‹ Orfèvrere mérovingienneChapitre 2 sur 26 · CHAPITRE 1er · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1er

DOCUMETSITS HISTORIQUES.

Le monastère de Chelles, au diocèse de Paris, fondé en 622 par la reine Batliilde, épouse de Clovis II, possédait, de temps immémorial, un précieux calice que plusieurs autorités considérables attribuent à saint Eloi. Ce vase est placé au rang des reliques sur d'anciens inventaires, dont les copies, faites au XYIP siècle, reposent dans la bibliothèque du grand séminaire de Meaux. Le recueil, intitulé : Inventaire tiré d'un titre ancien^ contient les mentions suivantes : ce Le chef de saint Eloi. — Un calice fait par saint Eloi. » On lit pareillement dans V Abrégé de ï histoire de l'abbaye royale de Chelles^ manuscrit de 1684, au chapitre : Autre inventaire des saintes reliques de l'abbaye royale de C/je//e5,page 52 :

« Le chef de saint Éloi.

« Un calice faict par ce saint evesque. »

Enfin, à la page 25 du tome I, l'auteur s'exprime ainsi : « La reine Bathilde emporta son calice d'or (de saint Eloi) qui était enrichi de pierreries et le mit à Chelles où on le voit encore aujourd'hui \ »

André du Saussay , qui visita Chelles en juin 1 651 , examina très attentivement le calice de saint Éloi. 11 en a donné deux descriptions, dont l'une renferme un détail technique non relaté dans l'autre, et, il a rapporté dans la seconde, comme

* E. GiiÉSY, Le Calice de Chelles, p. 12 et 13; broch. in-S", extraite du t. 27 des Mémoires de la Société im}!. des Antiquaires de France. Ce travail vraiment remarquable est- plein de curieuses et savantes recherches.

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