‹ Ore mesteChapitre 34 sur 88 · L'ITALIE · texte numérisé non relu

L'ITALIE

La connais-tu cette terre chérie , Eden du monde où fleurit la beauté} Où Ton mourrait pour sauver la patrie, Car la, l'esclave est encor indompté; Où le génie et les arts et la gloire Dans leurs élans éléctrisent le coeur , Où l'on est fier d'interroger l'histoire, Où le besoin n'ôte pas au bonheur.

Où Naples dort près de son onde heureuse, Le front chargé de débris et de fleurs; Où le Toscan sur sa lyre amoureuse Chante tout bas sa gloire et ses douleurs; L'aigle romain n'est plus au Capitole, Et de leurs fers les peuples sont vengés; Comme une fleur Venise s'étiole Pleurant encor ses lions outragés 9.

Quel vent frémit sur ma lyre attendrie Tout parfumé de lointaines saveurs?

D'où venez-vous, brises de la patrie, Ah! comme moi pleurez vous ses splendeurs? Oui, j'ai fouillé dans sa noble mémoire Pour exhumer un riche souvenir, Et j'ai cru voir, le géant de sa gloire En se dressant dominer l'avenir !

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