‹ Ordres équestresChapitre 85 sur 126 · I.E GÉNÉRAL PASSELAC · texte numérisé non relu

I.E GÉNÉRAL PASSELAC

après le noble et courageux discours que vous venez d’entendre , ma lâche serait facile , si je ne devais combattre à la fois le paragraphe et l’amendement. »

En juin 1830, M. le baron Pas de Beaulieu fut nommé président du collège électoral de Valenciennes. Aux élections, M. de Vatimesnil , l’ex-ministre , l’emporta sur lui de quelques voix. Peu de jours après, le grand collège de Lille le choisissait pour son représentant à une grande majorité.

Le 9 août 1830, il crut devoir donner sa démission de député, pensant que la révolution de juillet avait violemment déchiré son mandai , et il est rentré, depuis celte époque, dans la vie privée.

M. de Beaulieu était chevalier de Saint-Louis et officier de la I.égion-d’IIonneur.

Le général PASSELAC.

Passelac (Jean- Joseph), maréchal-de-camp honoraire , chevalier de Saint-Louis et officier de la Légion-d’Honneur, né à Peyroles, près de Bozouls , le 19 novembre 1773, débuta dans la carrière des armes le 1 et avril 1 792 , en qualité de sous-lieutenant au 24” régiment d’infanterie , qui fut incorporé en l’an IV à la 48e demi-brigade de ligne.

Lieutenant le 5 messidor an III, il passa, le 17 vendémiaire an IV , comme adjoint, à l’état-major du général Vandame, et fut nommé au grade de capitaine le 5 nivôse an V. Rentré dans la 48e demi-brigade le 15 frimaire an VI , il fut appelé le 1er floréal suivant aux fondions d’aide-de- camp auprès du général Barbou.

Passelac fit avec distinction les campagnes de 1792 à 1806 aux armées du Nord , du Rhin , de Batavie , d’Helvétie et de Hanovre.

Fait prisonnier de guerre par les Anglais le troisième jour complémentaire an VII, et rendu à la liberté le 15 vendé-

436 LE GÉNÉRAL PASSELAC.

miaire au VIII , il fut promu , le 1 8 du môme mois , au grade de chef d’escadron provisoire par legénéralen cliefÀugereau, nomination qui fut confirmée par arrête du premier consul , du 14 thermidor an IX.

Passelac fut cilé dans le rapport du général Andréossy , clief d’état-major de l’armée (Jallo-Batave , pour son zèle et sa bravoure à la bataille de Nuremberg , le 27 frimaire an IX. Il reçut la croix de la Légion-d’llonneur le 25 prairial an XII (14 juin 1804).

Passé en 1808 à l’armée d’Espagne , Passelac se fit particulièrement remarquer à la prise de Tarragone. A la bataille de Sagonte, à la tête d’un bataillon du 117e, il enfonça la réserve anglaise, commandée par le général Black et fut deux fois cité à l’ordre de l’ar.née. Il se signala de nouveau au passage de Guadalaviar, lors de l’investissement de Valence , à la tête de l’avant-garde , composée de troupes d’élite.

Adjudant-commandant le 11 janvier 1812, il se fit remarquer aux combats de Xucar et du col d’Ordal. Le général Harispe , qui lui avait confié le commandement d’une brigade de sa division, le proposa h plusieurs reprises pour le grade dégénérai de brigade. En 1814 , il acquit de nouveaux litres à celte récompense, à l’armée de Lyon. Mais la paix était faite et le colonel Passelac fut renvoyé dans ses foyers avec le traitement de demi-solde , le 1er mai 1814. Le 29 octobre de la même année , il reçut la croix de chevalier de Saint-Louis.

Remis en activité, le 11 juin 1816, comme chef d’étatmajor de la 8e division , il passa aux mêmes fonctions dans la 7e , le 30 juillet 1817, fut mis en non-activité le 6 mai 1818, et retraité le 24 avril 1822. Une ordonnance royale du 29 mai suivant l’éleva au grade honorifique de maréchal-de-camp.

Il a été nommé officier de la Légion-d’llonneur par décret impérial du 1er janvier 1855 , et est mort à Aubignac , le 20 septembre 1 856 , âgé de 83 ans.

PERRIN DE VIVJERS.

Page 1