UNE DE CES GRANDES DAMES DONT LES IMAGES
s'épanouissaient au siècle dernier p. 14 .
ORKA.
sale du musée de Cluny, avec cette différence, que, les jours de réception, tous les trésors étaient prodigués sur les tables, pour le charme des invités,
fantaisie de grands seigneurs qui n'est pas fréquente chez les antiquaires. Je vous prie de croire qu'on' n'aurait pas été bien venu à demander au brave baron Pichon son moutardier Henri III pour faire la salade !
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sant des vigueurs de la nuque aux tons d'ambre, indisciplinée déjà; avec ses yeux sombres dont la moindre émotion incendiait de braise le velours, son nez correct, sa moustache fine courant, audessus de sa lèvre charnue, comme un pampre à la crête de brique d'un mur, son menton d'acier où se retrouvait la volonté d'un César, son encolure robuste comme celle des jeunes taureaux, ses épaules larges et ses mains un peu courtes, mais musclées par les travaux rudes et patients, sa démarche ouverte et décidée, et volontiers rythmée par une voix mâle toujours prête à chanter, comme sont volontiers les gosiers Toulousains.
Enfant de Saint-Cyprien, bien doué pour la sculpture comme les enfants de là-bas, il avait vaguement gamine à l'école des Beaux-Arts, avant que Falguière, en vacances à Toulouse, ayant remarqué une ébauche de lui, l'eût fait remarquer à son maître et lui eût facilité une de ces récompenses locales qui envoient, tout droit, leur titulaire à l'école des Beaux-Arts de Paris. Car Toulouse
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à détruire, dans un caprice de vision, une œuvre étudiée depuis longtemps.
Il revenait, tous les ans, passer deux mois avec sa mère, à Saint-Cyprien, une brave femme veuve depuis longtemps déjà et qui l'adorait, maintenant vieille, mais avant gardé la majesté innée de la race, avec sa belle figure latine, ses yeux éclatants, ses dents fines et bien rangées, un léger teint d'olive sur la peau demeurée soyeuse et que faisait vibrer l'argent clair des cheveux.
C'était la grande tendresse de la vie de Jean Rouvière, et le reste s'en allait surtout à son ami Pierre Nolac, son plus vieux compagnon d'enfance, son ancien condisciple à l'école des Beaux-Arts toulousaine, sculpteur comme lui, mais qui n'avait pas voulu affronter la grande lutte à Paris. Plein de talent, d'ailleurs, — autant de talent que Jean — car ils se nomment « légion » là-bas ceux qui naissent doués pour tailler la pierre et assouplir le marbre. C'est par des gamins du pays, qu'ont été faits les médaillons du Capitole, lesquels donnent presque tous, une note d'art originale.
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la' beauté suprême du modèle. Et puis, il n'avait plus travaillé que pour lui, avant l'excuse d'une vue faible qui ne lui permettait pas d'accepter des commandes. Un beau et robuste garçon, au moins d'apparence, comme Pierre, mais un Toulousain a
blond — il y en a ■ — d'un blond vénitien, avec un regard bleu plein d'étoiles , figure plutôt douce et de rêverie qu'il se complaisait à endurcir par une précoce barbe de reître. Au moral,
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