‹ Ordres équestresChapitre 94 sur 126 · L. Guirondet · texte numérisé non relu

L. Guirondet

L’adj udant-général PROMPT.

Prompt (Antoine), adjudant-général, né à Rodez le 29 avril 1758, mort à Tabago le 19 brumaire an XI, partit comme soldat au régiment de Piémont (3e d’infanterie) le 8 avril 1777, parcourut lentement les grades subalternes, et se trouvait lieutenant adjudant-major le 1er mai 1792. Les guerres de la révolution hâtèrent son avancement. Il fut fait chef de bataillon , au 82e régiment de ligne , le 1 4 thermidor an II ; chef de la 1 52e demi-brigade , le 4 fructidor suivant , d’où il passa en l’an IV au commandement de la 39e; adjudant-général chef de brigade , le 1 0 floréal an VII ; envoyé avec un commandement à l’île de Tabago , le 8 floréal an X.

L’adjudant-général Prompt, employé, de 1792 à l’an IX, à l’armée d’Italie , avait reçu plusieurs blessures et pris une part glorieuse aux principales affaires de ces campagnes cé-‘ ièbres.

(Etals de services.)

Le général REY.

Rey (le chevalier Anloine-Gabriel-Venance), général de division , né à Millau le 22 septembre 1768 , s’était engagé au régiment de royal-cavalerie où il servit plusieurs années avant la Révolution. Il servit sous Custine en 1792 et se fit remarquer dans les premières campagnes de la révolution. Elevé en 1793 au grade de général de brigade,' il fut envoyé en Vendée où il remporta plusieurs avantages, entre autres à Parthenay et à Thouars, qu’il empêcha de tomber entre les

mains de Lescure, le 14 septembre 1793. Les Vendéens avaient déjà emporté le pont de Vrinne et pénétraient dans les faubourgs, lorsque le général Rey survint et les obligea à opérer leur retraite. Nommé général de division, il commanda en 1795 l’armée des côtes de Brest, battit les chouans et fit arrêter un de leurs chefs nommé Cormalin ; il les poursuivit encore en 1796 et dispersa ceux qu’avait rassemblés dans l’Ille-et-Vilaine La Vieuville. Cette même année , il passa en Italie où il fut envoyé avec un détachement pour renforcer l’armée aux ordres du général en chef Bonaparte , qui lui confia le commandement de sa réserve. Par la précision et l’habileté avec laquelle il exécuta les ordres du général en chef kla bataille de Rivoli, il contribua au succès de nos armes. En 1798, il prit une part glorieuse aux opérations du général Championnet , contribua k la destruction de l’armée napolitaine , et k la reprise de Rome; il fit partie de l’expédition dirigée sur Naples , battit les Napolitains au passage d’Ilri , et k la tête du bataillon polonais qui faisait partie de sa division et qu’il guida en personne, il s’empara des redoutes et resta maître du passage. En janvier 1799, il attaqua Gaëte , et, après avoir incendié quelques maisons, l’obligea k capituler.

Quelques jours plus lard, après l’armistice de Capoue, Championnet le chargea de réprimer les insurgés napolitains. Rey occupa successivement Itri et Fondi , principaux refuges des bandes napolitaines, puis, Traèta, dans les montagnes, où il attaqua et dispersa les paysans insurgés et vint assiéger Castelforte où se trouvait une bande considérable. Les assiégés firent une résistance désespérée, et la position de la ville ne permettant pas au général français de faire usage de son artillerie, ce ne fut qu’après plusieurs assauts donnés par l’infanterie française et polonaise qu’il put l’emporter. Irrité par le massacre d’un de ses aides-de-camp et de tout un détachement, qui avait eu lieu peu avant k l’affaire de Traëla , le général Rey fit fusiller tous les habitants pris les armes k la main et mettre le feu k leurs maisons. Après cette expédition, le général Rey vint avec sa division rejoindre l’armée française , et prit le commandement de la réserve ; il contribua k la conquête de Naples. Le général Rey fut enveloppé dans la

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