‹ OrfaChapitre 5 sur 6 · ELLE PARLAIT DE LEUR UNION COMME D'UNE CHOSE ÉTERNELLE (P. I · texte numérisé non relu

ELLE PARLAIT DE LEUR UNION COMME D'UNE CHOSE ÉTERNELLE (P. I

le joint. Tandis qu'on marchait encore à la diable pour ne se reformer qu'à l'entrée de Toulouse, il s'attarda comme pour une naturelle distraction et

profita d'un tournant du chemin, près de l'ancien pont autrefois jeté à terre par le débordement de la Garonne, pour ne pas rejoindre.

Et puis après? Il vit bien vite qu'il avait fait une sottise. Comme presque toujours, en pareil cas, il

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des .Wniin.cs il rejoignit un bataillon qui n'était .

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son costume pimpant auquel

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lument repris par l'ancienne et pure len.:

Orfa l'avait distrait pendant quelques mois.

De celle-ci il n'avait plus entendu parler depuis Ifois semaines qu'il était déjà 1 T - tfois

semaines exquises faites de projets de bonheur et presque entièrement passées dans l'atelier de Pierre Nolac si éperdument heureux du bonheur de sa sœur et de son ami. A peine si l'image de la bohémienne avait eflleuré sa pensée, bien qu'il eût un involontaire tressaillement quand il rencontrait, par la rue, quelqu'un de sa race, comme s'il la sentait prête à surgir devant lui.

Rien d'ailleurs ne lui en donna l'appréhension directe. Il crut cependant remarquer que les bohémiens, toujours nombreux, en cette saison, sur le pavé de Toulouse et que l'époque de la foire d'octobre y ramenait en grand nombre, le regardaient avec curiosité. Quelques-uns même semblaient vaguement le suivre. Mais il se dit qu'il était le jouet d'une pure imagination et se moqua de lui-même.

Un jour, Pierre Nolac lui apparut avec les traits tout bouleversés.

— Qu'as-tu ? lui demanda-t-il.

— Rien, répondit Pierre, un mauvais rêve.

Il jugea inutile de lui dire qu'il avait cru aperce-

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ille eut El mainte: m me il y a un an.

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ture du matin, toujours en tenue de lir et Sun : entre S - non I sur - le malheu-

reux Pitonnet n'était en rien présentable. mauvaise fortune, il continuait a

COMME IL Y A UN AN, TOUT LE MONDE EST RÉUNI SUR LA TERRASSE DES « MOINES » (P. 128).

OR FA

dans les rues et les carrefours, le militaire de service. En dépit des serments que lui avait arrachés la

malencontreuse espièglerie de la gitane, l'excellente Mme Dastier avait arboré ses plus authentiques vaisselles et ses cristaux les plus généalogiques.

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fait maintenant, dans son es - culte d<

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qui était sa femme depuis quelques heures seulement, vers de sculpteur, amoureux du corps au moins autant que de Pâme :

Je veux dire la grâce auguste De ton front jeune et radieux, Ton charme flexible et robuste Noble fille du sang des Dieux,

— Sève Latine et sel de Gaule, Gui neuf sur un vieux tronc plante,

Chère Beauté !

Fleur de ma race, ô belle Paule :

Dans l'orgueil éclatant des choses.

Quand tu promènes ta douceur, Tout fête ta gloire et les roses, Quand tu passes disent : ma sœur!

— Un papillon, sur ton épaule, Laissa ce pollen velouté.

Chère Beauté !

I leur de mon rêve, ô belle Paule !

Quand tu donnes, sur ton passage, l 'ne àmc chantante aux roseaux, Les tons légers de ton corsage Miroitent, joyeux dans les eaux.

— C'est l'âme ployante d'un saule Dont ton corps souple est habité,

Chère Beauté !

fleur de mes yeux, ô belle Paule!

— Unai

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— Un de fleui ;>le

Fleur de m

Paule écoulait radieuse. P de bonheur dans les j ut le monde applau-

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entendre, après chaque couplet, une ritournelle

tambourin venant de la ro

d'aller chercher un mouchoir dans son palei

alla jeter un regard l'urtil". inquiet dans

d'où venait cette mysl cn

que la route blanche que le grand soleil, oblique

maintenant et qui semblait projeter l'ombre des

îles. Il regagna sa place, se disant qu'il était fou et qu'il avait rêvé. Il couvrit de baisers fous la main

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