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TRAITEMENT DE L URETHRITE AIGUË

Il faut aussi savoir qu'avec une même dose on peut obtenir des effets absolument différents, suivant la façon dont on la manie. Ainsi, avec une dose à i pour 4.000 on peut obtenir une réaction très vive si on fait plusieurs passages dans la vessie et que ces passages s*effectuent lentement.

En moyenne il ne faut prendre que 1 litre ou 1 litre et demi de liquide, en employer la moitié environ pour laver Turèthre antérieur, et ne faire qu'un passage relativement rapide dans la vessie. Il ne faut faire uji second passage dans la vessie que si la quantité de liquide injecté a été minime, ou bien si le permanganate, décomposé par un résidu vésical, ne ressort pas bien rouge.

La température du liquidera employer a aussi son importance. Une solution chaude pénètre beaucoup plus facilement qu'une solution tiède.

Pour savoir si l'on détermine la réaction séreuse favorable à la destruction du gonocoque, il faut examiner le tampon de coton qui recouvre le méat, le méat lui-même et le premier verre d'urine. Le coton doit être teinté en brun, le méat doit être sec, le premier verre d'urine doit être clair avec ou sans filaments légers.

Si les doses sont trop faibles, le coton qui couvre le méat est teinté en blanc, en jaune, ou en vert. Le méat a ses lèvres boursoufflées, œdémateuses et laisse écouler un suintement blanchâtre; l'urine du premier verre est trouble dans son ensemble et contient de gros filaments lourds.

Si les doses sont trop fortes, le coton est teinté en rose, ou en rouge vif, par du sang; le méat laisse écouler une sérosité sanguinolente abondante; l'urine du premier verre est louche avec une quantité de filaments.

L'idéal au point de vue de l'emploi des doses est de faire coïncider le lavage suivant avec une période de sécheresse du canal, de manière que l'écoulement blanc ne revienne pas. C'est dans ces conditions qu'on peut être à peu près sûr de réussir.

En se conformant exactement à ces indications, on arrive, au bout de 12 à 15 jours de traitement, à constater l'absence complète d'écoulement et à avoir des urines limpides dans le premier verre. On peut alors espacer les lavages de 48 heures et voir ce qu'il advient. Après quatre jours on fait ingérer de la bière au malade, et l'on injecte dans l'urèthre une petite quantité d'une solution de nitrate d'argent à 1 pour 1.000. Si l'écoulement ne reparaît pas, on peut regarder le malade comme guéri.

Pour terminer ce qui a trait au traitement abortif, nous répéterons, ce que nous disions au début, qu'il ne doit être entrepris que dans les premières 48 heures de la blennorragie, lorsqu'il n'existe pas de douleurs, ni en urinant ni au moment des érections. Passé ce temps on n'obtient que de mauvais résultats, — sinon des accidents, — dont les plus fréquemment observés sont l'urétrorragie, la cystite, Torchite, la prostatite et la rétention d'urine.

En dehors du traitement abortif, les grands lavages peuvent encore rendre des services dans la cure des blennorragies confirmées, mais seulement

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comme succédané des balsamiques employés autrefois. On commencera donc par faire un traitement antiphlogistique, puis, quand toute douleur en urinant ou pendant les érections aura disparu, on commencera les lavages au permanganate, faits à des intervalles de 24 heures et à des doses calculées, pour amener la réaction séreuse d ont nous avons parlé.

Au bout d'une douzaine de lavages, l'écoulement a presque toujours complètement disparu ^

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