CHAPITRE IV
APPUÉCIATIOWS DE DU SAUSSAY ET DE DOM MARTÈNE. SYSTÈME DE M. l'ABBÉ TEXIER.
Je consacre à dessein un chapitre séparé aux appréciations (le l'évêque de Toul et des Bénédictins ; ils virent le calice de Clielles et étudièrent incontestablement sa technique décorative. Ce n'est pas toutefois que je trouve une grande difficulté à concilier ces appréciations avec les idées émises ci-dessus; mais un savant, dont l'archéologie déplore encore la perte, s'en est servi pour inscrire saint Eloi en tête de la liste des émailleurs limousins. J'ai nommé M. Tabbé Texier. Une courte analyse de son système deviendra bientôt nécessaire afin qu'on puisse le comparer au mien, car dans ces sortes de questions le public est seul juge et non l'auteur qui les traite.
Du Saussay, la première fois qu'il décrit le calice de Chelles, emploie les termes latins qui signifient émail : « Encaustoque artificiose eliquato infusoque coruscans. » Dom Martène dit : « La coupe est d'or ém aillé. » Dans quel sens faut-il prendre ces expressions? Je ferai d'abord observer que les lignes imprimées à la page 87 de la Panoplia sacerdotalis f de Stola sacra) sont un hors-d'œuvre. Du Saussay, alors vicaire général de l'archevêque àe Paris, avait récemment visité Chelles ; en mentionnant les détails de l'exhumation du corps de saint Birin, évêque de Dorchester, retrouvé intact avec tons ses pontipcalia^ les mots calix parvus le frappent, lui rémémorent le grand calice de saint Eloi, et, sous le coup d'un enthousiasme bien légitime, il jette à la hâte sur le papier un souvenir de ce qu'il a vu, peut-être de
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ce qu'il a cru voir. Plus bas, à l'article de Sancto Calice^ l'écrivain se montre bien autrement réservé ; il a réfléchi, un doute envahit son esprit, il relit les premières pages de son livre, et, en reproduisant presqu'identiqueraent sa description précédente, une seule ligne est supprimée, celle qui a trait à l'émail. 11 faut aussi en convenir. Du Saussay, Dom Martène étaient de grands savants, des érudits, des antiquaires, si l'on veut; des archéologues pratiques, j'en doute fort. Sommes-nous d'ailleurs bien lixés sur la valeur positive que ces hommes illustres attribuaient aux mots encmstum eliquatum et émail? Entendaient-ils par là l'ensemble du silicate alcalin et de son excipient réunis par Faction du feu, ou simplement, comme beaucoup le font aujourd'hui, le silicate isolé? Je n'en sais rien, mais je suis parfaitement convaincu qu'au XVir siècle, nul, à part les orfèvres, n'était capable de distinguer a priori un émail véritable d'une verroterie incrustée à froid. J'ai déjà cité en note la description faite par du Saussay de l'anneau de saint Agilbert (670\ anneau dont le joyau, une pierre gravée, était entouré d'émaux : « Encausto anulus in superiori parte decoratur. » Deux fibules de Charnay offrent des petits cercles où le grenat cloisonné d'or s'allie aux verroteries blanches, bleues ou vertes ; une troisième, qui peut donner une idée fort précise de la bague de saint Agilbert, porte au centre une améthyste ovale bordée d'un filet de perles en pâte vitreuse blanc opaque. Que l'on montre ces trois objets à un connaisseur ordinaire en l'interrogeant sur la nature des substances contenues dans leurs alvéoles, il répondra, émail ' . J'ai recueilli çà et là maints exemples de confusions pareilles; je n'en veux présentement citer que deux, quitte à revenir
* PanopUaepi.se. , p. 183. — Baudot, ïoc. cit., pl. xii, 2, 3; xiii, l
sur les autres, si j'en ai besoin pour mon argumentation. Le premier, erreur très-excusable échappée à la science bénédictine, concerne une œuvre de saint Eloi, la gondole en jade vert du trésor de Saint-Denis. Dom Jacques Doublet, qui la décrit fort au long, dit que sa bordure était garnie d'or et enrichie de pierreries, dont il spécifie les variétés ; Dom Félibien, plus concis, mentionne seulement une garniture en or émaillé ; l'Inventaire de 1634, où chaque détail de l'objet est minutieusement relevé, y constate l'existence des perles fines, des presmes d'émeraudes, du grenat et du verre bleu : d'émail point Le second exemple est tout récent, il date de 1847. Dans une publication justement estimée, M. J. Labarte a avancé que l'épée et les bijoux de Childéric, trouvés à Tournay et que chacun peut voir au Musée des Souverains, étaient émaillés par le procédé du cloisonnage mobile, particulier aux émaux byzantins. Avec cette bonne foi modeste, qui est l'apanage du vrai savoir, M. Labarte a depuis confessé la méprise qui lui était échappée, mais il l'atténue par un correctif : « L'orfèvre qui l'a faite (l'épée), est arrivé à une si parfaite imitation des émaux cloisonnés de l'Orient,
qu'il était facile de s'y tromper L'examen minutieux
auquel nous nous sommes livrés depuis, avec le concours d'un habile orfèvre, nous a fait reconnaître notre erreur^. »
1 But. de l'ahh. de Saint ■Denj/s,\\\\e i, c. 46, p. 344 Paris 16'25, iu-4. ~ Hist. deVahh. royale de Saint- Demjs, p. 543, Paris, 1706, iu-fol. — Arch. de l'Empire, Ms. cit., fol. cxvi, v.
- Description des objets d'art qui coynposent la collection Dehruge Duménil.^ Introd , p. 137 et 138. Reck sur la peint, en émail, p. 98. — A la p. 138 du l)ieinicr de ( es ouvrages, M Labarte présente, comme également ornés d'émaux translucides, le vase et le plateau de Gourdon et le plat sassanide, jadis au trésor de Suint-Denis, plat où M. de Longpérier a reconnu l'effigie de Khosrou l oi de Perse (531 579). Je ne reviendrai pas sur les vases de Gourdon, j'en ai déjà suffisamment parlé, mais je demanderai la permission (le m'arrêter un instant au {)lat sassanide ; les diverses mentions qu'on en va
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Si Dom Doublet a pris pour des pierres précieuses ce qu'un siècle après lui Dom Félibieu noniniait émail et qui n'était
lire, jointes à mes remarques personnelles, prouveront une fois de plus combien il faut se méfier des appréciations techniques de nos aïeux. « Une très riche tasse d'or garnie de son ])ied d'or, qui est la tasse du sage roy Salomon, enrichie sur le bord de hyacinthes, au-dedans de très beaux grenats, et de très belles esmeraudes, aussi au fond d'un très excellent et grand saphir blanc entaillé, à enleueure par dehors, de la figure au naturel dudit roy séant en son throsne, avec un escalier orné de lyons de part et d'autre, à la façon qu'on le void représenté dedans la saincte Bible. Ceste tasse donnée par l'empereur et roy de France Charles le Chauue. » Doublet, loc. cit., p. 342. — M. Espèce de sous-eouppe d'or ornée de crystaux de différentes sortes de couleurs. Au milieu l'on y voit un Roy assis sur son trosne. « Félibien, loc. cit.., p. 543 et pl. iv, M. — « Item une tasse d'or garnie d'un pied d'or que lesdits religieux disoyent estre le plat de Salomon, garny par le bord de hyacinthes et Lv places vuides, et audessous dudit bord neuf grands ronds de cristal et neuf autres grands ronds de grenat entaillez, les deux cassés en deux pièces ; entre les dits ronds et le dit bord dixhuit escussons de verres vert et audessous desdits grands ronds neuf ronds de cristal et neuf ronds de grenat moindres que les dessusdits entaillés comme les dessusdits, entre lesdits grands ronds et les dessusdits moindres dixhuit lozanges de verre vert, audessous desdits ronds moindres neuf autres petits ronds de cristal et neuf de grenat, et entre ledits petits et moyens ronds dixhuit lozanges de verre vert, tous lesdits ronds taillez en fleurs enlevez a quatre pampes, de.>-;sous lesdits petits ronds un grand rond faisant le milieu du fond dudit plat bordé de onze hiacinthes, les deux cassées en deux pièces et douze places vuides, entre lesdits petits ronds et ledit grand ronddixhuit places vuides d'escussons de pierre, au milieu dudit r^nd un grand rond de cristal entaillé a enleveure pardehors d'un personnage d'homme quon disoit estre Salomon. » Arch. de l'Empire, Invent, cité, fol. cxvi, v. — Grâce à l'inépuisable complaisance de M. Chabouillet, conservateur du Cabinet des antiques, j'ai pu m'assurer que les ornements circulaires du plat sassanide étaient en verre aussi bien que les losanges vertes. Ces verres très épais, ornés de rosaces en saillie, ont été fondus dans une matrice par le même procédé que notre ci istallerie à bas prix. Le cercle central seul est un cristal de roche taillé en camée ; il représente un monarque sassanide sur son trône. Les hyacinthes, peut être tout simplement du verre pourpre roux, sont incrustées dans le métal creusé pour les recevoir; elles y tiennent à l'aide d'un mastic qui a laissé des traces appréciables au fond des cases vides.
en définitive que de la verroterie cloisonnée ; si, cent cinquante ans après Doni Félibien, un homme, aussi érudit que versé dans la pratique des arts du Moyen Age, a dû recourir à l'expérience d'un orfèvre pour se convaincre que l'épée de Cliildéric était ornée de verres rouges et non d'émaux ; comment refuserait-on d'admettre que dans une circonstance analogue, en face de verroteries blanches, vertes et rouges, serties par un procédé qui leur était inconnu, du Saussay et Dom Martène ne soient pas forcément tombés dans la même erreur. Cette erreur est d'autant plus manifeste que l'évêque de Toul, fort précis à l'endroit des cabochons (« Lapillispretiosis per circuitum labri, ad extra decoratus. » — <« Gemmis in circuitum cuppae in parte exteriori decoratus, atqueetiam in inferiori parte »), spécifie par une forme unique l'ensemble de l'échiqueté litigieux et de la décoration rouge dont la nature n^ laisse aucun doute.
M. l'abbé Texier a basé son système sur des documents aussi sujets à caution que les écrits de Doublet, du Saussay et Dom Martène. Habitant au fond d'une province éloignée de Paris, n'ayant pns alors la ressource du chemin de fer [)onr se transporter à temps oi)portun aux riches dépôts de la Capitale, cet esprit judicieux et sagace, cet explorateur infatigable des productions de l'art limousin, n'a pu contrôler suffisamment les assertions de savants dont l'autorité lui semblait d'ailleurs à Fabri de toute critique. Tel qu'il est, voici le système de M. Texier. Après avoir donné une liste des œuvres attribuées à saint Eloi par les diverses églises qui les possédaient avant 1 790, l'érudit archéologue constate que quatre de ces œuvres étaient émaillées: l*' la croix placée derrière le maître-autel de Saint-Denis; T le calice de Chelles ; 5^ le buste de saint Martin, martyr, à Brives-la- Gaillarde ; A" une châsse à Solignac. Il n'y a pas à s'occuper
A l'abbayë de cuelles. 41 de la châsse de Solignac qui provient de l'abbaye de Saint- Pierre: M. Texier a vu l'objet qui existe encore ; il se borne à en dire qu'il représente le martyre de sainte Valérie et qu'une tradition peu fondée attribue son exécution à saint Éloi. Une pièce authentique démontrera au chapitre suivant que la croix de Saint-Denis comportait une ornementation en verres colorés et que le seul émail qui s'y trouvât était une addition postérieure. Je crois avoir émis plus qu'un doute sur la technique du calice de Chelles. Quant au buste de Brives, aujourd'hui passé au creuset, en supposant qu'il remontât à une époque aussi ancienne que celle qui lui est assignée, rien ne prouve qu'il fût véritablement émaillé, et la verroterie incrustée à froid a pu y être confondue avec les silicates alcalins mis en fusion sur place. Le trésor de Saint-Maurice-en-Valais possède un buste de saint Candide, dont une tradition, parfaitement d'accord avec le style de l'ouvrage, fait remonter l'origine aux temps karolingiens. Cette pièce, d'une hauteur totale de vingt-et-un pouces, est exécutée en lames d'argent forgées et clouées sur les lignes de suture ; la monture intérieure est en bois dur. Les orfrois du vêtement et les bandeaux de la couronne sont en vermeil, enrichis d'ornements en filigrane et décorés de cabochons. Il est facile, en examinant le reliquaire même ou les dessins qu'en a publiés M. Blavignac, d'y transformer par la pensée les filigranes en cloisons et de remplir de verroteries les intervalles ménagés entre eux. Cette restauration in petto donnera une idée de ce que pouvait être le buste de Brives \
* Essai hist., etc., ap. loc. cit., p, 118 à 122, et 242. M. Texier a puisé la mention du buste de Brives dans les Ephémérides de la généralité de Limoges, 1765, p. 107. Je ne pense pas que cet ouvrage ait été rédigé par des émailleurs de profession et j'estime que M, Desmarets, son auteur, a bien
A la suite d'une éiiumération dont l'Inventaire de 1654 démentira bientôt le fait principal, M. Texier recherclie les monuments contemporains de saint Eloi sur lesquels l'emploi de l'émail a été rigoureusement constaté. Il n'en cite qu'un seul, la couronne d'or d'Agilulfe (f616). Cette couronne, volée en 1804 à la Bibliothèque impériale et fondue en lingots, portait une inscription dont les caractères étaient certainement d'émail, Millin et Frisi l'affirment. Le premier dit que cet émail était bleu; le second, qui à côté de l'épithète smallali place le mot caractéristique rilevati^ en relief, indique par là qu'il s'agit d'un émail cloisonné. Un autre monument, omis par M. Texier, la célèbre couronne de fer donnée h l'église de Monza par Théodelinde, femme d'Agilulfe, est aussi décoré d'émaux. J'ai entrevu comme bien des voyageurs le précieux reliquaire à l'intérieur duquel est incrusté l'un des clous qui attachèrent à la croix Notre- Seigneur Jésus-Christ. Je dis entrevu, car jusqu'à ce qu'il fût transporté à Vienne, en 1859, on ne le montrait que sur une permission expresse de l'autorité supérieure : alors un prêtre, accompagné d'acolytes portant la croix, les chandeliers et l'encensoir, le retirait de sa custode cruciforme en cristal de roche, récitait les prières d'usage, puis le faisait passer un instant sous les yeux des assistants qu'une dévotion légitime et l'obscurité de la chapelle empêchaient de regarder à leur aise. Je laisse donc la parole à M. Labarte, qui, plus heureux que moi, a été favorisé d'un rayon de soleil là où j'ai trouvé pour toute clarté la lueur des cierges. « La pièce émaillée la plus importante du trésor de Monza est la célèbre couronne si connue sous le nom de couronne de fer. Cette couronne en or a la forme d'un cercle de la hauteur de
pu se tromper là où tant d'autres avaient commis des méprises. — Hist. de l'Arch. sacrée, etc., p. 161 et s., pl. xviii et xix. Atlas, pl. xxix, 1, 8 et 9.
A l'abbaye de chellks. 43 0""07'' environ, qui n'est surmonté d'aucun fleuron ou appendice quelconque. Elle est divisée en six plaques qui sont séparées (sauf à la fermeture) par des piliers ou montants composés de trois grosses pierres fines cabochons disposées verticalement au-dessus les unes des autres. Chaque plaque est recouverte en totalité d'un bel émail vert émeraude semi-translucide enrichi de fleurs rouges, bleues et blanc opaque, dont les dessins comme les tiges sont rendus par de minces filets d'or disposés suivant les procédés du cloisonnage. Sur ce fond d'émail sont établies des pierres fines cabochons serties dans des chatons et des fleurons d'or. A l'intérieur de la couronne se trouve incrusté dans l'or un cercle de fer de 0™015™ environ de hauteur, qui passe pour avoir été forgé avec l'un des clous qui attachèrent le Christ à la croix ^ »
La couronne d'Agilulfe ne m'est connue que par la médiocre planche de Frisi, en revanche, je possède une magnifique chromolithographie de la couronne de fer publiée par M. le chanoine Bock ; or, quand bien même toutes deux ne seraient pas décorées d'émaux cloisonnés, les colonnes torses, les feuillages, les figurines ramassées de la première, les lourdes rosaces ciselées, les cœurs de la seconde, sufliraient pour établir une identité complète entre elles et les œuvres
' « Les lettres de l'insei iption de la couronne d'Agilulfus, roi des Lombards, qui régnoit en 600, sont en émail bleu. » Dict des Beaux-Arts, t. i, p. 514, col. 1. « Ma la singolarita e principale pregio di cotesta Corona del Re Flavio Agilulfo consiste nella Iscrizione apposta a caratteri rilevati, e smaltati, intorno al labbro inferiore délia stessa, la quale cosi dee leggersi : Agilvlfvs
GRATIA DEI VIR GLOUIOSVS RKX TOTIVS ITALIAE OFFEKET SAWCTO lOHAWlNI
BAPTisTAE iiN ECCLESiA MODiciA. » Mem. di Mouza, t. I, p. 93, col. 2. — Rech. sur la peint, en émail, p. 12. — La couronne de fer a été publiée par Mmaton {Rerum Ital. scrip , i, 460], Frisi (loc. cit., t. i, ];1. vu), et du Sommerard {.-llhiivi, 10^ série, pl. xiv).
de la décadence romaine. Aucun trait de ressemblance, au contraire, avec la couronne votive de Théodelinde (Monza) les couronnes de Guarrazar et surtout l'orfèvrerie des Franks ou des Anglo-Saxons. Je n'oserais affirmer que la couronne de fer et celle d'Agilulfe aient été fabriquées par des artistes byzantins, bien que l'inscription en lettres lombardes de la dernière ne me paraisse pas un motif valable pour le nier absolument, mais je soutiens que grecques ou italiennes, l'intelligence qui les conçut comme la main qui les exécuta s'étaient formées toutes deux à l'école impériale pure, et que rien dans leur travail ne signale les tâtonnements et l'inexpérience naïve des conquérants septentrionaux s'efforçant d'imiter les modèles de l'orfèvrerie antique ^ .
Le système de M. Texier^, on le voit, ne s'écroule pas sous le poids d'arguments spécieux, il tombe en face des monuments qui ont servi pour l'établir, aussitôt que ceux-ci sont ramenés à leur véritable jour. Désormais pour ranger saint Eloi au nombre des émailleurs il faudra présenter de meilleures raisons; je désire vivement qu'on les trouve, et, comme la vérité seule me passionne, j'applaudirai de toutes mes forces le savant dont les découvertes infirmeront mes propres conclusions. En attendant que cette circonstance puisse s'offrir, je vais poursuivre le cours de mes recherches et passer successivement en revue toutes les œuvres attribuées au grand ministre de Dagobert, dont mentions, descriptions ou peintures nous sont parvenues; je m'étendrai autant que possible sur le détail des matières qu'elles comportaient ainsi que sur leurs procédés de fabrication.
* V. Fmsr, loc. cil.^ t. i, pl. vu, fig. 2 et 3. — Kleinodien, pl. xxxii et xxxiv.