LES SONGES
Les songes*, m?a-t-on dit, habitent dans les fleurs.
De leurs corolles étoilées Alors qu'ils sont chassés par la rosée en pleurs
S'échappent leurs bandes ailées; Ils glissent si légers qu'on ne les entend pas
Voler dans la brise embaumée; Vers la vierge endormie ils dirigent leurs pas
Du sein d'une rose fermée; Ainsi qu'un long baiser ils effleurent son front ,
Du bout de leurs ailes de gaze,