‹ Ore mesteChapitre 39 sur 88 · H. BECCARIA · texte numérisé non relu

H. BECCARIA

D'autres fois arrêtant le vol de la tempête 11 sut en expliquer les causes aux mortels22, Quand ses travaux marchant de conquête en conquête Semblaient l'initier aux secrets éternels.

Soit que, pour mesurer la terre palpitante 2:i 11 osa du soleil emprunter le secours; Et posant à jamais une base constante 11 put sans s'égarer en tracer les contours

Soit, qu'aux mondes connus ajoutant d'autres mondes, Posant d'autres soleils sur la route des cieux, 11 vit se dissiper les ténèbres profondes , Dont l'erreur entourait nos crédules ayeux.

Ou soit que sous sa main les eaux obéissantes, Dans nos champs altérés promenant leur fraîcheur, En nappes, en ruisseaux, en gerbes jaillissantes Animassent nos bords d'ombrage et de bonheur24.

Soit encor que sa plume éloquente et sublime De ses profonds pensers révèle la hauteur; Toujours dans ses écrits que le génie anime 11 trahit le grand homme et l'élégant auteur.

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