‹ Ore mesteChapitre 54 sur 88 · LE JEUNE AVEUGLE · texte numérisé non relu

LE JEUNE AVEUGLE

Ma sœur , que tu dois être belle !

Car ta voix est douce à mon cœur.

Loin de toi, ce qui la rappelle C'est le doux parfum d'une fleur !

Explique moi cette lumière Dont l'éclat colore les cieux, Que demande envain ma paupière Et qui brille pour tous les yeux.

Sans toi je serais seul au monde , Le chagrin m'accable et me suit ; Tu distrais ma douleur profonde Et l'horreur de ma longue nuit.

Oh ma sœur! mon unique amie, Quand la mort fermera mes yeux, Joyeux, je quitterai la vie Si je puis te voir dans les cieux.

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