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CHAPITRE 11 TRAITEMENT DES CORPS ÉTRANGERS DE LXRÈTHRE

SOMMAIRE

Nature voriable des corps étrangers. — Extraction par les voies naturelles (petits moyens : extraction des aiguilles, des épingles, pince à poussette, curette à bascule). — Taille uréthrale.

Le trailement des corps étrangers de Turètlire varie suivant leur siège et suivant leur nature.

Nature du corps étranger. — Klle est très variable. Autrefois cotait souvent un caU ul arrêté dans Turèthre à la suite d'une lithotritie à séances multiples : le calcul broyé, le malade devait en pisser les débris, et c'était souvent Tun d'eux qui s'arrêtait dans la traversée uréthrale. De nos jours cette variété de corps étrangers est rare parce (|ue Ton exécute la lithotritie en une seule séance; le broiement du calcul et l'aspiration de ses débris se font en deux temps qui se succèdent immédiatement. Cependant, on peut ei.corc observer un calcul urélhral chez un malade qui vient d'avoir une crise de coliques néphrétiques. La pierre est tombée dans la vessie, elle s'engage dans Turèthre et y demeure.

Plus souvent le corps étranger de l'urèthre a été introduit accidentellement. C'est un vieux prostatique peu soigneux qui se calhétérise avec une sonde altérée par l'usage ; un jour, le bout de son instrument se rompt et reste dans le canal. Quehiuefois c'est une portion de bougie de mauvaise qualité ()ui reste dans Turèthre. Le fait survient surtout quand on pratique le cathélérisnie à la suite, si Ton n'a pas pris la précaution de s'assurer que l'armature de la bougie est solidement fixée.

A côté de cette série de corps étrangers accidentellement introduits dans

TRAITF.MKNT DES r.OHPS KTRANGERS DE 1. mETIlRE

Tnstruments spéciaux. — ]U sonl iuMPssniios pour rexfrnction des corps (''•rnnpfprs pénions. pf^nn-^crolnnx on périn(^aiix.

a) Le corps «^trnnp^or esl-il réo^iilier? On prcinl une des nombreuses pinces

Fio. 98. — Pince h pouspelte de Collin.

construites pour enlever les corps étrangers intra-uréthraux (fig. 97 et 98). Quelle que soit la pince employée, il faut l'introduire fermée jusqu'à ce qu'elle ait pris le contact avec le corps étranger. Alors, et alors seulement, on rouvre. Cette précaution de n'ouvrir la pince que lorsqu'elle a atteint le corps étranger a pour but d'éviter de saisir entre les mors de Tinstrument un pli de muqueuse uréthrale, qui pourrait faire rideau devant le corps étran-

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FiG. CJ9. — La pince ouvorle, avant d'avoir pris contact avec le corps étranger, saisit en se refermant un pli de muqueuse.

Fk;. loo. — La pince commence par prendre le contact avec le corps étranger. S'ouvrant alors, elle écarte la muqueuse.

ger et être déchirée pendant les manœuvres d'extraction (fig. 99). On évite cet accident en n'ouvrant la pince qu'après avoir pris le contact avec le corps étranger; la muqueuse s'écarte alors, refoulée devant les mors qui s'ouvrent, on pince le corps étranger el rien que le corps étranger (fig. 100). Pour éviter sa fuite devant l'instrument, il est bon de prendre la précaution de le caler en arrière en pressant le canal derrière lui.

Fici. loi.— Curette h bascule.

Nous avons aussi à notre disposition un petit instrument, la curette à bascule, qui est parfois d'un grand secours (fig. 101). Elle est formée de deux Uges

EXTRACTION PAR I.KS VOIIIS NATinKIJ.ES

juxtaposées, dont lune poul ^lissiT sur raiilre. \,a tipfe mobile nrlionno, fpinn«l on la pousse, une petUe curette qui se redresse et fait saillie tï travers une bn<run delà tij?e fixe. L'instrument est introduit form*^ dans le canal, jusqu'au delà du corps étranger. Lorsque l'obstaoliî est drpassé, on Tait agir la lige mobile, ce qui

FiG. 102. — La curette accroche en revenant un pli de muqueuse.

Fici. io3. — Une bougie en cire cale le corps (Hranger conlro la cure tle et i^cnrle la muqueuse, qui ne peut être accrochée.

fait saillir la curette derrière lui ; en ramenant l'instrument, il extrait le corps étranger. Ici encore, une précaution s'impose : c'est de protéger la muqueuse,

Fio. 104.— La verge est pliée sur la pointe de l'épingle, qui perfore sa paroi inférieure. On va l'attirer à l'extérieur jusqu'à ce que sa tôte bute contre la paroi urélhrale. A ce moment on fera évoluer la pointe dans le sens de sa flèche, ce qui dirigera la léte ver» le méat.

qui pourrait être accrochée par la partie saillante de la curette lorqu'on la ramène i\ soi (fig. 102). Pour éviter cet accident, il suffit de suivre le conseil donné par Guyon, de prendre une bougie en cire et de caler avec elle, le corps

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