (6) , précepteur d’Espalion en 1288 , figure aussi au procès.

Vesian de Moret (7), Templier à Espalion en 1299.

Gui d’Adhémar (8), Templier à Espalion en 1299.

Jean de Cassagnes (9), précepteur de La Nougarède , au diocèse de , dans l’Ariège , interrogé à Carcas-

sonne en novembre 1307.

(1) 11 y avait dans le principe une famille de Castan au château de Castan , à Ampiac.

(2) Pouvait être issu des seigneurs de Montlaur, dans le Vabrais , mais il y avait d’autres maisons du même nom , l'une dans le diocèse de Maguelonne, l’autre dans le Vivarais.

(3) De la maison de Saunhac-Belcastel , en Rouergue.

(4) Les Folhaquier habitaient au xiv* siècle , d’après plusieurs actes , un château de ce nom situé dans la baronnie de Roquefeuil.

(5) Un ancienne famille de Raymond , en Rouergue , établie plus tard h Montjaux , donna, dans le xvt* siècle, un commandeur à l’ordre de Malte.

(6) Il y avait une famille de ce nom au château de Saint-Juéry, dans le canton de Camarès, et une autre sur les montagnes de Laguiole.

(7) De Moret , famille très considérable du Rouergue, barons de Pagas et de Monlamal.

(8) Plusieurs familles nobles de ce nom existaient en Rouergue dès le xnt' siècle.

(9) De Cassagnes de Beaufort, seigneurs de Miramont. Cette famille, qui habita jusqu’au xvii* siècle le château du Cayla , près de Sloyrazès , existe encore à Paris

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(Arrêtés dans le ressort de la sénéchaussée de Beaucaire et interrogés en juin l’ons siguen (le Gaus (2) de la i l 310 , au château d’Alais . maison de Sainte-Eulalie. I par les délégués de l’évêque

' de Nîmes.

Templiers natifs du dlocese de Rodez qui comparurent à I*arls , an nombre de Î3I , devant les commissaire» pontificaux lors de l'instruction de la procédure contre leur ordre et pour servir de témoins. (1er vol. du Procès des Templiers, par Michelet).

Géraud de Caus (3), précepteur de la baillie de Bastre , au diocèse de Cahors. Interrogatoires des 22 novembre 1309 , 20 février 1310 et 11 janvier 1311.

Géraud de Barasc (4), cité par Géraud de Caus , comme ayant été reçu Templier le même jour que lui, à Cahors, vers 1298. ( Procès des Templiers, publié par M. Michelet,

pages 27, 81 , 379 et suivantes).

Guillaume Albert, reçu onze jours seulement avant l’arrestation des frères.

Bernard de Castri , détenu à l’abbaye Saint-Magloire de Paris.

Bernard deRevel, détenu dans la maison du comte de Savoie , près la porte Saint-Marcel.

( Idem , pages 74 et 75).

| (5) Amenés du pays toulousain et interrogés le 17 J février 1310.

(1) Le château de Salgues , sur les montagnes d'Aubrac, près d’Aunac , était anciennement occupé par une famille de ce nom. 11 y avait aussi en Quercy une famille de Salgues , qui se confondit avec celle des barons de Lescure, en Albigeois.

(2) On n'a d’autres documents sur l’existence de celte famille que ce qui en est dit dans la procédure contre les Templiers, où on la signale comme étant du Rouergue.

(3) L’observation précédente s’applique de même h ce Templier.

(4; Maison du Quercy, dont une branche s’était établie fort anciennement en Rouergue , au Puy des Cars.

(5) On ne connaît ces trois familles que par les actes de la procédure. .

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Hugues de Calvion (1), chevalier ruthénois, amené de Moissac, diocèse de Cahors. Interrogatoire du 23 février 1310. (Idem, p. 82).

Guillaume de Rodez. Interrogatoire du 18 mars 1310.

(Idem, p. 82).

Bertrand de Gasc (2) [Vasconis]. Interrogatoire du 18 mars 1310. (Idem, p. 82).

Raymond Bertrand (3), chevalier ruthénois , amené du diocèse périgourdin. Interrogatoire du 2 mai 1310. (Id., p. 82).

Durand de Prisiac (4), chevalier ruthénois , amené du diocèse périgourdin. Interrogatoire du 2 mai 1310.

(Idem, p. 82).

Hugues de Garaon. Interrogatoire du 11 janvier 1311.

(Idem, p. 82).

Hugues de Calmont (5) [de Plancatgej. Interrogatoire du 1 6 janvier 1311. (Idem, p. 402 et suiv.)

Guillaume de Folhaquier (6), cité par Hugues de Calmont, comme ayant assisté à sa réception dans la maison du Temple de Toulouse , en 1296. (Idem, p. 402 et suiv.).

Autres Templier* do llouergue qui se trouvaient , au nombre de 541, rassembles à Paris, le "iH mars 1310, devant la eommlssion papale , pour entendre la lecture de tons les chefs d’accusation, d’après les extraits de la même procédure, cités par le professscur lloldenhaver.

Guillaume de Cardaillac (7).

(1) On ne connall cette famille que par les actes de la procédure.

(2) Une branche de cette famille , originaire du Quercy, habitait autrefois Rodez. Un moulin sur l’Aveyron porte encore son nom.

(3) 11 y avait dans les temps anciens en Kouergue des gentilhommes de ce nom.

(4) Les noms de Prisiac et de Gamon sont inconnus.

(5) Famille d’ancienne chevalerie . éteinte au xv* siècle.

(6) Nom précédemment mentionné

(7) La maison de Cardaillac était du Quercy; mais une branche s'était fixée en Rouergue dès la fin du xn* siècle , et y possédait les terres de Maleville , de Privezac , de Valady , etc.

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Pierre de Malbac (1).

Aymeri de Copiac (2).

Simon de Cornus (3).

Albert d’ Entraigues (4).

Jean de Malemort (5).

On voit aussi figurer parmi ces Templiers un Jean de Barrau; mais il ne paraît pas qu’il appartînt au Rouergne.

Plusieurs des personnages qu’on vient de nommer reparaîtront bientôt sur la scène à l’occasion du procès fatal qu’on intenta contre leur ordre et dans lequel ils jouèrent un rôle important.

(1) De Malhac , seigneurs de Campestre . Beauvoisin et Vessac. Eteints vers l’époque de la Révolution.

(2) Les anciens seigneurs du lieu de Coupiac portaient ce nom ou xiii' siècle.

(3) Des anciens seigneurs de Cornus.

(4) Les d’Entraigues possédaient encore au xvi* siècle un des quatre châteaux-forts du lieu de Moret.

(3) Villelongue s’appelait autrefois Malemort. Géraud de Malemort «tait sénéchal pour le roi h Sainl-Antonin , en 1249.

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NOTICE HISTORIQUE SUR L’ORDRE.— SA CONSTITUTION. — SUCCESSION DES GRANDS-MAITRES.

Al»EltÇU HISTORIQUE.

C’est du sein des Croisades que sont sortis les ordres militaires , c’est à la valeur de cette milice guerrière que les chrétiens durent de conserver pendant deux siècles leur chancelante conquête en Orient.

Durant trois siècles les chrétiens voyagèrent en Palestine à travers les obstacles que leur opposait la domination des Arabes , vainqueurs de cette contrée comme de toute l’Asie et d’une grande partie de l’Europe.

En 1065 parurent de nouveaux conquérants , dont l’invasion fut aussi brusque et les progrès aussi rapides que ceux des Arabes. C’étaient les Turcoinans , qui s’emparèrent de la ville sainte , pillèrent l’hospice des chrétiens et soumirent k d’énormes tributs la visite du Saint-Sépulcre.

Sur la fin du siècle, Jérusalem fut reprise par le calife d’Egypte. En 1 099 , les princes croisés se présentèrent devant celle capitale, et quarante jours de siège les en rendirent maîtres.

Avant d’arriver à Jérusalem , les Européens étaient obligés de passer à travers les Sarrazins qui environnaient ce petit royaume , el la mort ou les fers devenaient souvent le prix de leur zèle.

Neuf chevaliers français (1), touchés des périls des pèlerins , formèrent entre eux une petite société (1118) pour les protéger et les défendre , promettant en outre de garder les trois vœux de religion (2). Ils s’étaient retirés dans une maison proche du Temple que leur céda Beaudoin II , roi de Jérusalem , ce qui leur fil donner le nom de Templiers.

Le patriarche Honorius admit cet ordre naissant dans sa juridiction et lui donna un statut provisoire en il 19.

Hugues de Payens ayant été envoyé en France par le roi de Jérusalem pour exciter les peuples à venir au secours de la Terre Sainte , s’imagine d’appeler cet obscur institut à de plus hautes destinées. Il veut que ses disciples , liés déjà par un premier engagement , se consacrent entièrement à défendre par les armes toute la Terre Sainte. Le concile de Troyes (1128) approuve son projet, et saint Bernard lui-même prescrit la règle de cette milice religieuse et guerrière. Quelque temps après , en 1135 , il adressa aux Templiers cette belle exhortation que le temps nous a conservée et qui contient des avis salutaires et des règles admirables de conduite.

Comme un si héroïque dévouement demandait un courage qui se trouvait rarement alors dans les basses sphères de ia société , c’est toute la noblesse de l’Europe que le généreux

(1) Verfot dit que l’on n’a pu recueillir que les noms de deux des fondateurs de l'ordre , Hugues de Payens, chevalier issu de la maison des comtes de Champagne, el Geoffroy de Saint-Aldemar ou Saint-Omer. Les historiens modernes ont découvert le nom des autres : Roral ou Eral ; Godcffroy Bisol ; Pagan ou Payen de Montdidier; Archambaud de Saint-Agnan ; André de Montbard ou Montbarry , oncle maternel de saint Bernard ; Gondemar ; Hugues de Champagne , prince de la maison comtale de Champagne, lequel fut plus tard le fondateur de l’ordre de Cîleaux.

(Bulletin du collège archéologique et héraldique de Fiance, par M. de Alagny, 1843).

(2) Chasteté , obéissance et pauvreté.

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instituteur invita à se consacrer à ces devoirs. Les rois de Jérusalem et le pape secondèrent Hugues de toute leur autorité. Un mélange d’amour pour la religion et de goût pour les armes , caractère distinctif de ce siècle , amena au Temple de nombreux et d’illustres prosélytes.

Ainsi prit sa dernière forme l’ordre des chevaliers du Temple , où une noblesse florissante, tirée de toutes les parties de l’Lurope catholique, se dévoua à la défense de la religion et à la vengeance des outrages que lui faisaient les infidèles.

Hugues , à la tête de sa troupe d’élite , arriva dans la Palestine. Cette nouvelle milice s’accrut considérablement en peu de temps. Des princes des maisons souveraines, des seigneurs des plus illustres familles voulurent combattre sous l’habit et l’enseigne des Templiers. On préféra cette profession à celle des Hospitaliers. Ces princes et ces seigneurs y apportèrent des richesses immenses. Au bruit même de leurs exploits, on leur fil de magnifiques donations , et les auteurs contemporains rapportent que cette société naissante éclipsa toutes ses rivales. •

Les Templiers déployèrent un courage héroïque dans les combats , se signalèrent dans toutes les occasions , et devinrent les plus fermes appuis du royaume de Jérusalem.

Ce faible état ne consistait que dans la capitale et quelques villages; les principautés d’Edessa, d’Antioche et quelques autres en étaient distinctes et séparées, ne correspondant que par la religion ou peut-être par les liens de la féodalité.

Il est remarquable que le drapeau du Temple s’éleva presque en même temps que le trône de Jérusalem; l’un fixait la destinée de l’autre , et pour peu qu’on réfléchisse on admirera comment celle puissance se forma k propos pour soutenir un empire chancelant, destitué de toute force intérieure, qui n’aurait été qu’une conquête d’aventuriers , sans le secours prompt et continuel de cette courageuse milice (1) qui se dévoua k sa défense et le fit durer près d’un siècle.

Il serait trop long de suivre pas k pas cet ordre célèbre

(1) Puissamment secondée par celle des Hospitaliers.

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dans tous les détails de sa carrière glorieuse. Nous allons nous contenter d’en rappeler les principaux traits en les groupant sous chaque magistère.

HUGUES DE PAÏENS (de paganis).

Hugues de Payens, qui prit une si grande part à l’établissement de l’ordre , comme il vient d’être dit, et en fut le premier grand-maître, mourut en 1136, regretté de tout ce qu’il y avait de chrétiens zélés dans la Palestine.

André Duschesne nous apprend que le désespoir d’avoir perdu sa fiancée , Jourelaine de Cabanais et de Cofolant , l’avait conduit en Palestine.

L’année de sa mort est l’époque, suivant D. Yayssetle, de la plus ancienne maison de l’ordre en Languedoc. Elle fut fondée dans un lieu appelé La Nougarède et, depuis, Villedieu, au comté de Foix , parle comte Roger III.

ROBERT DE CRAON, dit le bourguignon.

Robert , surnommé le Bourguignon , troisième fils de Renaud II , seigneur de Craon , fut le successeur de Hugues dans le magistère du Temple. Il avait épousé Richeza, sœur unique de saint Anselme. Robert quitta sa femme l’an 1107 et partit pour la Terre Sainte.

En 1139, les chevaliers du Temple, réunis à l’armce de France , montée sur 70 vaisseaux , mirent le siège devant Lisbonne. Ils échouèrent dans cette entreprise et furent mis en déroute. En 1146, commença en Espagne cette fameuse expédition contre les Maures , qui dura l’espace de dix ans,

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Les chevaliers du Temple , ainsi que ceux de l’hôpital, y eurent une grande part.

Les premiers s’assemblèrent à Paris , en 1147, pour les affaires de la Terre Sainte. Leroi Louis-Ie-Jeune honora cette assemblée de sa présence ; c’est tout ce qu’on en sait. Robert mourut la môme année. Guillaume de Tyr atteste qu’il ne fut pas moins illustre par la pureté de ses mœurs etsabravoure, que par l’éclat de sa naissance.

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