AGE
Une analyse d'urine, faite à ce moment, aurait été négative.
Ce n’est qu'un an et demi après que le diabète sucré fut dépisté, par hasard, à l’occasion d’une analyse d'urine. Le malade présentant une érosion à la verge alla consulter le docteur Hudelo qui soupçonna une Diabétide Génitale. Son diag-
nostic fut confirmé, une analyse ayant révélé la présence de
quatre grammes de glucose par litre d'urine.
Le malade soumis à un régime de réductions, guérit et ne présenta jamais plus de sucre dans ses urines. È Un autre cas de diabète post-ourlien avec signes de Pancréatite, a été publié par Chéinisse, au sujet d’un enfant qui se plaignait de douleurs dans la région pancréatique, et vomissait. Nous n'avons pas trouvé dans la littérature d’autres cas de Diabète post-ourlien avec signes de pancréatite. Mais les trois cas que nous venons de décrire, sont à eux seuls suffisamment éloquents, pour nous permettre d'affirmer l'existence de lésions
du pancréas à la suite d’une infection ourlienne.
D’autres cas de diabète post-ourlien sans autres signes qu'une parotidite ont été cités :
Gilhepsy et Holden (Observations V) publient en 1917, le cas d’un enfant de seize ans et demi, ayant eu les oreillons sans symptômes testiculaires ou abdominaux, à la suite desquels le syndrôme du Diabète grave, polyphagie, polydipsie, polyurie, apparut. L'analyse d'urine révèle le sucre et l’acétone. L'enfant, en même temps atteint de tuberculose, est mort cinq mois après.
l'attaque d'oreillons.
ET de RUN
Patrick, en 1924 (Observations VIIT) a reçu dans son service une fille de huit ans qui mourut en trente-six heures dans le coma en dépit d’un traitement insulinique énergique. Cette enfant avait eu les oreillons cinq semaines avant. Quinze jours après l'infection ourlienne, elle avait présenté les signes nets de Diabète sucré. Elle tombait dans le coma la veille de son entrée à l'Hépital, et mourait deux jours après.
L’urine obtenue par cathétérisme contenait 80 grammes de sucre par litre, et beaucoup d'acide diacétique.
Poirier (Observations VIT), dans une observation de sa thèse, en 1923, relève les oreillons comme antécédent rapproché. Il
s’agit d’un Diabète grave (glycosurie 43 grammes par litre),sans amaigrissement appréciable. L'état général de l’enfant est satisfaisant. Par contre, on est frappé par sa petite taille, et les mensurations confirmant cette impression prouvent qu'on se trouve en présence d’un enfant hypotrophique.
Bien qu'il n’y ait aucun signe d'insuffisance pancréatique, on doit retenir que l’enfant a eu les oreillons.
Quel que soit leur mécanisme intime, il paraît bien certain,
dans ces observations, que les oreillons sont à eux seuls sufisants pour provoquer un Diabète dont la rapidité d'apparition
et la courte évolution ont peine à trouver une autre explication.